10 choses qui prouvent que le travail en freelance n’est pas fait pour vous.

Après vous avoir proposé 10 conseils et astuces pour freelance et indépendant, j’ai eu l’idée de faire tout l’inverse. Vous vous demandez si le freelancing est fait pour vous et vous hésitez peut-être à devenir freelance ? Cet article peut vous aider.

Je vous donne 10 points qui prouvent que le travail en freelance n’est pas fait pour vous. Ils sont classés du plus important au moins important (cela n’engage évidemment que moi).

 

Vous ne savez pas comment chercher vos premiers clients.

Je sais, je suis lourd à le répéter à tout bout de champ. Mais c’est un fait : je vous déconseille fortement de vous lancer en tant que travailleur indépendant si vous n’avez pas déjà des clients qui vous permettront de subvenir à vos besoins.

De nombreuses personnes embarquent dans l’aventure free lance sans rien, en espérant trouver rapidement. Au début, vous êtes motivé, mais quand vous voyez que vous ne ramassez que les missions inintéressantes qui vous demandent énormément de temps pour pas grand-chose, il est facile de se démotiver.

Pour moi, le travail de freelance est un statut opportuniste. Si vous sentez que vous avez une bonne opportunité, foncez. Ensuite, les clients viendront au fur et à mesure, par effet boule de neige.

 

Vous n’aimez pas être seul(e).

Non, ce n’est pas une légende urbaine : le freelance est, la plupart du temps, seul. Si vous avez un animal de compagnie, c’est plus sympa. Si vous avez aussi une famille à la maison, vous pourrez au moins briser cette monotonie le matin et le soir (voire le midi). Par contre, si vous êtes seul(e) chez vous et que cela vous pèse déjà, évitez de vous mettre en freelance. Vous allez encore plus vous isoler.

Pour contrer cela, certaines personnes décident de se rendre dans des bars ou en espace de coworking. C’est une bonne idée. Par contre, surtout au début, vous serez au plus près de votre argent et surveillerez la moindre dépense. Surtout si vous êtes auto-entrepreneur et que vous avez un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. Ainsi, ce genre de solution peut augmenter artificiellement vos charges.

À vous de voir.

 

Vous n’êtes pas à sacrifier votre stabilité.

En entreprise, vous avez droit aux indemnités chômage, à une complémentaire retraite, à une mutuelle et à un CE sans bouger le petit doigt (façon de parler bien entendu). En freelance, c’est simple, vous pouvez tout rayer. Il faut se débrouiller pour avoir les mêmes droits que les salariés. Bien sûr, comparés aux salariés, les prix d’une retraite complémentaire ou d’une mutuelle sont plus élevés.

À savoir : ce que j’ai énoncé ne concerne que le statut d’autoentrepreneur qui ne vous offre pratiquement rien. Par contre, si vous passez sous un autre statut juridique (EIRL ou entreprise individuelle, par exemple) ou encore en portage salarial, vous pourrez bénéficier de quelques avantages intéressants. Évidemment, cela se répercutera sur vos charges.

Sans oublier que, si vous aimez partir en vacances, il faudra malheureusement revoir vos attentes. Vacances et freelance, bien que ces termes riment ensemble, ne font pas bon ménage. Pour tout vous dire, cette année, je n’ai pris qu’une semaine de vacances. Et la majorité des personnes à leur compte sont aussi dans ce cas.

 

Vous n’avez aucune conscience professionnelle.

Une conscience professionnelle, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Cela veut dire en gros que vous n’en avez rien à faire de rendre des projets en retard, que fournir un travail de qualité ne vous concerne pas et surtout que vous n’aimez pas répondre aux questions de vos clients. Aussi, ne pas avoir de conscience professionnelle signifie que vous aimez procrastiner et faire tout sauf travailler sur vos missions.

Cela peut faire rire, mais il y’a des personnes qui ont du mal à prendre sur elle pour se mettre à fond dans leur travail. Dans le salariat, vous êtes (plus ou moins) protégé. En freelance, cela ne pardonne pas.

Si vous rendez un travail mauvais, votre image va rapidement en prendre un coup. Et, avec internet, rappelez-vous que tout va plus vite.

 

Vous avez besoin des autres pour vous driver.

En entreprise ou avec vos amis, vous n’êtes pas de ceux qui prennent des initiatives ? Vous, ce que vous aimez, c’est suivre les consignes à la lettre et les autres sans vous prendre la tête ?

Alors, le statut de freelance n’est pas fait pour vous. En tant que salarié, vous êtes tiré par votre équipe ou votre boss. En freelance, personne ne va vous aider. Vous vous retrouvez seul face à votre client ou votre pc et vous devez fournir le travail demandé dans les temps.

 

Vous avez du mal à vous organiser.

On connait tous des personnes qui oublient toujours leurs rendez-vous ou qui nous font régulièrement faux-bond. Elles ne font pas exprès (ou alors, vous devriez changer d’ami(e)). C’est juste qu’elles ne sont pas organisées et qu’elles sont capables de caler plusieurs rendez-vous sur le même créneau horaire.

Dans notre vie perso, c’est embêtant, mais ce n’est pas grave. Par contre, louper un rendez-vous client ne pardonne pas. De plus, fournir régulièrement du travail en retard est aussi une erreur à ne pas faire. Cela peut arriver une fois ou deux (avec une bonne excuse, on arrive toujours à s’en sortir), mais si c’est récurrent, votre client peut en avoir marre et aller voir ailleurs.

Et qui dit aussi manque d’organisation, dit aussi surcharge de travail, donc stress et fatigue supplémentaires inutiles. Ce qui peut vous faire travailler vite et mal.

 

Vous n’avez pas la fibre commerciale.

Être à son compte implique d’être un commercial dans l’âme. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes jamais seuls sur notre secteur (ou alors, vous avez trouvé un filon extraordinaire) et qu’il faut savoir se vendre. Ainsi, si vous ne savez pas répondre à la question « Pourquoi faire appel à moi ? », laissez tomber.

Autre facette commerciale liée au statut de freelance : savoir relancer vos clients pour qu’ils vous règlent vos factures. Nous y sommes tous passés et croyez-moi, ce n’est jamais facile. Surtout quand vous appelez plusieurs fois, que vous faites des mails et que vous ne voyez toujours rien arriver.

Être capable de se vendre, de se défendre et de faire valoir ses droits est indispensable pour la pérennité de votre société.

 

Vous avez du mal à vous remettre en question.

Il peut arriver que l’on rende un travail qui ne plait pas à notre client. Nous ne sommes jamais à l’abri d’un coup de fatigue ou d’un client ennuyant exigeant qui vous en demande toujours plus, tout en diminuant son budget.

Cela peut parfois aussi arriver de, malheureusement, perdre un client. Il est nécessaire, dans ce cas, de prendre un certain recul afin d’analyser la situation et voir si vous y êtes pour quelque chose.

Si vous êtes du genre à toujours rejeter la faute sur les autres, vous n’avancerez pas. Vous referez toujours les mêmes erreurs, jusqu’à être obligé de mettre la clé sous la porte, sans comprendre ce qui n’a pas fonctionné.

Prendre du recul est primordial pour vous permettre de prospérer. Cela vaut d’autant plus pour les jobs créatifs. Rédacteur web, évidemment, mais aussi Graphiste ou Community Manager.

 

Vous n’aimez pas apprendre.

En entreprise, souvent grâce aux collègues ou votre patron, vous apprenez de nouvelles choses sans même vous en rendre compte. En effet, la multiplication des connaissances et des expériences est une excellente opportunité pour découvrir de nouvelles choses. De plus, vous pouvez avoir accès à différentes formations payées par votre entreprise.

En freelance, vous avez aussi accès à de nombreuses formations, mais il faudra le payer de votre poche. En fait, le freelance est quelqu’un qui sait où chercher les bonnes informations pour se former et qui pratique une veille quotidienne pour se tenir au courant des dernières tendances sur son secteur.

Cela dit, nous apprenons aussi énormément de choses grâce à nos clients. Que ce soit en termes de nouveaux process ou de nouvelles méthodes de travail, vous devez être capable de vous adapter.

 

Vous voulez avoir tout de suite un gros salaire.

Dernière chose : vous avez un cadre de vie de luxe et vous ne voulez pas vous en séparer ? Sortie en restaurants chics, achats récurrents et compulsifs, nuit en hôtel 5 étoiles… tout ça, vous pouvez oublier dans un premier temps.

Évidemment, ce qui est bien en étant à son compte (et avec le statut adapté), c’est que vous pouvez vite progresser. Il ne tient qu’à vous d’aller chercher toujours plus de clients et d’avoir des horaires de travail de folie. Il est sûr qu’un salarié ne sera jamais millionnaire. Il n’y a que les personnes qui se lancent dans des projets d’entreprise qui peuvent espérer devenir riches, un jour.

Par contre, avant d’y arriver, vous devrez trimer et fournir de très gros efforts. Et cela tout au long de votre activité.

 

Bien sûr, ce que je viens de vous dire, c’est de la théorie. Ce n’est pas parce que vous vous reconnaissez dans plusieurs points que vous ne devez pas vous lancer. Ce sera juste un peu plus difficile, mais avec de la motivation et de l’envie, tout le monde peut réussir à créer son entreprise et à être indépendant.

Par exemple, en rédigeant ce texte, je me suis rendu compte que j’avais quelques défauts d’organisation et que je n’avais pas vraiment la fibre commerciale. Mais quand on se retrouve au pied du mur, on est bien obligé de faire avec ce que l’on est.

Pour moi, le freelancing m’a permis d’apprendre à me connaitre et à assumer mes défauts. Le tout étant de se faire parfois violence.

10 conseils pour freelance et indépendant qui vont vous changer la vie.

Cela fait presque une année que j’ai commencé mon activité de freelance. Et je dois avouer que je m’en sors plutôt bien pour le moment. Ainsi, ça m’a donné l’envie de vous apporter quelques conseils si vous envisagez de travailler en freelance, vous aussi, ou si vous avez du mal à sortir la tête de l’eau.

Ces conseils pour freelance et indépendant sont volontairement simples pour que vous puissiez les appliquer au quotidien dans votre activité de travailleur indépendant. Personnellement, cette petite liste m’aide à m’organiser et à fournir un travail de qualité à mes clients, sans être surchargé par le travail.

 

1er conseil : levez-vous à heures fixes.

Première chose lorsque l’on est à son compte et que l’on goute à l’indépendance : ne pas négliger l’heure du lever. En effet, je me suis rendu compte que si on ne se crée pas une sorte de rituel, il devient ensuite difficile de s’y tenir.

Si vous n’êtes pas seul à la maison, c’est facile. Il vous suffit de vous caler sur une personne (votre copine/femme, votre copain/mari, votre colocataire, vos parents, etc.). Par contre, si vous vivez seul, forcez-vous à vous lever à une heure fixe, comme si vous alliez au boulot.

On dit souvent qu’un freelance qui vient de créer son entreprise peut faire ce qu’il veut de ses journées. Tout dépend des personnes. Me concernant, je préfère m’obliger à faire des horaires plus ou moins fixes afin de garder un rythme soutenu et ne pas me laisser aller.

 

2e conseil : organisez votre journée.

Vous vous êtes levé ? C’est une bonne chose. Maintenant, forcez-vous à vous laver et à vous habiller (oui, c’est important).

Ensuite, prenez un peu de temps pour planifier votre journée et savoir ce que vous devez faire aujourd’hui. En faisant cela, vous vous préparez mentalement à vous mettre au travail.

Le plus important ici est de fragmenter votre temps de travail afin de pouvoir être complètement opérationnel et à 100 % dans votre mission de freelance. Pour ma part, j’essaye de faire le nécessaire pour terminer le travail effectif à 18 h maximum. Pourquoi ? Parce que je sais qu’une fois que je ne serai plus seul, je perdrai en efficacité. De plus, avec le temps, je me suis rendu compte que j’étais réellement efficace le matin. J’ai donc planifié mon emploi du temps afin de réaliser les missions les plus difficiles avant l’heure du déjeuner.

L’objectif : avoir fini sa journée en disait « j’ai fait ce que je devais faire ». Il est très important de ne pas se laisser dépasser lorsque l’on veut travailler en freelance.

 

3e conseil : différenciez vie privée et vie professionnelle.

D’ailleurs, parce qu’un freelance (comme certaines professions libérales) travaille principalement à la maison (en tout cas, à ses débuts), il est important de savoir compartimenter sa vie.

J’ai lu la biographie de nombreux écrivains dont celle de l’auteur à succès Stephen King. Ce dernier disait qu’il avait une pièce à lui pour écrire. Il y entrait seulement pour travailler et il la fermait à clé quand il considérait qu’il avait fini sa journée.

Bien sûr, nous ne pouvons pas tous avoir une pièce seulement pour le travail. Par contre, il est plus facile de se dire « à partir de 19 h, j’arrête de répondre à mes clients » ou encore « le week-end, je le passe avec mes proches, sans penser au boulot ».

Pour cela, vous pouvez très bien acheter un téléphone seulement pour le travail que vous éteignez quand vous avez fini votre journée. Et surtout, évitez de répondre aux mails en dehors des heures de travail que vous vous êtes fixées.

Le mieux pour cela : se créer une sorte de sas mental (ou physique si vous avez la possibilité de le faire) d’entrée et de sortie. Cela peut être tout simplement la douche du matin et aller se balader 15/30min le soir.

En faisant cela, vous vous viderez l’esprit et vous pourrez être à 100 % avec vos proches ou dans vos loisirs.

 

4e conseil : prenez le temps de faire des pauses.

Je lis et j’entends souvent des gens dire qu’ils n’ont pas le temps de faire des pauses, qu’ils sont en retard dans leur travail, etc.

C’est tout simplement qu’ils gèrent mal leur emploi du temps ou qu’ils se laissent déborder. Il est primordial pour un freelancer de faire des pauses régulières. Cela pour permettre à votre cerveau de s’aérer afin de continuer à fournir un travail de qualité (et d’éviter le burn-out).

Ne négligez jamais l’heure du déjeuner du midi et apprenez à souffler pendant la journée.

 

5e conseil : sachez tarifer votre travail.

Cause directe de l’organisation de votre travail : le tarif de vos prestations. C’est, selon moi, le plus important. En effet, en offrant un prix bas, vous devrez travailler plus pour espérer avoir un bon revenu en fin de mois. Par contre, inversement, en choisissant un tarif trop élevé, vous ne trouverez aucun client.

Renseignez-vous sur les prix en vigueur sur votre secteur et tenez-vous-en à un prix minimum en dessous duquel il n’est pas intéressant pour vous de travailler. Et tant pis si vous perdez un client à cause de ça.

Il m’est arrivé plusieurs fois de refuser des missions parce que leur prix à l’heure était trop faible. À côté, j’ai trouvé d’autres missions plus intéressantes que je n’aurai pu assurer si j’étais surchargé de travail.

Pour travailler moins, pensez à votre tarif. Bien sûr, il doit prendre en compte votre statut (auto-entrepreneur, EURL, entreprise individuelle, portage salarial, etc.). Avec une auto-entreprise, les charges sont moins élevées qu’en passant par une société de portage, par exemple. Le tout est de savoir ce que vous avez dans la poche à la fin du mois pour ne pas avoir le couteau sous la gorge et se sentir obligé de prendre n’importe quelle mission qui s’offre à vous.

 

6e conseil : ne vous enfermez pas chez vous.

D’après ce que j’entends autour de moi (et je le vis aussi), c’est ce qu’il y’a de plus difficile pour un freelance : ne pas s’enfermer.

Quand j’ai commencé, je prenais du temps pour faire du networking, aller à des salons, déjeuner ou boire un verre avec d’autres professionnels, etc. Maintenant que j’ai plus de travail, j’avoue que je ne prends plus le temps de le faire. Et nous sommes beaucoup dans ce cas.

J’ai la chance d’avoir des amis et de la famille qui m’entourent. Et je m’oblige à sortir et faire des soirées régulières pour sortir un peu de mon quotidien de rédacteur web et consultant indépendant.

Vous aussi, je vous conseille d’éviter de trop vous enfermer chez vous devant votre PC. Calez dans votre agenda des moments pour faire des sports, pour voir des amis, pour faire de nouvelles rencontres, etc.

Ne pas faire cela sera dangereux pour votre business à long terme.

 

7e conseil : communiquez sur votre activité.

Les entrepreneurs qui disent qu’ils ne veulent pas parler de leur activité à n’importe qui ont tort. Et pourquoi ils ont tort ? Parce que ça veut dire qu’ils ne sont pas sûrs d’eux. Si quelqu’un peut leur voler l’idée, c’est qu’il y’a quelque chose qui ne va pas.

Une entreprise se doit, en effet, d’être unique et de proposer un produit ou un service original. Si elle ne fait pas cela, elle est vouée à disparaitre. Dans le service, c’est pareil. Donc, que vous soyez en train de réfléchir à vous lancer ou déjà sur le marché, parlez de votre activité autour de vous. N’hésitez pas à vous créer des cartes de visite et à les distribuer.

Le bouche-à-oreille, c’est ce qui fonctionne le mieux aujourd’hui. Faites-vous connaitre !

Et profitez aussi de la puissance d’internet en utilisant tous les réseaux sociaux à votre disposition. Attention toutefois : c’est extrêmement chronophage donc limitez-vous à une certaine utilisation quotidienne ou hebdomadaire.

Sans oublier de créer un blog que vous alimenterez le plus souvent possible (surtout pour les activités créatives).

Si vous faites cela régulièrement, vous n’aurez pas à réaliser énormément de prospection pour trouver des clients. Surtout après quelques années d’activité derrière vous.

 

8e conseil : prenez du recul.

Une des choses les plus importantes est de pouvoir prendre du temps pour réfléchir à son projet. Lorsque l’on est toujours seul au quotidien, il est parfois difficile de se poser. En entreprise, en tant que salarié ou chef de projet, nous avons les collègues qui peuvent nous aider. Seul à la maison, à part son chat, son chien, son poisson rouge ou son oiseau, il est parfois difficile de trouver du soutien.

Voici plusieurs activités qui peuvent vous aider à décompresser et à prendre du recul :

  • Faire du sport (le footing est particulièrement efficace) ;
  • Se promener en forêt ;
  • Faire une activité relaxante (yoga, relaxation, etc.).

En prenant un peu de temps pour vous, vous prendrez soin de votre entreprise. Et vous serez même mieux capable de négocier vos compétences.

 

9e conseil : multipliez les clients.

Très important pour pérenniser votre activité : évitez de ne travailler que pour un seul client. En plus d’être bien souvent du salariat caché (qui est illégal, rappelons-le), si un jour ce dernier n’a plus de budget ou décide tout simplement d’aller voir ailleurs, vous êtes fini. Il ne vous restera qu’à redevenir employé et à chercher un contrat de travail en entreprise.

Le mieux : avoir 2/3 gros clients, quelques clients moyens et de nombreux petits clients qui ne vous demandent pas beaucoup de temps individuellement. Car, oui, nous avons tous eu le cas de tout petits clients qui nous payent des sommes dérisoires, mais qui nous demandent de passer énormément de temps sur leur projet. Dans ce cas, être diplomate se révèle toujours bénéfique pour vous (et votre chiffre d’affaires).

 

10e conseil : avoir toujours une porte de secours.

Tout comme je vous conseille de ne pas devenir freelance sans mission pour commencer, il est aussi nécessaire de prévoir un plan de secours au cas où vous perdez tout.

Si tout se passe bien, normalement, tout devrait fonctionner comme sur des roulettes. Mais, au cas où, prévoyez un plan B, voire même un plan C qui vous aidera à rebondir.

Par exemple, vous pouvez très bien faire de l’intérim et continuer à chercher des clients en même temps. Ou, avec l’expérience acquise, vous pourrez peut-être mieux vous vendre lors d’un futur entretien d’embauche, en temps partiel ou en CDD ?

Dans tous les cas, réfléchissez à ce qui peut se passer de pire dans le futur afin de ne jamais être au pied du mur.

 

En suivant ces quelques conseils, vous avez toutes les clés pour réussir votre activité de free lance. Dans tous les cas, c’est ce que je vous souhaite :).

Comment trouver une idée d’article ?

Vous avez un blog d’entreprise ou un blog personnel et vous souhaitez l’étoffer de sujets aussi intéressants qu’originaux ? Vous avez tout à fait raison : tenir un blog est aussi utile pour votre SEO que pour attirer de nouveaux clients. Pourtant, comme de nombreux bloggeurs, il peut parfois arriver que le syndrome de la page blanche pointe le bout de son nez. Surtout si vous bloguez souvent et que vous produisez un grand nombre de contenus toutes les semaines.

Je vous donne quelques astuces pour éviter ce phénomène particulièrement énervant. Pour savoir comment trouver une idée d’article facilement, suivez le guide !

 

Astuce n° 1 : utilisez votre cerveau.

Votre meilleur équipier pour trouver de nouveaux sujets de blog : votre cerveau. L’être humain étant bien conçu, nous avons tous la capacité de réfléchir. Ainsi, en prenant un peu de recul, vous pouvez prévoir ce que recherchent vos clients et, donc, identifier certains sujets importants. Si c’est le cas, vous pouvez d’ores et déjà mettre en place une première liste de sujets sur lesquels vous savez que vous aurez des lecteurs. Ce sont ces premiers sujets qui vous permettront de commencer à bloguer rapidement et en toute sérénité. Il y’a forcément des sujets superstars qui intéresseront votre public ? Et peut-être d’autres sujets moins demandés, mais tout aussi pertinents ?

Pour vous aider, vous pouvez par exemple voir ce que recherchent les internautes. Si vous avez un outil de recherche interne et la possibilité de consulter les expressions tapées par vos visiteurs, vous avez à votre disposition un formidable vivier d’idées pour rédiger et optimiser vos articles. De même, si vous avez une FAQ ou si vos clients vous posent souvent les mêmes questions, n’hésitez pas à écrire un article complet sur ces dernières. Ainsi, vous perdrez moins de temps à répondre aux questions de vos clients et vous pourrez même proposer un bel article qui pourra faire venir de nouveaux prospects.

N’hésitez pas non plus à utiliser Google Instant en tapant des débuts d’expression dans la case prévue à cet effet par votre moteur de recherche préféré et voir comment Google les complète. Google Suggestion est aussi un excellent outil pour vous aider à identifier les thématiques recherchées par les internautes.

Aussi, l’actualité peut vous offrir de nouvelles idées d’articles. En effet, en réagissant rapidement sur certains sujets chauds, vous gagnerez sans aucun doute de nombreux clics et visiteurs. Après, tout dépend de votre site et des thématiques traitées. Un site d’actualité trouvera plus facilement de quoi faire qu’un site hyper spécialisé.

 

Astuce n° 2 : allez souvent sur les réseaux sociaux.

Savez-vous que les réseaux sociaux sont aussi d’excellentes mines à idées quand vous voulez créer un blog ? Bien que certains les utilisent pour raconter leur vie, en suivant les bonnes personnes, vous pourrez trouver un tas de nouvelles idées d’articles pour votre blog pro ou perso assez facilement.

Encore faut-il prendre un peu de temps pour faire de la veille et chercher les bons contacts. Mais si vous aimez passer du temps sur les réseaux sociaux professionnels ou classiques (LinkedIn, Viadeo voire même Twitter ou Facebook), vous pourrez récupérer quelques idées d’articles régulièrement et sans forcer.

N’hésitez pas à vous y rendre plusieurs fois par jour (surtout sur Twitter) et notez tout ce qui vous parait intéressant pour blogger.

 

Astuce n° 3 : espionnez vos concurrents.

Ce qui est bien sûr internet, c’est qu’il est facile d’aller voir ce que fait la concurrence, sans se faire remarquer. En effet, au sein d’une boutique, il est parfois difficile de rentrer et de se promener dans les rayons. Surtout si vous êtes du genre timide.

Sur internet, les sites de vos concurrents vous apportent de précieuses informations qu’il serait dommage de négliger pour votre activité de blogging. Surtout si celui-ci remplit encore sa balise keyword (ce qui ne sert à rien pour votre stratégie de webmarketing et de SEO, rappelons-le). Bien qu’ils soient de plus en plus rares, j’ai vu que certains sites le font encore. Si c’est le cas, n’hésitez pas à y piocher les mots-clés intéressants.

Pour cela, il vous suffit de faire clic droit sur la page et de cliquer sur « Afficher le code source de la page ». Ensuite, faites ctrl + F et tapez keywords dans la case de recherche. Vous y trouverez parfois quelques mots-clés, donc peut-être autant d’idées de sujets pour un futur article de blog.

De même, si votre concurrent possède une bonne réputation (et e-réputation) dans sa blogosphère, n’hésitez pas à lire ses articles. Vous pouvez même écrire un petit commentaire sympa (ne soyons pas mesquins). Si ce dernier a pris du temps pour écrire sur un sujet précis, ce n’est pas pour rien. Donc, notez-le dans votre liste de sujets à écrire dans le futur et réfléchissez à un moyen de l’aborder d’une manière différente.

 

Astuce n° 4 : faites de nouvelles rencontres.

Finalement, dernière astuce : prendre contact avec d’autres professionnels de votre secteur ou de secteurs annexes. Par exemple, pour le marketing web, en discutant avec des professionnels du community management ou du développement web, vous trouverez peut-être des idées de sujets intéressants à la frontière de vos deux activités. Le secteur du web, plus que les autres, incite de rester ouvert. Parce qu’un site et un blog d’entreprise demandent de nombreuses connaissances pour être gérés efficacement au quotidien, rapprochez-vous de personnes de votre secteur, mais aussi de domaines proches.

Pour faire des rencontres, vous avez deux choix : les rencontres physiques (je ne parle pas de Meetic et consorts, bien entendu, même si l’idée n’est pas déplaisante en soi) et les rencontres virtuelles (je ne parle toujours pas de Meetic).

Concernant les rencontres physiques, si vous résidez dans une grande ville ou à proximité, vous n’aurez aucun mal à trouver des petits déjeuners, des apéros ou des afterworks dédiés à votre activité. J’y ai participé plusieurs fois et c’est toujours très sympa. En plus, c’est l’occasion d’échanger vos cartes de visite et de communiquer sur votre activité afin de, je l’espère pour vous, décrocher de nouveaux contrats et/ou partenaires.

Concernant les rencontres virtuelles, si vous êtes à court d’idées d’articles sur votre thématique et que vous voulez aller chercher une nouvelle cible et plus d’audience, n’hésitez pas à demander à d’autres acteurs du secteur. Vous pouvez, par exemple, proposer un échange d’articles. Ainsi, vous pouvez écrire un texte pour votre partenaire et inversement. Ce qui est bien avec ce genre de procédé, c’est que vous pourrez sortir un peu de votre thématique initiale tout en ramenant de nouveaux visiteurs (les lecteurs de votre site partenaire). Parfait pour se faire connaitre à moindre coût.

 

Évidemment, le plus important dans une stratégie de content marketing, c’est de mettre en place un calendrier éditorial. Ainsi, je vous conseille de créer un fichier Excel avec les dates de publication de vos textes d’un côté et les articles que vous souhaitez écrire de l’autre. Il ne vous restera plus, ensuite, qu’à piocher en fonction de l’envie.

Aussi, quand vous tenez un blog, n’oubliez pas de faire de la veille. C’est nécessaire pour vous tenir au courant des dernières nouveautés, pour rester inspirer et pour glaner des idées en continu. Cela afin de toujours proposer des articles pertinents.

Mots-clés génériques ou mots-clés de la longue traîne : que choisir ?

Vous venez de lancer votre site internet. Vous avez lu un maximum d’informations ou vous vous êtes rapproché d’une agence qui vous a conseillé de mettre en place un champ lexical pour votre stratégie SEO ? C’est effectivement un bon début.

Pour créer ce champ lexical, vous avez sûrement entendu parler de mots-clés génériques et de mots-clés de la longue traine ? Et vous ne savez pas si vous devez vous concentrer sur l’un ou l’autre. Ou peut-être faut-il combiner les deux ? Oui, mais sous quelles proportions ?

Cet article pour faire la lumière sur les mots-clés génériques et les mots-clés de la longue traine.

 

Comment reconnaitre un mot-clé générique ?

Dans le référencement web, nous utilisons les mots-clés génériques pour définir les grandes lignes de notre activité, sans rentrer dans le détail.

Par exemple, si vous êtes un site e-commerce qui vend des livres : certains mots-clés génériques seront « livre », « roman », « livre pour enfant », « roman policier », etc.

Autre exemple, vous êtes freelance et vous proposez vos services de marketing web. Les mots-clés génériques liés à votre activité seront « marketing web », « SEO », « rédaction web » ou encore « marketing digital ».

Bon, j’imagine que vous n’avez plus besoin d’exemples pour comprendre que les mots-clés génériques sont des expressions courtes qui sont très recherchées par les internautes. Et là, vous vous dites : « Super ! C’est sur celles-là que je dois me positionner pour être en première page des SERP ! » Et vous avez raison. Car, avec une excellente optimisation, les mots-clés génériques rapportent un fort trafic.

Pourtant, les mots-clés génériques ne sont pas du tout qualifiés. Ainsi, en plus d’être extrêmement concurrentiels (d’où le CPC élevé si vous êtes adepte de référencement payant et de Google d’Adwords), en vous positionnant sur ces mots-clés, vous ferez venir des internautes qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. Et une personne qui ne sait pas ce qu’elle veut est une personne qui n’achète pas. Donc, les mots-clés génériques n’ont pas un taux de conversion très élevé.

 

Comment reconnaitre un mot-clé de la longue traine ?

En complément des mots-clés génériques se trouve la longue traine (ou long tail pour les anglophones). La longue traine désigne tous les mots-clés qui apportent, chacun, un faible trafic à votre site, mais qui sont hyper qualifiés.

Reprenons notre exemple de la librairie en ligne. Certains mots-clés de la longue traine seront, par exemple, « roman la ligne verte Stephen King poche » ou encore « livre avec images pour enfant de moins de 3 ans ».

Vous voyez que les expressions sont beaucoup plus longues. Ainsi, seules les personnes qui savent vraiment ce qu’elles veulent se cassent la tête à faire ce genre de recherche. Pourtant, pour vous qui voulez réaliser plus de chiffre d’affaires, en créant une page web spécifique pour ce type de personne, vous savez que vous avez de grandes chances de les avoir dans la poche (sous réserve que votre page de destination soit bonne, bien entendu). Vous avez donc défini une cible précise pour votre référencement SEO.

Pour résumer : les mots-clés de la longue traine sont des expressions rapportant peu de trafic à l’unité, mais hyper qualifiées. Si on parle de longue traine, c’est parce que, mises toutes ensemble, ces expressions peuvent représenter une part importante du trafic de votre site web (les spécialistes parlent de 80% de trafic généré par la longue traine). C’est pourquoi elles sont si importantes pour le référencement de votre site.

 

Faut-il préférer les mots-clés génériques ou les mots-clés de la longue traine ?

Faut-il privilégier les mots-clés génériques ou les mots-clés de la longue traine ? Voici une question bien épineuse à laquelle je répondrais simplement : ne choisissez pas. En fait, les deux types de mots-clés sont très importants. Bien que fortement concurrentiels, les mots-clés génériques seront la base de votre site web et de votre identité. C’est ce qui vous représente sur le web et ce sont les expressions sur lesquels vous devez apparaitre. Les mots-clés de la longue traine viendront en complément pour apporter du trafic supplémentaire.

À savoir : avec l’évolution des moteurs de recherche, la stratégie de marketing web qui consiste à partir de ses mots-clés pour créer du contenu commence à perdre de son sens. En effet, Google incite à produire du contenu de qualité, non centré sur des mots-clés. De ce fait, la tendance tend à s’inverser. Auparavant, nous partions des mots-clés sur lesquels nous voulions nous positionner pour créer du contenu et réaliser de l’optimisation SEO. Aujourd’hui, nous créons ce contenu et nous l’alimentons de termes spécifiques sur lesquels nous voulons que les moteurs de recherche nous positionnent.

Ceci étant dit, me concernant, j’ai toujours une liste de mots-clés à portée de main pour écrire mes articles. Ces mots-clés sont des expressions qui représentent mon activité et qui me permettent de choisir mes sujets. En partant de ces mots-clés, j’écris mon texte en faisant attention au contexte sémantique. Pourquoi je fais ça ? Tout simplement parce que ces mots-clés sont des expressions sur lesquelles je serai sûr d’être positionné à terme (peu importe le temps que cela peut prendre). Les raisons à cela : en étant facile à placer au sein de vos contenus, vous les répéterez souvent, sans même le vouloir. Après, rien ne dit que vous serez dans les premiers. Car, les expressions génériques sont des objectifs que veulent atteindre un grand nombre de sites.

De ce fait, si vous venez juste de commencer votre référencement internet, concentrez-vous sur des expressions de longue traine hyper qualifiées. Vous serez plus facilement positionnées dessus. Vous ne pourrez cibler les expressions génériques qu’au bout de quelques années, sous réserve d’avoir déjà une bonne présence en ligne. Rien n’est impossible. Il faut juste du travail pour espérer être dans les premiers sur l’expression générique qui vous intéresse. Gardez en tête (ou dans un coin de votre ordinateur) les expressions génériques sur lesquelles vous souhaitez vous positionner et n’hésitez pas à les travailler au quotidien pour renforcer votre SEO et référencement naturel.

 

Pour résumer : commencez votre référencement naturel SEO en vous intéressant presque exclusivement aux expressions de longue traine (généralement des expressions longues de plus de 3 mots). Puis, quand vous commencerez à vous faire une bonne réputation (il est nécessaire de bien optimiser son référencement pour cela, bien entendu), vous pourrez vous attaquer aux expressions génériques.

Ne désespérez pas si les résultats en termes d’indexation et de référencement Google mettent du temps à venir. Comme je vous l’ai indiqué, vos premiers mots clefs de la longue traine vont générer peu de trafic. Ce n’est qu’en les associant les uns avec les autres qu’ils révèlent tout leur potentiel et qu’ils vont commencer à avoir un impact sur le référencement de votre site. D’où l’intérêt pour votre positionnement et votre webmarketing de produire du contenu intéressant régulièrement.

Dernière chose : pour les outils SEO, préférez Webmaster Tools que Google Analytics. Depuis quelques années, Google Analytics ne nous renvoie que peu de mots-clés pour établir une analyse pertinente. Ils sont, en effet, tous contenus dans la fameuse rubrique « Not Provided »… Cela rend cet outil SEO peu intéressant pour travailler votre notoriété sur le web et le référencement de votre site. Google Webmaster Tools vous offre un peu plus de lisibilité.

Et bien sûr, n’oubliez pas d’optimiser aussi vos balises meta, votre URL et votre netlinking (maillage interne et maillage externe) avec vos mots-clés.

Black hat, white hat, grey hat : quelle technique faut-il préférer ?

Savez-vous que le milieu de web et, plus précisément, le monde du SEO est en proie à une guerre sans merci ? Une guerre du bien contre le mal où chaque camp passe son temps à défier l’autre afin d’assurer sa suprématie. Et au milieu, un troisième protagoniste utilise les armes des uns et des autres pour essayer d’exister aussi.

Bon, j’exagère un peu, mais je pense que vous avez compris que nous allons parler du black hat, du white hat et du grey hat.

Qu’est-ce que c’est et comment les différencier ? Cet article pour vous éclairer.

 

Commençons par les méchants : le black hat.

Sont considérées comme black hat toutes les techniques qui utilisent les failles de nos gentils moteurs de recherche pour mieux positionner votre page web sur ces derniers. Oui, on peut dire que c’est de la triche. Mais, les faits sont là : le black hat a permis à de nombreux sites de se propulser afin d’atteindre des hauteurs vertigineuses en très peu de temps. Cela montre la puissance du black hat : en utilisant les bonnes méthodes de référencement, vous deviendrez les rois du monde en un temps record.

Par contre (parce que sinon ce serait trop beau), si vous vous faites prendre, préparez-vous à subir une chute en piquée de votre indexation, donc de votre référencement Google. À cause de cela, le black hat se révèle être dangereux à manipuler. D’ailleurs, avec l’évolution de l’algorithme de Google, il tend à disparaitre. En effet, avec les différentes mises à jour de Google Panda et Google Penguin, le géant du web s’est doté d’armes efficaces contre certains procédés jugés malveillants. Il devient donc de plus en plus facile pour lui d’analyser et de mettre en évidence des choses bizarres sur votre site web.

Parmi les techniques de black hat les plus connues, il y’a le fait de truffer votre texte de mots-clés, d’utiliser des ancres suroptimisées, de créer des sites satellites ou encore de cacher des liens et mots-clés dans le code de votre page (la célèbre technique du cloaking qui consiste à présenter une page X aux internautes et une page Y aux moteurs de recherche).

 

Deuxième camp en lice : le white hat.

Le white hat, quant à lui, correspond au camp des gentils. Contrairement à son opposant qui possède une vision à court terme, le white hat se fiche des résultats rapides. Il a le temps, car il sait qu’au bout du terme, il sera le plus fort. Ses devises : « lentement mais sûrement » et « tout vient à point à qui sait attendre ».

Pour les adeptes du white hat, tout ce qui compte, c’est que leur site plaise aux internautes. En rendant les internautes contents, le site ou la page web attirera forcément l’attention des moteurs de recherche. La suroptimisation, c’est pas leur truc. Le white hat pense avant tout aux internautes en faisant son possible pour proposer des textes pertinents.

Évidemment, le white hat n’utilise aucun outil de création de contenus automatique. Il doit suer pour arriver à ses fins. Mais quand il y arrive, le résultat en vaut la chandelle puisqu’il sera difficile pour ses concurrents de détrôner un site bien placé sur les moteurs de recherche grâce à des techniques white hat.

D’ailleurs, peut-on parler de techniques white hat ? Oui et non. Oui, car il y’a un aspect technique qu’il faut maitriser (le remplissage des balises meta, la mise en place d’un bon maillage interne ou le fait de proposer une image cohérente avec le texte, entre autres). Et non, car finalement, le white hat, c’est simplement du bon sens.

En réalité, le white hat consiste à proposer à ses visiteurs une excellente expérience utilisateur en leur montrant que vous n’avez rien à cacher. Et, évidemment, cela a bien plus d’impact sur votre notoriété et votre référencement à long terme.

 

Et entre les deux : le grey hat.

Parce que le monde n’est pas si manichéen que ça, il existe aussi un autre camp : le grey hat. Ni bon, ni méchant, le grey hat est le fait d’utiliser conjointement des techniques de white hat et de black hat.

Petite parenthèse humoristique : ça me fait penser à chaque fois au célèbre sketch Télémagouilles des Inconnus.

Mais revenons à notre cher web et au grey hat. Si vous souhaitez optimiser une page, mais que vous voulez aussi en améliorer l’expérience utilisateur, vous faites du grey hat. Par exemple, en écrivant un texte à partir d’un mot-clé et en le plaçant stratégiquement tout en pensant à fournir un contenu riche et pertinent, vous faites du grey hat. De plus, si vous êtes partisan de l’échange de liens entre sites, vous faites aussi du grey hat (après, tout dépend de la qualité de votre maillage externe).

En réalité, si vous jouez avec les règles du white hat mais que vous voulez franchir de temps en temps la barrière pour aller voir si l’herbe est plus verte du côté du black white, vous faites du grey hat. Et il ne faut pas se leurrer, c’est ce que nous faisons tous.

 

Black hat, white hat, grey hat : que choisir ?

Le robot Google en charge de l’analyse des pages web est un petit programme qui parcourt automatiquement internet. N’étant pas humain, il est toujours possible de lui trouver des failles qui marcheront à coup sûr pendant un certain temps. Par contre, au fur et à mesure, ce programme devient de plus en plus complexe et intelligent, afin de dénicher les utilisateurs de black hat.

Cela dit, si vous avez d’excellentes connaissances techniques, vous pouvez tout à fait vous tourner vers le black hat. Par contre, vous devez être prêt à changer des éléments de votre site web 24/24 et 7/7. En effet, le black hat est intéressant tant vous ne vous faites pas prendre. Si Google vous prend la main dans le sac, je vous laisse lire les témoignages des personnes qui ont subi une pénalité du géant californien. Votre site peut être désindexé des SERP du jour au lendemain. Et ça, ça fait mal.

De l’autre côté, le white hat nécessite énormément de temps pour voir apparaitre les premiers résultats. Temps que certains entrepreneurs n’ont pas. Car, en effet, le white hat demande un gros investissement au quotidien pour fournir des contenus uniques, pertinents et originaux et pour proposer un site propre. Si vous avez le temps ou l’argent nécessaire, je ne peux que vous inciter à rester du bon côté de la Force.

 

En réalité, l’essentiel est de mixer les deux intelligemment afin d’équilibrer white hat et black hat. Ainsi, vous gagnerez rapidement des places sur les SERP tout en fournissant aux internautes et aux robots des pages qualifiées. De toute façon, dites-vous bien que les techniques de black hat ne sont possibles que sur du court terme. Avec l’obligation de retravailler souvent votre site pour lui éviter d’être sévèrement pénalisé. En utilisant le white hat, vous mettez du temps à voir des résultats. Mais vous êtes sûr de garder un site propre, sans duplicate content ni suroptimisation d’URL et d’utilisation intensive de mots-clés (longue traine ou non). De plus, vous augmenterez la durée de vie de vos pages.

À vous de voir ce que vous préférez : des techniques à court terme nécessitant un suivi régulier et de nombreuses modifications ou une méthode longue qui vous offre de solides résultats sur le long terme.