À quoi sert un(e) secrétaire de rédaction ?

Aujourd’hui, j’accueille sur ce blog Véronique Tran Vinh, secrétaire de rédaction. Parce que j’avoue que je connais mal cette profession, je lui ai demandé de nous expliquer ce qui différencie le/la secrétaire de rédaction du rédacteur web.

Je la remercie donc d’avoir répondu à ma demande et lui laisse le soin de nous parler de son métier :

 

Mettre en forme l’information est la fonction essentielle du secrétaire de rédaction (SR), quel que soit le média (print ou web). Le métier de secrétaire de rédaction est historiquement issu de la presse, mais il est présent également aujourd’hui dans les agences de communication éditoriale, qui possèdent des pôles contenus importants (publication de journaux internes, de magazines clients, de rapports d’activité, etc.).

Les tâches du secrétaire de rédaction sont à géométrie variable selon le secteur (presse ou communication) et le type de presse (magazine, quotidienne ou en ligne), mais il y a au moins un point commun : la relecture sur le fond et sur la forme. Le secrétaire de rédaction travaille avec le ou les rédacteurs du support, mais il est également en lien avec tous ceux qui réalisent le support (le graphiste ou maquettiste, l’iconographe en charge des illustrations ou photos, etc.) Il a donc une fonction centrale dans l’élaboration d’une publication.

 

Pourquoi un secrétaire de rédaction, en plus du rédacteur ?

L’editing est le travail qui consiste à mettre en avant les informations essentielles pour le lecteur à travers la « titraille » (titre, chapô, inters, légendes, etc.) et à veiller à la clarté de tous les éléments de circulation dans la page (rubriquage, encadrés, relances, etc.). Le rédacteur étant trop concerné par son article, il faut, pour s’assurer d’un bon editing, un acteur neutre qui apporte un regard critique sur le texte.

Le SR a donc un rôle complémentaire à celui du rédacteur et doit être force de proposition par rapport à celui-ci. Le dialogue entre rédacteur et secrétaire de rédaction est primordial pour respecter le sens voulu par le premier et améliorer la compréhension du texte si nécessaire.

 

La spécificité du secrétaire de rédaction dans le web

La presse en ligne étant encore relativement « jeune », il n’existe pas d’organisation type… D’autant que bien des sites se passent purement et simplement de secrétaire de rédaction, ce qui saute aux yeux quand on voit leur qualité rédactionnelle !

Globalement, on peut dire que, dans le web, le travail du secrétaire de rédaction va se rapprocher de celui d’un éditeur.

Le travail classique de relecture

C’est le même travail que celui d’un secrétaire de rédaction « print ». Le secrétaire de rédaction doit veiller à l’orthographe, à la grammaire, à la cohérence des informations diffusées, ainsi qu’à la clarté et à la fluidité du texte (propositions de reformulation en cas de répétitions ou de lourdeurs).

En général, une première lecture est effectuée sur la copie brute (rédigée par le rédacteur ou journaliste) et permet de porter ses efforts sur le fond du texte (exactitude et cohérence des informations et des éléments contextuels) tout en éliminant les fautes d’orthographe.

Après mise en page par le maquettiste, la copie revient au secrétaire de rédaction pour une deuxième lecture. Cela permet de procéder à de nouvelles corrections et surtout, de faire l’editing du texte.

L’adaptation du contenu imprimé à l’écran

Notamment quand il s’agit de sites dérivés de journaux écrits.

Particularités de l’éditing web :

  • La titraille doit être plus rigoureuse que pour le print : elle doit être comprise immédiatement (ce qui exclut souvent l’humour au deuxième degré !) sans l’environnement de la mise en page.
  • Le rapport image-texte doit être encore plus méticuleux, car chaque élément peut se trouver disjoint au moment de la lecture.
  • Contrairement au print, l’attention portée à la présentation de la copie (bonne coupe de mots, pas de lignes creuses, etc.) sera moins grande, la mise en ligne étant souvent effectuée par une autre personne que le secrétaire de rédaction web et la gestion de ces éléments dépendant de l’éditeur de contenus utilisé.

L’editing de la page et la mise en valeur de tous ses éléments

Cela concerne la page visible à l’écran, mais également tous les liens que les lecteurs sont invités à utiliser : vers les archives, vers d’autres sites ou blogs, etc.

Le secrétaire de rédaction web doit éditer, non seulement des textes (Front page editor), mais aussi des images et des sons. Dans l’idéal, il doit donc travailler sur les premiers niveaux de lecture, mais aussi de vision et d’écoute.

Pour rédiger cet article, je me suis appuyée sur l’excellent livre de Louis Guéry et Stéphane Lutz-Sorg : Le secrétariat de rédaction, Victoires Éditions.

Comment mettre en place une stratégie SEO pour votre blog professionnel ?

Il y’a quelques temps, Thomas du blog leportagesalarial.fr m’a demandé s’il pouvait écrire un mot sur mon blog. Parce qu’il m’a paru sympa et que je refuse rarement ce type de requête, j’ai accepté avec plaisir.

Je lui laisse donc nous parler de sa vision de la stratégie SEO pour un blog professionnel :

 

Le blog est un outil incontournable à tout consultant qui souhaite augmenter sa visibilité auprès de sa cible. Toutefois, il devra, lui-même, être visible. Ce qui nécessite la mise en place d’une stratégie SEO, en respectant les étapes suivantes.

 

Tirer profit du Netlinking

Bien que bon nombre de « professionnels » pensent le contraire, le Netlinking constitue toujours une technique de référencement efficace. Il consiste, comme son nom l’indique, à travailler sur les liens pour augmenter la visibilité d’un blog. Cette technique est plus efficace si elle est associée à l’échange d’articles ou de liens avec des partenaires travaillant sur le même thématique. Il faut aussi faire en sorte que ces liens puissent inclure les mots-clés correspondant à son activité.

Il est important de le préciser, Google sanctionne les dérives dans le recours au Netlinking. En effet, certains professionnels n’hésitent pas à inclure dans leurs contenus, des liens qui n’ont aucun trait commun avec le sujet traité.

 

Créer des contenus pertinents et optimisés

Un blog ne sert à rien si l’on n’y propose pas régulièrement de nouveaux contenus. Ces derniers devront toutefois répondre à divers critères pour être visibles par la cible du consultant. Le premier critère est l’existence de mots-clés pertinents, c’est-à-dire correspondant aux termes les plus utilisés par les clients potentiels pour effectuer des recherches sur l’activité, dans les moteurs. Il faut notamment miser sur les mots-clés ciblés.

Les contenus doivent également être vivants. Ainsi, le consultant devra éviter de présenter à chaque fois un bloc de texte non accompagné d’illustrations. Le mieux est d’afficher, en plus d’un texte bien structuré, des photos et/ou des vidéos, entre autres.

Enfin, les contenus devront être de qualité. Ce qui implique à la fois de l’originalité et une richesse d’informations.

 

Contribuer

Google, pour déterminer la position d’un site, se réfère aussi à ce que l’on appelle les backlinks, c’est-à-dire les liens pointant vers le blog du consultant. Pour avoir ces liens, ce dernier devra répondre à un mot d’ordre « contribuer ». Il est ainsi nécessaire de rédiger et de publier sur un autre blog en prenant soin, bien sûr, de mettre dans chaque texte des liens redirigeant vers ces pages. On peut aussi participer à des forums acceptant des commentaires en dofollow, tout en y insérant ces liens. Il faut toutefois s’assurer que la promotion de sites soit autorisée sur un forum avant d’y publier.

 

Nous retrouverons prochainement Thomas dans un nouvel article sur le portage salarial (qui est un sujet qui m’intéresse aussi). En attendant, je le remercie de nous avoir partager sa vision de la stratégie SEO à travers ces 3 points importants.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Mon métier de rédactrice web : de la rédaction au storytelling

Cette fois encore, je laisse ma place à une invité : Audrey Schoettel du site www.francecopywriter.fr. Elle vient nous parler de sa vision du métier de rédactrice web :

 

Avant d’entamer ma propre storytelling, je dois remercier Romain Gerbet pour son invitation sur son blog. Vous conviendrez que c’est très agréable de partager la tribune d’un autre rédacteur web. Autour d’un thé au caramel et d’un gâteau au chocolat, on peut déclamer des vers sur son métier sans même s’en apercevoir même si l’histoire ne débute pas vraiment là.

Mon aventure de rédactrice web a commencé il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine…

 

Un crayon, un avion et de l’imagination

Lorsqu’on choisit de s’orienter dans un métier littéraire, c’est par vocation, car on ressent un amour inconditionnel pour les mots, ce qu’ils expriment et ce qu’ils représentent. Pour moi, ils représentent la liberté. Pourtant, lors de mes études supérieures, j’ai renoncé à cet amour littéraire pour la froideur et la rigueur des chiffres.

Je me suis engagée en comptabilité et j’ai conclu mes études sur une bonne note. Après avoir exercé ce beau métier durant de nombreuses années, la lassitude grignotait mon cœur d’enfant. J’ai finalement décidé de revenir à mes premiers pas chancelants en littérature. En pleine crise de la trentaine, j’ai trouvé un tas de feuilles vieillies dans une malle en plastique. Sur l’une d’elles s’étalait une écriture enfantine racontant, non sans incohérences, l’histoire d’une petite fille qui grimpait dans une fusavion pour rejoindre un être étonnant à l’autre bout de l’univers. Ce bonhomme étrange avait envoyé un message à travers l’espace et le temps pour écraser sa pesante solitude dans le but de trouver un ami. La fillette rejoignit l’extraterrestre et le récit s’achevait.

Je me suis remémoré ces phrases et je me souviens même de la source de cette histoire : un crayon de papier décoré de deux silhouettes se tenant par la main et montant dans un avion.

Je venais d’obtenir ma révélation, qui consistant tout simplement à écraser ma propre solitude en reprenant mon crayon. Changer de métier devient alors une évidence.

 

La comptable se déforme et la rédactrice web se forme

Grandir, c’est choisir ou renoncer, diront certains. J’ai donc abandonné mon métier de comptable pour me former à la rédaction web, bien que j’ignorais encore par où entamer les recherches sur ce métier de l’ombre.

Pour commencer, il me fallait comprendre le référencement naturel, le fonctionnement des moteurs de recherches, ainsi que les grands principes de l’écriture et de la lecture sur écran. Si certains aspects sont intuitifs, d’autres nécessitent des connaissances précises. Mais la question demeurait mystérieuse : comment devient-on rédactrice web ?

Comme de nombreuses personnes, j’ai commencé à me renseigner sur les formations continues en rédaction web. J’ai découvert que certaines universités proposaient, depuis quelques années, un cursus pour devenir rédacteur.

J’ai retenu 3 formations :

Malheureusement, je m’y suis prise trop tard pour intégrer ces formations. Toujours motivée par mon projet, j’ai cherché d’autres moyens de me former à court terme. J’ai rencontré des ténors et des pionniers du métier et du SEO, assisté à de nombreuses conférences, participé à des ateliers et rédigé des textes sur commande.

 

Le métier de rédactrice web

Au fil de mes expériences, j’ai remarqué que le métier de rédactrice web était évolutif. La rédaction web ne se limite pas à la simple transmission d’informations. Il y a des règles, des codes dans la rédaction professionnelle que l’on ne peut ignorer si l’on souhaite évoluer avec les mises à jour de Google, le Big Data et les attentes des internautes. Le critère éditorial n’est pas le seul à prendre en compte dans la rédaction.

Bien entendu, la rédaction doit être irréprochable (orthographe, grammaire, syntaxe, construction, articulation logique, vocabulaire, etc.), mais ce n’est pas uniquement ce point qu’il faut travailler. Les règles du référencement naturel rythment aussi la rédaction web. Aucun rédacteur web ne peut proposer des contenus qui ne respectent pas les préconisations du SEO. Finalement, j’ai découvert qu’on doit être concepteur-rédacteur et pas seulement rédacteur web.

 

Un pas de plus vers le métier de rédactrice web

Après avoir compris les enjeux de la rédaction web, je me suis décidée à entrer en scène. J’ai conçu un site internet pendant 3 mois, en développant un espace client performant dans lequel j’ai pris soin d’exposer mes textes aux règles du référencement naturel. J’ai mis au point, avec un développeur, un éditeur qui contrôle mes contenus et les confrontent à différents points exigés par Google et reconnus par les référenceurs.

Cet outil a été un véritable défi, mais il m’a permis de perfectionner ma plume pour qu’elle réponde aux exigences du web. Je me suis investi dans un projet de partenariat et d’échanges afin d’assurer une qualité de services à mes clients.

Francecopywriter est aujourd’hui bien plus qu’une vitrine, c’est un outil au service de mes clients. Aujourd’hui, je propose de nombreux types de contenus (billets de blog, pages de site, ebooks, dossiers, print, stratégie de contenu, community management, etc.) que j’ai appris à rédiger.

Maintenant, je me sens également prête à transmettre mon savoir tout en poursuivant ma propre quête. Je continue la rédaction web parce que c’est une passion, un art de vivre et, à côté de cela, je propose des conférences et prochainement des formations sur la rédaction, la stratégie de contenu et bien d’autres thèmes passionnants.

La Francecopywriter Academy ouvrira bientôt ses portes et accueillera ses élèves dans de nombreuses villes pour aider à réaliser des rêves et permettre à ceux qui le souhaitent de devenir rédacteur web à leur tour, d’ajouter une corde à leur arc ou d’enrichir leurs connaissances et leur culture générale.

L’écriture, pour moi, c’est simplement une porte qui donne accès aux rêves les plus fous et nourrissant les plus petits espoirs pour les amener à maturité.

Plateformes de contenu web : on paie pour ce qu’on a !

Cette semaine, je laisse la place à Nathalie Ewert, rédactrice de l’excellent site www.redactio.fr. Elle nous donne son avis sur les plateformes de contenu web :

Welcome dans le monde (pas si) doré des plateformes de contenus ! Comme dans un supermarché, il y a de tout et à tous les prix, mais pour la qualité, mieux vaut s’adresser à un spécialiste.

 

Un rapport qualité/prix vraiment intéressant ?

Acheter un contenu sur une plateforme en ligne ne coûte vraiment pas cher, et c’est rien de le dire !

Sur Redactiweb par exemple, vous paierez au max 40€ pour un texte de 500 mots rédigé par un rédacteur 4 étoiles, chez Textbroker c’est encore moins cher (6,5 centimes le mot) : 32,50€ pour un texte top qualité de même longueur. A ce prix-là, on obtient un texte sans faute de grammaire ou d’orthographe, qu’on verrait bien sur Wikipédia par exemple.

Sinon, on peut payer moins cher encore : 6,50€ (oui, oui !) pour un texte rédigé avec des moufles, Bescherelle en option, avec une conception toute particulière de la syntaxe. Le client achète donc un texte qu’il devra corriger ! Mais bon, la plateforme le prévient : le texte « peut contenir des fautes dans l’orthographe, la grammaire et/ou l’expression ». Ouf !

Ceci dit, êtes-vous sûr(e) que ce qui est écrit dans votre contenu est juste ? Que les sources sont bonnes, que les infos ont été validées ? Mieux vaut, en plus des corrections orthographe/grammaire, vérifier qu’il n’y a pas d’erreur de sens, que le vocabulaire utilisé est conforme à celui de votre secteur d’activité… bref vous allez en mettre du temps à relire et à corriger et au final, le tarif de votre contenu ne sera plus si compétitif.

Mais il n’y a pas que le tarif…

 

Les rédacteurs sont-ils formés et expérimentés ?

Les rédacteurs sont évalués par la plateforme sur des critères plus ou moins obscurs pour déterminer leur coût. Ils peuvent ensuite être notés par les clients, et là, bonjour la subjectivité !

Je suis sûre qu’il y a de très bons rédacteurs freelances qui ont choisi de bosser sur ces plateformes afin de s’assurer un (petit) revenu et/ou des commandes régulières. Mais en ce qui concerne les autres… Eh bien on ne sait pas toujours si ils ou elles ont bien les acquis nécessaires, la formation ad hoc, etc…Tout le monde pense savoir écrire, cela a l’air simple et naturel (pas comme coder en HTML par exemple).

Justement : le travail du rédacteur ne consiste pas seulement à écrire. Et c’est bien là que le bât blesse. « Pondre » du contenu à ce coût-là, en grande quantité, sur des sujets hyper variés ne permet pas une bonne prise de connaissance des besoins du client, du contexte de la rédaction, des objectifs (SEO, communication…) de la stratégie de contenu, bref de tout ce qui fait que le boulot d’un rédacteur web a un sens. Et cela a un coût, en heures, et en budget bien sûr.

 

En conclusion, avec les plateformes de contenus, le rapport qualité/prix est souvent médiocre, et surtout, il manque ce qui fait l’essence même du travail du rédacteur web : la gestion de projet et la relation client.