Plateformes de contenu web : on paie pour ce qu’on a !

Cette semaine, je laisse la place à Nathalie Ewert, rédactrice de l’excellent site www.redactio.fr. Elle nous donne son avis sur les plateformes de contenu web :

Welcome dans le monde (pas si) doré des plateformes de contenus ! Comme dans un supermarché, il y a de tout et à tous les prix, mais pour la qualité, mieux vaut s’adresser à un spécialiste.

 

Un rapport qualité/prix vraiment intéressant ?

Acheter un contenu sur une plateforme en ligne ne coûte vraiment pas cher, et c’est rien de le dire !

Sur Redactiweb par exemple, vous paierez au max 40€ pour un texte de 500 mots rédigé par un rédacteur 4 étoiles, chez Textbroker c’est encore moins cher (6,5 centimes le mot) : 32,50€ pour un texte top qualité de même longueur. A ce prix-là, on obtient un texte sans faute de grammaire ou d’orthographe, qu’on verrait bien sur Wikipédia par exemple.

Sinon, on peut payer moins cher encore : 6,50€ (oui, oui !) pour un texte rédigé avec des moufles, Bescherelle en option, avec une conception toute particulière de la syntaxe. Le client achète donc un texte qu’il devra corriger ! Mais bon, la plateforme le prévient : le texte « peut contenir des fautes dans l’orthographe, la grammaire et/ou l’expression ». Ouf !

Ceci dit, êtes-vous sûr(e) que ce qui est écrit dans votre contenu est juste ? Que les sources sont bonnes, que les infos ont été validées ? Mieux vaut, en plus des corrections orthographe/grammaire, vérifier qu’il n’y a pas d’erreur de sens, que le vocabulaire utilisé est conforme à celui de votre secteur d’activité… bref vous allez en mettre du temps à relire et à corriger et au final, le tarif de votre contenu ne sera plus si compétitif.

Mais il n’y a pas que le tarif…

 

Les rédacteurs sont-ils formés et expérimentés ?

Les rédacteurs sont évalués par la plateforme sur des critères plus ou moins obscurs pour déterminer leur coût. Ils peuvent ensuite être notés par les clients, et là, bonjour la subjectivité !

Je suis sûre qu’il y a de très bons rédacteurs freelances qui ont choisi de bosser sur ces plateformes afin de s’assurer un (petit) revenu et/ou des commandes régulières. Mais en ce qui concerne les autres… Eh bien on ne sait pas toujours si ils ou elles ont bien les acquis nécessaires, la formation ad hoc, etc…Tout le monde pense savoir écrire, cela a l’air simple et naturel (pas comme coder en HTML par exemple).

Justement : le travail du rédacteur ne consiste pas seulement à écrire. Et c’est bien là que le bât blesse. « Pondre » du contenu à ce coût-là, en grande quantité, sur des sujets hyper variés ne permet pas une bonne prise de connaissance des besoins du client, du contexte de la rédaction, des objectifs (SEO, communication…) de la stratégie de contenu, bref de tout ce qui fait que le boulot d’un rédacteur web a un sens. Et cela a un coût, en heures, et en budget bien sûr.

 

En conclusion, avec les plateformes de contenus, le rapport qualité/prix est souvent médiocre, et surtout, il manque ce qui fait l’essence même du travail du rédacteur web : la gestion de projet et la relation client.

Le contenu dupliqué : c’est quoi et comment l’éviter ?

Le contenu dupliqué est le pire ennemi des rédacteurs web et des référenceurs. C’est ce genre de pratique qui peut faire s’écrouler votre belle stratégie de référencement en un instant. Qu’il soit intentionnel (ce qui serait vraiment stupide) ou non, je vais vous aider à reconnaître du contenu dupliqué pour éviter de tomber dans le piège (ou la facilité pour les plus feignants).

Car oui, il est rare de faire du contenu dupliqué par inadvertance (en termes rédactionnel j’entends). Tout comme le plagiat, le contenu dupliqué est grave et doit être combattu.

 

Le contenu dupliqué : c’est quoi ?

Tout le monde parle de contenu dupliqué ou de duplicate content (pour les plus anglophiles) mais savez-vous vraiment ce que c’est ?

Bon, c’est vrai que le nom parle de lui-même : un contenu dupliqué, c’est un contenu qui a été dupliqué. Donc copié. Facile. Pourtant, savez-vous comment reconnaître un contenu dupliqué et quels sont les risques que vous encourez si votre site contient des contenus dupliqués ? Ah là, c’est déjà plus difficile !

 

Différentes formes de contenus dupliqués

Dans les faits, un contenu dupliqué peut prendre plusieurs formes. Le plus connu étant sa forme rédactionnelle. Et ça c’est vraiment moche. Car, comme on a tous appris à l’école : il est interdit de copier sur son voisin. Sur internet (et dans la vie aussi d’ailleurs), c’est pareil. Si vous trouvez du contenu intéressant et que vous souhaitez en parler sur votre site, il vous faudra le reformuler à votre manière ou faire un lien vers ce contenu. Interdiction de copier/coller tout contenu qui n’a pas été écrit par vous. Attention donc à vos fiches produits si vous avez une boutique en ligne. Peut-être avez-vous une boutique sur des plateformes de marché en ligne ? Il vous faudra alors créer un texte unique pour chacun de vos produits, sur chaque site où ils sont présents. Long et contraignant ? Oui, c’est clair. Mais c’est comme ça, on ne peut pas faire autrement. De plus, évitez de reprendre telles quelles les fiches produits de vos fournisseurs. C’est une très mauvaise idée.

Bon ça, c’était pour les contenus dupliqués les plus faciles à identifier. Mais savez-vous qu’il est possible d’avoir du contenu dupliqué seulement à cause de votre nom de domaine ? Ainsi, si vous avez plusieurs noms de domaines avec www. et sans www. ou avec http:// et https://, comme ces adresses ont la même page de destination, ce sera vu comme du contenu dupliqué.

Attention donc à vos URLs. Une URL doit correspondre à une page unique, et seulement une. Revenons encore une fois aux sites d’e-commerce : vous avez sûrement plusieurs catégories qui référencent le même produit ? Si plusieurs catégories mènent à un même produit, vous aurez du contenu dupliqué.

Par exemple : www.votresite.fr/categorie1/produitX et www.votresite.fr/categorie2/produitX ont la même page de destination mais deux URLs différentes. Résultat : contenu dupliqué.

Vérifiez aussi le contenu de vos balises title et meta-description. En plus d’être importantes pour votre stratégie SEO, elles peuvent engendrer du contenu dupliqué si vous n’y faites pas attention. Tout contenu renseigné dans ces balises doit être unique.

Il existe d’autres façons de générer du contenu dupliqué. Voici un excellent lien qui vous explique tout très simplement : http://www.webrankinfo.com/dossiers/debutants/erreurs-duplicate-content.

 

Quels sont les risques liés au contenu dupliqué ?

Pourquoi a-t-on si peur du contenu dupliqué ? Pour la simple et bonne raison que si on se fait choper par les moteurs de recherche (et on se fait toujours prendre), on recevra une punition aussi sévère qu’immédiate. Ici, pas d’avertissement nous disant « attention, vous avez du contenu dupliqué mais on laisse passer pour cette fois ». Non, la sentence est instantanée.

Cela peut être une baisse du positionnement de la page incriminée au début puis de votre site en entier voire même une désindexation de votre site pure et simple. Où comment voir tout son travail s’envoler en un instant. Et là, croyez-moi, ça fait mal. D’où l’intérêt de surveiller de très près vos éventuels contenus dupliqués.

Alors, comment éviter cette sentence cruelle ?

 

Astuces pour éviter le contenu dupliqué

La première chose à faire pour éviter le contenu dupliqué est évidemment de proposer un contenu unique et original sur votre site. Si vous ne connaissez pas bien votre sujet et que vous devez écrire un article, avant d’aller voir ce que font les voisins, prenez le temps de vous pencher sur votre sujet. Imaginez votre plan tout seul. Une fois cette étape effectuée, allez vous inspirer des autres sites. Je dis « vous inspirer », pas recopier bêtement. Si vous travaillez sur un sujet hyper technique, reformulez.

Ceci vaut pour la partie rédactionnelle. Concernant la partie technique de votre site, vous avez différentes solutions :

  • Utiliser un nom de domaine par défaut (pour éviter la multiplication des noms de domaine).
  • Utiliser la redirection 301 ou la balise canonique pour indiquer aux moteurs de recherches la page originale et les autres.
  • Utiliser la balise NoIndex et la balise NoFollow pour indiquer aux moteurs de recherches que vous ne voulez pas indexer une page ou un ensemble de pages.

 

Comment déceler et travailler facilement sur votre contenu dupliqué ?

Vous ne savez pas par où commencer pour partir à la chasse des contenus dupliqués ? Voici quelques outils gratuits qui vont vous aider :

A noter : ce sont des outils gratuits. Donc, pas totalement fiables. Le mieux pour travailler votre contenu dupliqué et de vérifier tout votre contenu à la main en utilisant Google Webmasters Tools. C’est bien plus efficace.

 

Maintenant que vous savez tout du contenu dupliqué, au boulot ! Si vous avez déjà eu affaire à ce type de problème, commencez par utiliser les outils que je vous ai fournis pour retravailler vos contenus dupliqués. Sinon, faites attention en rédigeant ou en faisant rédiger. Notamment en faisant appel à des agences offshores ou des rédacteurs non confirmés.

Et si vraiment vous avez du mal, faites appel à un professionnel qui saura vous conseiller. Ce travail vaut clairement la peine que vous vous y investissiez un minimum.

A quelle heure publier un article ?

A quelle heure publier un article ? C’est une question intéressante qui revient constamment. En effet, nos murs Facebook et nos timelines Twitter sont envahis de publications. Ainsi, pour sortir de la masse, il est nécessaire de se demander : quel est le meilleur moment pour publier mon super article ?

 

Avant tout : quels sont vos objectifs ?

Mais avant de rentrer directement dans le vif du sujet (en fait, nous y sommes mais j’aime bien mettre un peu de suspense), posez-vous une simple question : quel est l’utilité de mon article ?

Est-ce que je veux qu’il soit juste lu ? Est-ce que je veux qu’il soit partagé ? Est-ce que je veux qu’il soit commenté ?

En langage marketing, nous parlons de visibilité (nombre d’impressions), d’engagement (partages ou commentaires) et de nombre de visiteurs/clics (nombre de personnes qui viennent vous rendre visite).

De la réponse à ces questions découlera l’heure de publication. Sans oublier qu’en plus de la publication de votre article sur votre site (une donnée seulement importante pour les gros sites ayant déjà un certain poids dans leur secteur), vous allez aussi sûrement partager votre article sur vos différents réseaux sociaux.

 

 

Apprenez à connaitre votre communauté.

Vous trouvez sur de nombreux sites :

  • Les statistiques ont montré qu’il valait mieux poster sur Facebook à telle heure.
  • Sur Twitter, vous devez poster entre Xh et Xh.
  • Pour être visible, il vaut mieux poster à Xh le matin et Xh le soir.

Merci pour ces informations, c’est sympa. Mais non merci en fait. Pourquoi ? Parce que ce type d’informations est sympa pour briller en soirée mais ne vous aidera pas à vous rendre plus visible. Pour la simple et bonne raison qu’elles se basent sur des statistiques générales.

En fait, pour être efficace, plutôt qu’une information généraliste basée sur des études statistiques (intéressantes, soit dit en passant), intéressez-vous à vos clients et lecteurs. Mettez-vous à leur place et demandez-vous « à quelle heure j’ai plus de chances de venir sur les réseaux sociaux » ?

Par exemple, si vous voulez cibler des enfants, le week-end ou le mercredi après-midi semblent un bon créneau horaire. Si vous travaillez dans un milieu BtoB, essayez plutôt les heures de bureau. Si vous êtes dans le secteur du loisir, optez pour le soir, après le travail, ou en fin de journée, au moment où les personnes intéressées auront envie de se vider la tête.

Bref, plutôt que de vous reposer sur des statistiques, apprenez à connaitre vos cibles.

 

Tester, tester et encore tester.

Nous arrivons à la phase la plus intéressante (et la plus longue) : le test.

En effet, que vous connaissiez précisément les habitudes de vos cibles ou non, vous n’allez pas y échapper. C’est d’ailleurs la base de toute stratégie marketing : on démarre d’une hypothèse, on teste, on observe les résultats et on affine en fonction.

Ainsi, pour savoir à quel moment de la journée et de la semaine il faut poster votre article, faites des tests. Mettez-vous à la place d’une personne type (on appelle cette phase la définition des personas en marketing). Imaginez-lui une vie aussi réaliste que possible (vous avez déjà joué aux Sims ? C’est pareil !) et voyez à quel moment il pourrait venir lire votre article, le commenter et le partager. Vous avez créé une hypothèse.

Maintenant, il faut vérifier cette hypothèse. Pour cela, je vous conseille tout simplement de poster votre article à une heure qui vous parait intéressante. Etudiez les résultats. Faites ensuite un autre test à une heure différente. Etudiez de nouveau les résultats et, enfin, comparez-les.

Par exemple, imaginons que dans votre hypothèse, Mr. Machin (ou Mme : ne soyons pas misogyne) aura plus de chances de voir votre publication le lundi matin à 8h ou le lundi soir à 18h. Testez les deux et voyez la différence. C’est pareil si vous hésitez entre deux jours de la semaine. Ainsi, au fur et à mesure, vous saurez exactement le jour et l’heure exacte pour publier un article long ou une brève.

 

Une infographie pour résumer le tout.

Allez, parce que je suis sympa, je vous partage tout de même une infographie intéressante (datée de 2015) qui parle de la publication sur les réseaux sociaux.

Le lien : http://www.quicksprout.com/2015/01/02/what-are-the-best-times-to-post-on-social-media/

C’est en anglais mais, pour vous faciliter la vie, voici les principales informations à retenir :

Facebook :

  • Il faut poster le jeudi et le vendredi.
  • A 13h, vous aurez plus de partages.
  • A 15h, vous aurez plus de clicks.
  • Il est aussi possible de publier entre 19h du soir et 9h du matin.

Twitter :

  • Vous êtes en BtoB : publiez la semaine.
  • Vous êtes en BtoC : publiez le mercredi et le week-end.
  • A 12h et 18h, vous aurez plus de clicks
  • A 17h, vous aurez plus de retweets.

LinkedIn :

  • Il faut publier le mardi, le mercredi et le jeudi durant les heures de bureau.
  • Il faut poster entre 10h et 11h le jeudi pour avoir le plus de clicks et de partages (données AddThis).
  • Le meilleur moment pour publier est entre 7h et 8h et 17h et 18h (données Fannit).

Pinterest :

  • Il vaut mieux publier le samedi à 9h.
  • Fannit rajoute la plage horaire entre 2h et 4h du matin.
  • Pour 10Alike, c’est entre 14h et 16h et 20h et 1h qu’il faut publier.
  • Si vous êtes dans la mode ou le prêt-à-porter, publiez le vendredi à 15h.

Instagram :

  • L’engagement est constant durant la semaine avec un léger pic le lundi et une légère baisse le dimanche.
  • Il vaut mieux publier hors des heures de travail.

Google + :

  • Tous les jours de la semaine sauf le week-end.
  • Il est préférable de publier entre 9h et 11h.
  • Il y’a un meilleur engagement le mercredi à 9h le matin.

 

Conclusion

Maintenant que vous avez les statistiques de 2015, vous pouvez commencer à faire vos tests en partant déjà de ces hypothèses.

Retenez juste une chose : ceci vaut en règle générale. Prenez-le comme une indication et non une vérité absolue. Le meilleur moment pour publier vos articles, c’est évidemment au moment où vos clients et lecteurs seront le plus à même de faire ce que vous voulez qu’ils fassent.

Quelle longueur pour votre article de blog ?

Depuis un moment, un grand débat divise les rédacteurs de contenus : celui de la longueur des articles de blog. Faut-il privilégier les articles de blogs courts et incisifs ou les articles plus longs et pointus ?

La réponse est finalement bien plus complexe qu’il n’y parait. Chaque type d’article possède, en effet, ses points forts et ses points faibles.

Mais alors, quelle longueur votre article de blog doit-il faire pour être efficace ?

 

La publication d’articles longs

On appelle article long un contenu qui fait plus de 800 mots (c’est une estimation, ne chipotons pas sur quelques dizaines).

 

Les points forts des longs contenus

Les articles longs sont, en règle générale, complets et exhaustifs. Ils étudient en profondeur le thème traité. Ils vous permettent de vous placer directement comme le spécialiste capable de répondre aux questions de vos lecteurs et prospects. Ce qui est plutôt valorisant, n’est ce pas ?

Ainsi, la production régulière d’articles longs fidélise indirectement vos lecteurs. Ce type de contenu est d’ailleurs très apprécié des entreprises qui souhaitent valoriser leur image et expertise. Cela afin de pouvoir faire autorité sur un sujet précis.

Aussi, il est intéressant de noter que les moteurs de recherche valorisent de plus en plus les contenus riches dans leurs résultats. Il est donc admis que les contenus longs entraînent une meilleure visibilité à long terme.

 

Les points faibles des longs contenus

Le principal inconvénient d’un contenu long, c’est avant tout le temps pris pour le rédiger. C’est une réalité : publier un contenu long demande un véritable travail de recherche et d’écriture. Et ceux qui disent le contraire sont des menteurs.

A titre personnel, pour rédiger mes articles, il me faut plusieurs heures. Je commence par le choix du sujet et des mots-clés. Puis, je me lance dans la recherche d’informations et j’en profite pour dénicher une image qui illustrera mon propos. Ensuite, je réfléchis au plan et à la manière dont je vais traiter mon sujet. Une fois ceci effectué, je vais écrire mon texte en une fois sans tenir compte des coquilles, des phrases mal-dites ou peu claires. Ensuite, plusieurs relectures me permettront de peaufiner mon texte avant la publication finale. Il se passe donc plusieurs jours entre le choix du sujet et la publication de mon texte. Cela me parait nécessaire pour vous proposer (je l’espère) un texte de qualité.

Ainsi, vous l’avez compris, rédiger un bon texte nécessite du temps ou de l’argent. Surtout en sachant qu’une publication par semaine est un minimum pour être efficace en SEO.

 

La publication d’articles courts

A contrario des articles longs se situent les articles courts. Par article court, j’entends ceux qui font moins de 150 mots.

 

Les points forts des contenus courts

Les contenus courts sont surtout utilisés pour les fiches produits des sites e-commerce ou pour réagir rapidement à l’actualité. De ce fait, ils sont très prisés des sites de médias qui peuvent produire rapidement des contenus limités au strict essentiel en lien avec un événement spécial.

A noter : ils sont généralement bien plus viraux que les contenus les plus longs. En effet, parce qu’ils peuvent être parcourus rapidement, ils sont particulièrement adaptés aux formats tablettes et mobiles, aux réseaux sociaux et à la lecture pendant la pause ou dans les transports en commun. Il suffit ensuite d’un premier partage et d’une réaction en chaîne pour que votre article parcoure la toile à vitesse grand V.

De plus, ils sont plus rapides à produire que les contenus longs. Et si vous souhaitez les faire rédiger par une autre personne, ils coûtent logiquement moins chers. Pour autant, le fait qu’ils soient courts ne veut pas dire qu’ils sont plus simples à écrire.

 

Les points faibles des contenus courts

En contrepartie de leurs nombreuses qualités, les contenus courts sont moins intéressants pour votre stratégie de référencement naturel. Je vais me répéter en disant que les moteurs de recherche privilégient les contenus les plus longs. Ainsi, sauf si vous êtes un site déjà reconnu, produire du contenu court sera bien moins efficace pour votre stratégie SEO que la production d’articles longs.

De plus, un article court doit adopter un style incisif et aller directement à l’essentiel. Vous n’avez pas le temps de vous intéresser au sujet que vous traitez. Taillez dans le vif afin de publier le plus rapidement possible. Et pensez aussi au titre. L’objectif d’un billet court est d’intéresser tout de suite le lecteur zappeur.

 

Contenus courts ou contenus longs ?

Plutôt que de privilégier des contenus courts ou des contenus longs, je vous conseille d’utiliser les deux.

Vous avez un blog ? Publiez toutes les semaines un article long sur un sujet que vous avez étudié et travaillé à fond. Donnez à manger à vos lecteurs les plus fidèles en leur proposant un texte riche et profond.

En complément, proposez le même texte, résumé en une phrase ou deux, sur les réseaux sociaux et profitez-en pour interagir sur un fait récent en quelques phrases. Cela pour attirer de nouveaux visiteurs.

Par contre, évitez à tout prix les contenus « hybrides ». Ces contenus ni courts (donc perdant leur côté incisif et puissant) ni longs (donc pas assez approfondis) ne sont lus ni par les internautes zappeurs ni par les personnes cherchant à s’informer précisément sur un sujet précis. Si vous sentez qu’il reste des choses à dire, dites-les. Si, au contraire, vous ne trouvez aucune information pour votre article, faites-en une brève.

Attention, n’allez pas jusqu’à vous sentir obligé de compter précisément vos mots. Meubler pour arriver à produire un texte long est la pire chose à faire. Si vous n’avez plus rien à écrire et que vous avez épuisé toutes les sources pertinentes sur le sujet, votre texte est fini. Peut-être pourrez-vous y revenir plus tard pour le peaufiner ?

Car oui, le propre de l’article de fond, c’est justement sa longévité. Contrairement à l’article court, plus éphémère, vous aurez sans doute à revenir sur vos articles longs de temps en temps.

Vous aimez le vin ? Comme j’aime les comparaisons, j’aime me dire qu’un contenu long, c’est comme une bouteille de vin que vous achetez dans le but de la faire vieillir afin de lui faire prendre de la valeur avec le temps. Un texte court, c’est pour déguster immédiatement.