À quoi sert un(e) secrétaire de rédaction ?

Aujourd’hui, j’accueille sur ce blog Véronique Tran Vinh, secrétaire de rédaction. Parce que j’avoue que je connais mal cette profession, je lui ai demandé de nous expliquer ce qui différencie le/la secrétaire de rédaction du rédacteur web.

Je la remercie donc d’avoir répondu à ma demande et lui laisse le soin de nous parler de son métier :

 

Mettre en forme l’information est la fonction essentielle du secrétaire de rédaction (SR), quel que soit le média (print ou web). Le métier de secrétaire de rédaction est historiquement issu de la presse, mais il est présent également aujourd’hui dans les agences de communication éditoriale, qui possèdent des pôles contenus importants (publication de journaux internes, de magazines clients, de rapports d’activité, etc.).

Les tâches du secrétaire de rédaction sont à géométrie variable selon le secteur (presse ou communication) et le type de presse (magazine, quotidienne ou en ligne), mais il y a au moins un point commun : la relecture sur le fond et sur la forme. Le secrétaire de rédaction travaille avec le ou les rédacteurs du support, mais il est également en lien avec tous ceux qui réalisent le support (le graphiste ou maquettiste, l’iconographe en charge des illustrations ou photos, etc.) Il a donc une fonction centrale dans l’élaboration d’une publication.

 

Pourquoi un secrétaire de rédaction, en plus du rédacteur ?

L’editing est le travail qui consiste à mettre en avant les informations essentielles pour le lecteur à travers la « titraille » (titre, chapô, inters, légendes, etc.) et à veiller à la clarté de tous les éléments de circulation dans la page (rubriquage, encadrés, relances, etc.). Le rédacteur étant trop concerné par son article, il faut, pour s’assurer d’un bon editing, un acteur neutre qui apporte un regard critique sur le texte.

Le SR a donc un rôle complémentaire à celui du rédacteur et doit être force de proposition par rapport à celui-ci. Le dialogue entre rédacteur et secrétaire de rédaction est primordial pour respecter le sens voulu par le premier et améliorer la compréhension du texte si nécessaire.

 

La spécificité du secrétaire de rédaction dans le web

La presse en ligne étant encore relativement « jeune », il n’existe pas d’organisation type… D’autant que bien des sites se passent purement et simplement de secrétaire de rédaction, ce qui saute aux yeux quand on voit leur qualité rédactionnelle !

Globalement, on peut dire que, dans le web, le travail du secrétaire de rédaction va se rapprocher de celui d’un éditeur.

Le travail classique de relecture

C’est le même travail que celui d’un secrétaire de rédaction « print ». Le secrétaire de rédaction doit veiller à l’orthographe, à la grammaire, à la cohérence des informations diffusées, ainsi qu’à la clarté et à la fluidité du texte (propositions de reformulation en cas de répétitions ou de lourdeurs).

En général, une première lecture est effectuée sur la copie brute (rédigée par le rédacteur ou journaliste) et permet de porter ses efforts sur le fond du texte (exactitude et cohérence des informations et des éléments contextuels) tout en éliminant les fautes d’orthographe.

Après mise en page par le maquettiste, la copie revient au secrétaire de rédaction pour une deuxième lecture. Cela permet de procéder à de nouvelles corrections et surtout, de faire l’editing du texte.

L’adaptation du contenu imprimé à l’écran

Notamment quand il s’agit de sites dérivés de journaux écrits.

Particularités de l’éditing web :

  • La titraille doit être plus rigoureuse que pour le print : elle doit être comprise immédiatement (ce qui exclut souvent l’humour au deuxième degré !) sans l’environnement de la mise en page.
  • Le rapport image-texte doit être encore plus méticuleux, car chaque élément peut se trouver disjoint au moment de la lecture.
  • Contrairement au print, l’attention portée à la présentation de la copie (bonne coupe de mots, pas de lignes creuses, etc.) sera moins grande, la mise en ligne étant souvent effectuée par une autre personne que le secrétaire de rédaction web et la gestion de ces éléments dépendant de l’éditeur de contenus utilisé.

L’editing de la page et la mise en valeur de tous ses éléments

Cela concerne la page visible à l’écran, mais également tous les liens que les lecteurs sont invités à utiliser : vers les archives, vers d’autres sites ou blogs, etc.

Le secrétaire de rédaction web doit éditer, non seulement des textes (Front page editor), mais aussi des images et des sons. Dans l’idéal, il doit donc travailler sur les premiers niveaux de lecture, mais aussi de vision et d’écoute.

Pour rédiger cet article, je me suis appuyée sur l’excellent livre de Louis Guéry et Stéphane Lutz-Sorg : Le secrétariat de rédaction, Victoires Éditions.

Comment mettre en place une stratégie SEO pour votre blog professionnel ?

Il y’a quelques temps, Thomas du blog leportagesalarial.fr m’a demandé s’il pouvait écrire un mot sur mon blog. Parce qu’il m’a paru sympa et que je refuse rarement ce type de requête, j’ai accepté avec plaisir.

Je lui laisse donc nous parler de sa vision de la stratégie SEO pour un blog professionnel :

 

Le blog est un outil incontournable à tout consultant qui souhaite augmenter sa visibilité auprès de sa cible. Toutefois, il devra, lui-même, être visible. Ce qui nécessite la mise en place d’une stratégie SEO, en respectant les étapes suivantes.

 

Tirer profit du Netlinking

Bien que bon nombre de « professionnels » pensent le contraire, le Netlinking constitue toujours une technique de référencement efficace. Il consiste, comme son nom l’indique, à travailler sur les liens pour augmenter la visibilité d’un blog. Cette technique est plus efficace si elle est associée à l’échange d’articles ou de liens avec des partenaires travaillant sur le même thématique. Il faut aussi faire en sorte que ces liens puissent inclure les mots-clés correspondant à son activité.

Il est important de le préciser, Google sanctionne les dérives dans le recours au Netlinking. En effet, certains professionnels n’hésitent pas à inclure dans leurs contenus, des liens qui n’ont aucun trait commun avec le sujet traité.

 

Créer des contenus pertinents et optimisés

Un blog ne sert à rien si l’on n’y propose pas régulièrement de nouveaux contenus. Ces derniers devront toutefois répondre à divers critères pour être visibles par la cible du consultant. Le premier critère est l’existence de mots-clés pertinents, c’est-à-dire correspondant aux termes les plus utilisés par les clients potentiels pour effectuer des recherches sur l’activité, dans les moteurs. Il faut notamment miser sur les mots-clés ciblés.

Les contenus doivent également être vivants. Ainsi, le consultant devra éviter de présenter à chaque fois un bloc de texte non accompagné d’illustrations. Le mieux est d’afficher, en plus d’un texte bien structuré, des photos et/ou des vidéos, entre autres.

Enfin, les contenus devront être de qualité. Ce qui implique à la fois de l’originalité et une richesse d’informations.

 

Contribuer

Google, pour déterminer la position d’un site, se réfère aussi à ce que l’on appelle les backlinks, c’est-à-dire les liens pointant vers le blog du consultant. Pour avoir ces liens, ce dernier devra répondre à un mot d’ordre « contribuer ». Il est ainsi nécessaire de rédiger et de publier sur un autre blog en prenant soin, bien sûr, de mettre dans chaque texte des liens redirigeant vers ces pages. On peut aussi participer à des forums acceptant des commentaires en dofollow, tout en y insérant ces liens. Il faut toutefois s’assurer que la promotion de sites soit autorisée sur un forum avant d’y publier.

 

Nous retrouverons prochainement Thomas dans un nouvel article sur le portage salarial (qui est un sujet qui m’intéresse aussi). En attendant, je le remercie de nous avoir partager sa vision de la stratégie SEO à travers ces 3 points importants.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Pourquoi vous êtes obligé de réfléchir à la ligne éditoriale de votre blog ?

En discutant avec une de mes clientes (je sais qu’elle me lit donc elle se reconnaitra :)), je me suis aperçu que la mise en place d’une ligne éditoriale pour un blog n’est pas forcément une évidence pour tout le monde.

Qu’on soit un gros site, déjà en place depuis longtemps, ou un petit site en construction, il arrive souvent que l’on ait du mal à prendre du recul vis-à-vis de sa production de textes et de sa stratégie de content marketing.

Si vous êtes dans ce cas, cet article s’adresse à vous.

 

La ligne éditoriale d’un blog : qu’est-ce que c’est ?

Très simplement : la ligne éditoriale d’un blog, c’est ce qui définit le marketing de contenu (brand marketing en anglais) de votre blog. Je pourrais m’arrêter là et vous laisser réfléchir à cette phrase. Mais je suis sympa et je vais donc m’expliquer.

 

La ligne éditoriale d’un blog dans le fond.

Quand vous créez votre site, vous connaissez sûrement déjà votre thématique principale. Par exemple, imaginons que vous vendez des stylos. Si vous vous mettez à vendre du parfum, il y’a un problème (BIC s’y est essayé : l’échec fut total). Pourquoi ? Parce que vos clients ne vont pas comprendre. Les parfums et les stylos sont deux produits appartenant à des domaines complètement différents.

Pour le blogging, c’est pareil. Vous avez un blog de cuisine ou un blog de mode : sur le premier, vous n’allez pas parler de mode, sur le second, vous n’allez pas parler de cuisine. Ce serait un non-sens total. Si ce sont vos deux passions, créez deux blogs différents avec une production de contenus et une stratégie d’inbound marketing différente pour chacun d’eux.

Ainsi, vous comprenez que la ligne éditoriale de votre blog vous permet de définir et délimiter votre thème principal et toutes les thématiques associées, afin d’éviter le hors-sujet.

 

La ligne éditoriale d’un blog dans la forme.

Une fois que vous savez de quoi vous allez parler, interrogez-vous sur votre capacité de rédaction et vos connaissances en storytelling. Tenir un blog est une activité chronophage (que l’on soit professionnel ou simple passionné). Ainsi, tout en prenant en considérant l’objectif de votre marketing de contenu, interrogez-vous sur vos ressources personnelles ou celles de votre entreprise. Publier 1 texte par jour c’est excellent ; mais êtes-vous capable de tenir la distance ?

Pensez aussi à votre cible et le ton de votre blog. Ce sont des questions importantes qui vont définir votre style éditorial (donc votre valeur ajoutée). Chaque site possède son propre style et ton, en lien avec la cible qu’il souhaite toucher. Et cela est défini par la ligne éditoriale, qui est une étape importante de la mise en œuvre de vos stratégies de e-marketing et e-reputation.

 

7 raisons de mettre en place une ligne éditoriale pour votre blog.

Avant de passer au concret, je vous propose 7 raisons de mettre en place une ligne éditoriale :

  • Une ligne éditoriale permet d’éviter de vous éparpiller sur des sujets sans rapport avec votre thématique.
  • Une ligne éditoriale permet de travailler en équipe plus facilement. Chacun sait précisément ce qu’il doit faire.
  • Passer un peu de temps à mettre en place une ligne éditoriale vous évitera de nombreuses heures de réunions futures.
  • Une bonne ligne éditoriale (et une publication régulière) augmente le taux de fidélisation de vos lecteurs.
  • Et surtout : une bonne ligne éditoriale vous place comme un référent (voire un influenceur) dans votre domaine. Encore faut-il écrire de bons articles évidemment.

La ligne éditoriale d’un blog : comment la mettre en place ?

Bon, la théorie, c’est fait. Maintenant, passons à la pratique. Je vous propose différentes étapes et bonnes pratiques pour mettre en place votre ligne éditoriale.

 

1re étape : connaitre votre sujet.

Certains experts de la création de contenu commencent par l’objectif. Pour ma part, avant tout, je pense qu’il faut définir clairement votre thématique principale et tous les thèmes sous-jacents que vous souhaitez aborder.

Pour mon blog, par exemple, je souhaitais écrire sur mon expérience de rédacteur web freelance. En y réfléchissant bien, je me suis donc dit qu’il serait pertinent de parler aussi de SEO et webmarketing (avec toujours la rédaction web comme ligne de mire), mais aussi d’entrepreneuriat en évoquant les problématiques liées au statut de freelance.

 

2e étape : identifier vos cibles.

Vous avez délimité votre sujet, très bien. Il est maintenant temps de vous interroger sur vos cibles. Vous allez, en effet, écrire différemment si vous vous adressez à des professionnels ou à des enfants. Dans le second cas, il peut être possible de tutoyer votre lectorat. Dans le premier, le vouvoiement reste de mise.

Vous comprenez donc qu’il est important pour votre communication digitale de réfléchir aux personnes que vous souhaitez cibler (n’hésitez pas à imaginer des personas marketing pour cela).

 

3e étape : définir vos objectifs.

Passons à l’étape la plus importante : la définition des objectifs de votre projet web. Un blog, c’est comme tout : sans objectif, vous n’irez pas loin. Est-ce que vous voulez écrire pour vous faire plaisir ? Est-ce que vous voulez vous faire connaitre ? Est-ce que vous voulez monétiser votre blog ?

En fonction de vos objectifs, les moyens mis en œuvre seront évidemment différents. Un blog pour le fun peut se permettre d’avoir une publication erratique. Pour un blog professionnel avec des objectifs de rentabilité, c’est plus compliqué. Surtout si celui-ci est un pilier de votre communication web.

 

4e étape : quelles sont les ressources dont vous disposez ?

Parce qu’un blog nécessite un travail régulier et constant, il est important de vous questionner sur vos motivations et votre capacité à assurer la rédaction de vos différents articles.

Évidemment, si vous êtes seul et que vous n’avez pas envie de payer un rédacteur professionnel, expert en marketing digital, il va être difficile de produire un article par jour (curation de contenu mise à part). Par contre, si vous avez une équipe rédactionnelle en soutien (avec un social média manager/Community Manager et un chef de projet web, soyons fou) et un gros budget, vous pouvez vous y mettre à fond en publiant énormément d’articles.

 

5e étape : mise en place d’un calendrier de publication.

Je vous ai parlé de régularité et de constance. Rien de tel qu’un calendrier de publication pour vous aider à conserver votre rythme. Vous vous devez, en effet, de donner un rendez-vous à vos lecteurs.

Définissez un jour de publication et une heure précise. Pensez aussi aux réseaux sociaux qui sont une source de trafic intéressante à ne pas négliger.

 

6e étape (optionnelle) : définir qui fait quoi.

Évidemment, cette étape ne concerne que les personnes qui travaillent en équipe. Afin de ne pas empiéter sur les territoires de vos collègues, il est important de bien définir les tâches de chacun.

Par exemple : X écrira les textes. Y les relira et les fournira à Z qui les validera. B les publiera tandis que C pourra, pour finir, s’occuper du community management (réseaux sociaux et commentaires sur le site).

A vous de voir en fonction de votre force de travail.

 

7e étape : vous interroger sur les règles rédactionnelles additionnelles.

Pour terminer, n’oubliez pas les règles additionnelles liées à la rédaction de vos textes. Cela peut-être le ton employé (fun, didactique, professionnel, etc.), la mise en forme (police, taille des caractères), la longueur des textes, la présence d’images, la hiérarchisation des titres et sous-titres ou encore le SEO.

 

Véritable cahier des charges, une ligne éditoriale est une étape obligatoire si vous vous lancez dans une stratégie de création de contenus. Si vous travaillez seul, vous n’avez pas besoin de la formaliser (bien que cela puisse aider pour tenir le cap). Par contre, quand vous travaillez en groupe (surtout dans les grosses entreprises), il devient nécessaire d’écrire une ligne éditoriale concrète et précise. Cela pour vous éviter de perdre du temps en allers-retours et surtout pour favoriser un bon climat entre les différentes équipes en charge de la production d’articles.

Pourquoi il est indispensable de réfléchir à des personas en marketing de contenu ?

Les personas en marketing sont des concepts en vogue. En effet, avec l’émergence du marketing de contenu et de l’expérience utilisateur (les pros parlent de « storytelling »), il est devenu indispensable de personnifier vos clients et utilisateurs pour mieux vendre.

Personnellement, il a fallu me convaincre du bien-fondé de cette pratique pour ma production de contenus. Pourtant, il est vrai qu’elle nous permet, à nous rédacteurs et experts en marketing digital, de nous aider à écrire (ou faire écrire) des textes efficaces et percutants.

Pourquoi et comment ? Focus sur ces fameux personas marketing.

 

Les personas marketing : qu’est-ce que c’est ?

Ce qui est marrant en marketing internet et stratégie web, c’est qu’on en finit plus de nous fournir des concepts fumeux. Pour les personnes qui voient ça de l’extérieur, cela peut même sembler un peu bullshit (qui est un terme très marketing aussi d’ailleurs). À vrai dire, c’était aussi mon avis au début.

En deux mots, les personas marketing, ce sont des portraits de clients potentiels ou actuels que vous imaginez et que vous placez dans un coin de votre tête (si vous avez de la mémoire) ou dans un dossier informatique sur votre ordinateur.

Peu importe que vous vendiez des produits ou des services, il est possible de mettre en place différents personas marketing pour tous les secteurs et tous les domaines professionnels (B To B ou B To C).

 

Pourquoi il est indispensable de créer des personas marketing ?

Là, vous vous dites : « OK c’est bien marrant de créer des portraits de personnes, mais à quoi ça sert ? » Ne vous inquiétez pas, je me suis posé la même question.

Définir des personas marketing sert tout simplement à vous mettre dans la peau des utilisateurs de votre site ou du site pour lequel vous travaillez. Pour les rédacteurs et experts SEO, cette technique permet de mettre en place une stratégie de marketing de contenus hyper ciblée, donc, normalement, performante. Si vous cherchez une méthode de génération de leads efficace, vous vous devez de travailler sur vos personas marketing.

En fait, cette idée est venue des spécialistes du comportement du consommateur et de content marketing qui se sont rendu compte que vendre un produit en parlant de ses spécificités techniques et de ses caractéristiques était peu efficace sur internet. Pourquoi ? Tout simplement parce que les internautes ne peuvent toucher, sentir ou goûter ledit produit. Problème : vous n’avez que vos textes pour le vendre. Alors, comment faire ?

La solution consiste tout simplement à démontrer que votre produit est une réponse à un besoin précis. Et, parce que nous n’avons pas tous les mêmes envies et besoins, c’est à ce moment que les personas entrent en jeu.

Prenons un exemple pour illustrer ce que je viens de vous dire :

Vous vendez des vêtements pour femmes, hommes et enfants. Vous devrez donc réfléchir à au moins 3 types de personas : un persona femme, un persona homme et un persona enfant. Mais, même au sein de ces catégories, il existe différentes sortes de consommateurs. Voici donc quelques exemples de personas marketing qui peuvent être créés pour votre stratégie internet :

  • Une femme de 25 ans, shopping-addict à la recherche de bonnes affaires.
  • Une femme de 45 ans à la recherche de vêtements confortables, classes et sobres en même temps.
  • Un homme de 25 ans qui adore faire du shopping. Son style : moderne, décomplexé et citadin.
  • Un homme de 30 ans qui déteste acheter ses vêtements en magasin parce qu’il a horreur de faire la queue (surtout au moment des soldes). Acheter sur internet lui permet de trouver son bonheur en quelques clics seulement.
  • Des parents d’enfants qui recherchent des vêtements sympas pour leur petit garçon (ou petite fille), aussi confortables que résistants.
  • Un(e) adolescent(e) qui suit de très près la mode de son collège/lycée et qui ne s’habille qu’en vêtements de marques réputées.

Bien sûr, ce sont des exemples un peu caricaturaux. Mais je pense que vous avez compris que l’on peut définir un nombre incroyable de personas marketing pour votre stratégie digitale et votre création de contenu.

Votre objectif : pouvoir définir, délimiter et établir une segmentation de votre clientèle (ou celle de votre client) afin de répondre précisément à leurs besoins et ainsi, vous créer un énorme avantage concurrentiel. Vous pourrez ainsi mettre en place une ligne éditoriale et des catégories pertinentes. De plus, en ayant vos personas marketing en tête au moment de rédiger vos articles, vous aurez toutes les données pour travailler à fond l’expérience utilisateur et le story telling de vos produits et services.

Arrêtez de dire, sur votre site web, que votre produit ou vos services sont les meilleurs. Réfléchissez à la manière dont ils peuvent être utilisés. Transformez-les en solutions. Je me rappelle de la première phrase que l’on m’a dit quand j’ai débuté ce métier : « quel que soit le sujet de ton texte et ton objectif de référencement naturel SEO, tu dois vendre du rêve ! ».

Comment vendre du rêve à des personnes que l’on ne connait pas ? En définissant bien vos personas, vous avez déjà fait la moitié du travail de votre projet web puisque vous savez exactement ce que recherchent vos clients et utilisateurs. C’est la première étape pour améliorer votre taux de conversion.

 

Comment établir des personas marketing intéressants ?

Après la théorie, place à la pratique. Je vous propose quelques étapes pour définir vos personas marketing.

1re étape :

Pour commencer, vous pouvez faire marcher votre imagination. Évidemment, cela est plus facile en groupe de projet web. Si vous êtes seul(e), posez-vous un instant et notez toutes les idées qui vous viennent en tête en vous posant cette question : « quels sont, pour moi, les profils des personnes qui achètent mes produits ou mes services ? » Vous pouvez par exemple vous interroger sur leur sexe, leur âge, leur métier, leur situation personnelle (célibataire, en couple, en famille avec ou sans enfant, etc.), ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas, leurs études, à quelle heure ils utilisent internet… Voici autant d’informations qui pourront personnifier et donner vie à vos personas marketing.

 

2e étape :

Demandez à vos proches et connaissances quels genres de personnes peuvent utiliser votre service ou acheter vos produits. Créez pour l’occasion des fiches toutes prêtes à remplir avec les principales données à compléter. Cela sera plus efficace pour vous et pour eux.

 

3e étape :

Pourquoi ne pas interroger directement les personnes concernées ? Vous pouvez, par exemple, mettre en place un sondage et le proposer à vos clients potentiels et actuels. Internet est un formidable outil pour collecter et analyser des données. Attention toutefois à vous mettre en règle avec la CNIL.

 

En créant de bons personas marketing, vous aurez toutes les informations nécessaires pour écrire de bons textes et mettre en place une stratégie de communication et de web marketing performante.

Alors, avant de vous lancer, prenez un peu de temps pour créer vos personas marketing. Vous gagnerez ensuite énormément de temps et d’argent. Croyez-moi, le retour sur investissement de ce type de concept cher au webmarketing est assez impressionnant. D’ailleurs, les personas deviennent nécessaires si vous souhaitez vous lancer dans une stratégie d’inbound marketing ou si vous voulez peaufiner votre image de marque.

Pour votre référencement naturel, oubliez le contenu et pensez contexte.

Depuis quelques années, nous voyons l’algorithme de Google évoluer vers un outil plus intelligent (initié depuis la mise à jour Google Panda). En gros, pour nous rédacteurs, experts SEO et créateurs de sites internet, cela implique une écriture plus fluide et des textes informatifs.

Alors qu’auparavant, nous disions que le contenu était ROI pour votre site internet et le référencement Google, il est en passe de perdre son trône au profit du contexte, qui devient la référence en la matière pour votre référencement naturel (SEO ou Search Engine Optimization pour rappel) et votre positionnement Google.

Comment ? Pourquoi ? Quelle est la différence entre le contenu et le contexte pour référencer son site ? Je vous dis tout.

 

Fini le contenu : place au contexte, le nouveau ROI du référencement naturel.

Il y’a quelques années, écrire un texte pour le web était « relativement » simple. En tant que rédacteur et expert référencement, nous mettions de côté notre plume pour devenir une espèce de machine capable de fournir des textes à la chaine, bourrés de mots-clés (longue traine ou non).

La stratégie des sites pour être référencés était simple : elle consistait à choisir un mot-clé intéressant, en rapport avec la thématique du site et du texte en cours d’écriture. Ensuite, il suffisait de blinder notre texte avec ce mot-clé (sans oublier les balises telles que la meta description bien sûr). Le mot-clé était donc répété autant de fois que nécessaire afin de prendre Google par la main en lui disant « voici le mot-clé qui m’intéresse et vu mon effort pour le placer autant que possible, fait le nécessaire pour améliorer mon référencement en me faisant remonter dans les SERP stp ! ».

Aujourd’hui, les techniques d’acquisition de trafic ont changé. Google, dans sa volonté de fournir à ses internautes un service de plus en plus qualifié et pointu, nous incite à repenser complètement notre méthode de travail si on veut faire du SEO gratuit. Ce qui n’est pas un mal en soi.

Car bien qu’il soit toujours intéressant de partir d’un mot-clé pour être en première page, il devient maintenant primordial d’enrichir votre texte avec tous les mots et expressions en rapport avec la sémantique de ce mot-clé afin de l’indexer efficacement d’après les lois de référencement de Google.

 

Le contexte : qu’est-ce que ça implique réellement dans votre stratégie de référencement naturel ?

Dans les faits, le contexte est une notion extrêmement simple.

En tant que rédacteur ou pro du référencement naturel, vous connaissez sûrement le terme de champ lexical. Pour ceux qui ne savent pas, le champ lexical est l’ensemble des mots et expressions qui se rapportent à une thématique.

Prenons un exemple pour illustrer cela. Vu que quand j’écris ces lignes, l’heure du déjeuner approche, imaginons que nous devons écrire un texte sur une recette de quiche lorraine. Bien sûr, le premier champ lexical qui nous vient à l’esprit est celui de la cuisine. Nous emploierons donc des termes liés à la cuisine (recette, ingrédient, vocabulaire lié à la préparation du plat, etc.). Mais aussi celui de la quiche lorraine. Ça parait bête comme ça, mais il y’a bien un champ lexical de la quiche lorraine. Au sein de celui-ci, vous retrouvez, par exemple, recette traditionnelle de quiche lorraine, salade verte (pour accompagner votre quiche), plat à tarte, quiche lorraine facile, etc.

Ici, j’ai employé un exemple spécifique pour bien vous montrer. Vous imaginez donc que pour un sujet plus généraliste (cuisine française par exemple), vous aurez matière à ne pas vous répéter et rédiger un texte agréable à lire pour les moteurs de recherche et les internautes.

En soi, nous passons d’une rédaction robotique, centrée sur les mots-clés et le bourrage (au sens propre du terme) à une rédaction plus qualifiée, nécessitant une véritable recherche, un vocabulaire enrichi et une information poussée.

C’est sûr que ça nous donne plus de travail, à nous rédacteurs. Mais cela permet aussi de nettoyer internet de ces nombreuses pages pensées avant tout pour les moteurs de recherche, et non pour ses lecteurs. Personnellement, quand je cherche une information, ça m’énerve de tomber sur un texte qui ne donne aucune solution.

Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Le vrai travail d’un rédacteur se rapproche de plus en plus de celui d’un journaliste, avec toujours la notion de SEO, inhérente à notre métier. Ainsi, notre rôle est de fournir un texte informatif comprenant en son sein, des mots-clés choisis pour leur cohérence et insérés de façon intelligente.

 

Conseils pour mettre en place une bonne stratégie de contexte SEO.

Pour mettre en place une bonne stratégie SEO aujourd’hui, je vous conseille de partir encore d’un mot-clé précis. Puis, prenez le temps de rédiger un titre percutant et un plan détaillé qui répond précisément à la question posée.

En faisant cet exercice préliminaire, vous aurez déjà une idée des thématiques et des champs lexicaux à travailler tout au long de votre article.

Pour vous aider, voici quelques outils de référencement que je vous propose d’utiliser :

N’hésitez pas à consulter les textes de vos concurrents pour connaitre les champs lexicaux et les thématiques qui vous intéressent.

Petite astuce : rechargez souvent votre texte au sein de l’outil choisi pour voir où vous en êtes. Cela vous permettra de rectifier le tir si besoin est.

N’oubliez pas non de mettre en place un bon maillage interne (netlinking pour les intimes) en mettant en place des catégories cohérentes et définies (on parle de cocon sémantique ou de silo). Cela reste une technique de SEO et référencement qui a fait ses preuves.

De plus, si vous êtes adepte de l’échange de liens et si vous cherchez à obtenir des backlinks, cherchez du côté des sites de la même thématique que votre texte. C’est primordial pour une bonne optimisation SEO.

 

Ce qui est intéressant avec le SEO et le content marketing, c’est le caractère évolutif de ces disciplines. L’émergence du contexte dans le référencement naturel en est une preuve concrète. En quelques années seulement, nous sommes passés d’une pure stratégie de mots-clés (assez bourrine avouons-le) à une rédaction de plus en plus précise et informative (journalistique dirons certains).

Alors si vous êtes encore en train de penser à comment placer le plus de fois possible votre mot-clé dans votre texte, il serait peut-être temps de changer de méthode pour optimiser votre référencement. Si c’est votre agence de référencement naturel qui vous incite à le faire, fuyez. Sauf si vous produisez énormément de textes au quotidien (comme certains gros sites d’e-commerce et d’actualités, encore friands de ce type de stratégie), vous êtes sur le mauvais chemin. Repensez votre méthode (ou celle de votre agence SEO) et dites-vous que la stratégie de contenu comme nous l’avons connue est vieillissante et prête à laisser sa place au contexte, plus jeune et dynamique. Normalement, le référencement de votre site devrait s’améliorer et le taux de rebond de vos pages aussi (bien que cela ne soit pas vraiment un indicateur de qualité, comme j’en ai parlé dans un autre texte). Et cela, sans faire de black hat.

Elle est pas belle la vie ?