3 fautes de français courantes (et astuces pour les corriger une bonne fois pour toutes).

Quand j’écris mes textes, il m’arrive de rester bloqué sur un mot ou une expression et de me demander comment l’écrire. En effet, notre belle langue française est réputée pour être une des plus complexes.

Ainsi, je vous propose de revenir sur une 3 fautes de français courantes. Dans cet article, voyons plus en détail comment écrire les couleurs, les chiffres et comment accorder le participe passé sans faire d’erreurs.

 

Comment accorder des adjectifs de couleur ?

Nous pouvons le dire : les couleurs sont de vraies plaies. De nombreuses personnes ne savent même pas que certains adjectifs de couleur doivent être accordés alors que d’autres non. Mais comment les différencier ?

Deux sortes d’adjectifs de couleur.

En fait, avant tout, je pense que vous savez que les adjectifs de couleur s’accordent en genre et en nombre avec le nom qu’ils complètent.

Par exemple : des tissus rouges.

Mais là où ça se corse, c’est si l’adjectif de couleur est aussi un nom commun. Si c’est le cas, l’adjectif de couleur est invariable.

Par exemple : des tissus orange ou des tissus marron.

Ainsi, quand vous avez affaire à un adjectif de couleur qui est aussi un nom (chocolat, champagne, azur, bronze, argent, café, abricot, taupe, etc.), considérez cet adjectif comme invariable.

Le français étant ce qu’il est (nos linguistiques aiment compliquer les choses), sachez que certains adjectifs de couleur caractérisés comme des noms s’accordent avec le nom. C’est le cas de : rose, fauve, incarnat, mauve, pourpre, écarlate et vermeil. Pas de moyens mnémotechniques pour ceux-là, il faut les apprendre par cœur.

Le cas des multiples adjectifs de couleur.

Aussi, si vous qualifiez un nom avec un double adjectif de couleur (rouge écarlate, jaune fluo, bleu foncé…), ils sont invariables.

De plus, si vous utilisez deux adjectifs de couleur pour qualifier un nom, il vous faut rajouter un trait d’union (rouge-orange, gris-noir…).

Et finalement, pour finir avec les couleurs, il existe un dernier cas de figure difficile à accorder. C’est le cas où vous voulez qualifier plusieurs objets avec différentes couleurs. Prenons le cas de « stylos ». Faut-il écrire « des stylos bleu et noir » ou « des stylos bleus et noirs » ? En fait, les deux sont possibles. Vous utiliserez le premier cas si chaque stylo est bleu et noir. Le second sera utilisé si vous avez des stylos uniquement bleus et des stylos uniquement noirs.

 

Comment écrire les chiffres en lettre ?

Même si nous écrivons généralement les chiffres en chiffre arabe, il nous arrive parfois de devoir les écrire en lettre. Pour ne pas paraître stupide en rendant un chèque ou en complétant un document officiel, il peut être donc intéressant de connaitre les règles des chiffres.

Le cas des chiffres simples et des chiffres composés.

Passons sur les chiffres simples (un, deux, trois, diz, vingt, soixante, cent et mille) et parlons plutôt des nombres composés. À savoir : les nombres composés inférieurs à 100 doivent tous être écrits avec un trait d’union.

Par exemple : soixante-deux ou encore quarante-sept.

Exception à la règle : les nombres composés qui se terminent par 1 SAUF 81 et 91 (soit quatre-vingt-un, quatre-vingt-onze). Pour tous les autres, vous rajoutez la conjonction « et » sans trait d’union.

Par exemple : cinquante et un ou encore vingt-huit.

L’accord des chiffres.

Ça, c’était pour commencer doucement. Maintenant, passons à ce que nous redoutons tous : l’accord des chiffres.

  • Commençons par le chiffre 1 qui est invariable en nombre, mais pas en genre (on ne peut donc pas le mettre au pluriel, mais on peut, par contre, le féminiser).

Par exemple : un livre, une table, quarante et un crayons, vingt et une lettres.

  • Sachez que le pluriel ne commence qu’à partir de 2. Ainsi, si vous devez utiliser des nombres à virgule (1,6 par exemple), ne mettez pas de pluriel au nom.
  • Pour 20 et 100, vous ne les accordez que quand ils sont multipliés par un chiffre sans être suivis par un autre.

Par exemple : cinq cents et cinq cent deux ou quatre-vingts et quatre-vingt-six.

  • Quoiqu’il arrive, 1000 est toujours invariable.
  • Si vous utilisez un nombre pour indiquer une date, un numéro de rue, un numéro d’ouvrage ou encore pour nommer un souverain, ce nombre sera toujours invariable.

 

Tout savoir sur l’accord avec le participe passé et le COD.

Voyons maintenant une règle d’écriture française qui occasionne de nombreuses erreurs chez de nombreux rédacteurs : l’accord avec le participe passé. Eh oui, nous allons nous replonger dans nos anciens cours de français puisque nous allons évidemment parler du COD (Complément d’Objet Direct).

Premier cas : l’accord avec le verbe être.

Passons rapidement sur le cas du verbe être. En effet, le verbe être est magnifique puisque, quand vous le voyez dans une phrase, vous savez que le participe passé s’accorde toujours avec le sujet. Qu’il soit placé avant ou après le verbe, c’est pareil. Pas besoin de se prendre la tête plus longtemps.

Deuxième cas : l’accord avec le verbe avoir.

Le verbe avoir, quant à lui, est beaucoup plus compliqué à appréhender. En effet, pour le verbe avoir, sachez qu’il y’a des cas où vous devez accorder le participe passé et d’autres où vous ne devez pas le faire.

Petit rappel avant de commencer : le COD est un groupe nominal qui se reconnait en le remplaçant par un pronom interrogatif (qui, que, quoi, etc.) ou un pronom personnel (me, te, se, le, nous, vous, le, la, les).

Par exemple : J’écris un article (j’écris quoi ? Un article. Donc « un article » est un COD).

Maintenant que vous pouvez identifier le COD dans une phrase, passons aux choses sérieuses.

Prenons le cas où le COD est placé après le verbe. Dans ce cas, vous n’accordez pas le participe passé.

Par exemple : J’ai rédigé un article.

Maintenant, il peut arriver que le COD soit placé avant le participe passé. Dans ce cas précis, vous accordez le participe passé avec le COD, qu’il soit sous la forme d’un groupe nominal, d’un pronom ou d’un pronom interrogatif.

Par exemple : les lettres que j’ai rédigées (j’ai rédigé quoi ? Les lettres).

Généralement, le COD est placé avant le participe passé selon trois cas :

  • Au sein d’une proposition relative introduite par « que » : parce que ce pronom est neutre (il ne possède ni genre ni nombre), l’accord doit être fait avec ce qui le précède.

Exemple : Les articles que j’ai rédigés.

  • Au sein d’une phrase interrogative : dans le cas où l’interrogation porte sur le COD, celui-ci est placé en début de proposition, avant le sujet et le participe passé.

Exemple : Combien d’articles a-t-elle rédigés ?

  • Dans le cas où le COD est un pronom personnel (le, la, les ou encore l’).

Exemple : J’ai publié des articles sans les avoir relus.

À noter : certains verbes ne peuvent pas avoir de COD. De ce fait, leur participe passé est invariable. C’est le cas, par exemple, de : douter, insister, agir, accéder ou encore briller. Cela vaut aussi pour les verbes impersonnels (neiger, falloir, pleuvoir, etc.).

Troisième cas : participe passé suivi d’un infinitif.

Dernière chose : il peut arriver qu’un participe passé soit suivi par un verbe à l’infinitif. Dans ce cas, faut-il accorder notre participe passé ou non ?

Encore une fois, oui et non. Car cela dépend, en fait, de la place du nom ou du pronom. Ainsi, si le nom ou le pronom se situe avant le participe passé, vous l’accordez. Sinon, vous ne l’accordez pas.

Par exemple :

  • Cette chanteuse que nous avons entendue chanter au concert avait une voix magnifique. (accord)
  • Nous avons voulu écrire des articles, mais nous manquions de temps pour cela. (Pas d’accord)

De même, il peut arriver que le nom ou le pronom ne puisse être relié au participe passé. Ainsi, même si celui-ci est placé avant le participe passé, vous ne devez pas l’accorder.

Par exemple :

Les articles que nous avons voulu écrire sont encore en attente de validation. (les articles ne sont pas voulus)

Avec cet article, j’espère vous avoir aidé à faire la paix avec notre belle langue. Les trois erreurs de français citées sont pour moi les plus courantes et celles que nous rencontrons le plus au quotidien. Dans un futur article, nous en verrons d’autres.