Les clés pour surmonter la perte d’un client important.

En tant que freelance et indépendant, nous avons toutes et tous dû faire face, un jour ou l’autre, à la perte d’un client important.

Dans les deux cas, c’est rarement une nouvelle qui fait plaisir. Enfin, sauf quand votre client était un enquiquineur chronophage et que c’est vous qui avez mis fin au contrat.

Par contre, quand la fin de contrat arrive subitement, cela peut vous laisser abasourdi(e). Même si vous vous y attendiez.

Comment l’affronter ? Comment rebondir ? Et surtout, comment éviter ce genre d’incidents de parcours à l’avenir ?

Je vous propose quelques pistes de réflexion.

 

Avant la mauvaise nouvelle

Parfois, vous le voyez venir. Peut-être parce que vous estimez que votre travail n’est pas aussi bon qu’avant ? Ou peut-être parce que votre client vous en demande toujours plus tout en refusant de réévaluer son budget.

Dans tous les cas, si vous voyez que votre prestation commence à aller à vau-l’eau, n’attendez pas pour réagir. La première chose à faire est de parler ouvertement avec votre client. Dites-lui ce que vous ressentez et faites-lui savoir que ce qu’il vous demande ne vous correspond plus.

Le tout étant de rester ouvert au dialogue et de ne pas vous fermer.

Évidemment, si vous êtes en position de faiblesse, vous aurez du mal à faire valoir votre point de vue. C’est le cas souvent des autoentrepreneurs et indépendants qui n’ont qu’un seul client. Surtout s’il assure la majorité de votre chiffre d’affaires.

Il va être plus facile de négocier avec une petite entreprise qui a autant besoin de vous que vous d’elle qu’une grosse multinationale avec un fort turn-over.

Cela dit, dites-vous que si une personne fait appel à vous, c’est qu’elle a besoin de vos services.

En vérité, c’est pour cela que je n’aime pas parler de client, mais plutôt de partenaires.

Vous êtes deux entreprises qui ont chacune besoin l’une de l’autre.

Dans tous les cas, ne prenez jamais un client comme acquis. Même si vous travaillez ensemble depuis longtemps, il peut y avoir de nombreuses raisons pour qu’il ne fasse plus appel à vous.

Par exemple :

  • L’équipe change et emploie sa propre stratégie (et vous n’en faites plus partie) ;
  • La personne qui fait appel à vous décide d’aller voir ailleurs ;
  • Votre client n’a plus de budget ;
  • Votre client n’a tout simplement plus besoin de vous ;
  • L’entreprise préfère maintenant réaliser la tâche qui vous était confiée en interne ;
  • Vous êtes devenu(e) trop cher/ère ;
  • Vous n’êtes plus indispensable et l’entreprise a décidé de faire des économies en ne vous payant plus ;
  • Etc.

Donc, les conseils que je vous donne :

  • Faites une veille régulière afin d’être toujours au courant des dernières évolutions de votre secteur ;
  • N’ayez jamais qu’un ou deux clients (plus facile à dire qu’à faire au début, j’en conviens) ;
  • Privilégiez un grand nombre de petits clients plutôt qu’un petit nombre de gros clients afin de n’être jamais en position de faiblesse ;
  • Ne vivez pas au-dessus de vos moyens pour ne pas vous retrouver avec le couteau sous la gorge dans les moments les plus difficiles ;
  • N’arrêtez jamais votre prospection.

 

Affronter ce moment difficile

Nous y voilà : la décision est tombée. Malgré toute votre bonne volonté, votre client n’a plus besoin de vous.

Si c’est un petit client, vous ne vous faites pas trop de soucis. Vous savez que vous en retrouverez d’autres.

Si c’était un gros client, le doute commence à vous envahir. C’est tout à fait normal. Vous êtes en train de vivre une sorte de petit deuil (à nuancer en fonction de l’importance de votre client).

Il vous faudra passer par 5 étapes :

  • Le choc lié à la nouvelle ;
  • Le déni : « c’est pas possible ? Je ne viens pas de perdre mon plus gros client ! Pas maintenant ! » ;
  • La colère : « pourquoi maintenant ? Pourquoi me virer moi et pas un autre ? »
  • La tristesse : « mon entreprise est fichue » ;
  • L’acceptation : « c’est pas grave, je vais retrouver d’autres clients ».

Quand on perd un proche, on peut se donner le temps de se reconstruire. Pour une entreprise, il faut vous remonter les manches rapidement pour ne pas mettre la clé sous la porte.

Ainsi, vous pouvez en profiter pour prendre quelques jours de vacances afin de vous donner le temps de réfléchir à la suite des choses.

Vous pouvez aussi profiter de ce temps libre pour faire des activités enrichissantes qui vous permettront de prendre un peu de recul.

À ce moment, vous pourrez avoir envie de tout arrêter. Discutez-en avec vos proches et donnez-vous un ultimatum ainsi qu’un objectif : « dans 6 mois, si je n’ai pas réussi à retrouver X clients et à faire X € de chiffre d’affaires, je dois me rendre à l’évidence qu’il est temps de faire autre chose ».

Mais surtout, ne prenez aucune décision sans avoir pesé le pour et le contre. Vous pourrez le regretter plus tard. Et ne vous réfugiez pas dans des contrats faciles à récupérer, mais chronophages et peu rémunérateurs.

Si l’activité reprend (ce que j’espère pour vous), vous vous en mordrez les doigts.

 

Les clés pour rebondir

Pour rebondir après ce genre d’échecs, vous avez plusieurs solutions.

La première consiste tout simplement à reprendre votre prospection comme avant (ou à l’intensifier si vous ne l’aviez jamais arrêtée). Si vous avez trouvé votre premier client comme cela, vous n’aurez aucun mal à en trouver d’autres.

Quelques idées, pêle-mêle :

  • Prendre contact avec des professionnels sur les réseaux sociaux professionnels ;
  • Parler de votre recherche de mission à vos proches ;
  • Assister à des événements dédiés à l’entrepreneuriat ;
  • Faire des réunions de networking et du speed-meeting entre professionnels ;
  • Reprendre contact avec vos anciens clients: d’ailleurs, même si vous ne travaillez plus avec eux, n’hésitez pas à leur envoyer un message au Nouvel An, par exemple. Cela pour vous rappeler à eux.

La seconde, c’est si vraiment vous vous retrouvez sur la paille, sans moyen de payer vos factures. Il vous faut alors trouver de l’argent très vite. Vous pouvez alors opter pour un CDD ou de l’Intérim. De toute façon, il ne faut pas se leurrer : vu l’état actuel du marché du travail, vous aurez beaucoup de mal à trouver directement un CDI. Et au moins, ça a l’avantage de vous laisser le temps de vous questionner sur votre futur professionnel.

Le tout étant de demander à votre employeur s’il n’y a pas de clause dans le contrat concernant le fait d’être auto entrepreneur et salarié en même temps (clause de non-concurrence, par exemple).

Pendant que vous gagnez un revenu qui vous permet de subvenir à vos besoins, n’hésitez pas à répondre aux annonces que vous trouvez. L’avantage étant que vu que vous n’avez pas beaucoup de temps pour vous, du fait de votre emploi, vous allez éviter celles qui sont le moins rémunératrices.

De plus, en n’étant pas la tête dans le guidon, vous prendrez un peu de recul vis-à-vis de votre activité d’indépendant. Si vraiment vous voyez qu’il est difficile de retrouver des clients intéressants, peut-être est-il temps de vous réorienter vers une autre activité, capable de vous rendre heureux/se et de vous apporter plus de sérénité ?

Il existe des cabinets de recrutement pour chaque secteur. Privilégiez le vôtre (évidemment). Quoique cela peut aussi être l’occasion de tester d’autres métiers, proches de vos compétences ou de faire une formation.

Enfin, remettez à jour vos CV et vos profils en ligne si vous ne l’avez pas déjà fait.

Un excellent site que je vous conseille : Doyoubuzz. Vous avez de nombreux outils pour créer un beau CV en quelques clics et le partager sur différentes plateformes d’emploi.

Et pourquoi ne pas profiter de ce temps libre pour créer un site perso/pro si vous ne l’avez pas déjà fait ? Avec un CMS tel que WordPress, vous créez votre blog facilement. Pour les sites e-commerce, je vous conseille Prestashop. Il existe ici d’autres outils tels que Drupal, Joomla, Magento ou osCommerce.

 

Dans tous les cas, voyez toujours le bon côté des choses. La perte d’un client n’est pas un moment agréable, c’est clair. Pourtant, c’est un des aléas du statut de freelance (et de chef d’entreprise). Les contrats n’ont pas une durée illimitée.

Ça vous rappelle qu’il est toujours indispensable de faire un minimum de prospection. Et surtout, c’est un moment idéal pour vous remettre en question.

Ce qui me semble primordial pour tout bon freelance (surtout dans des métiers créatifs).

Comment va évoluer le statut d’auto entrepreneur en 2017 ?

L’année 2016 devait être riche en annonces pour le statut d’auto entrepreneur. Finalement, ce dernier n’a pas bougé énormément (malgré les discussions sur le fait d’augmenter du double, voire du triple, les plafonds de chiffre d’affaires actuels).

Et l’auto entrepreneur de 2017 alors ? Que nous réserve cette nouvelle année pour tous les freelances qui ont choisi ce statut (dont je fais partie).

Voyons voir les premières prévisions et ce qui a déjà été mis en place.

 

Le plafond de chiffre d’affaires a été augmenté.

Quand on parle d’augmentation, on s’attend à des sommes qui font vraiment la différence. En vérité, il n’en est rien.

Jugez par vous-même :

  • Prestation de services : le plafond de CA est de 33 100 € (32 900 € en 2016) et le seuil de tolérance est de 35 100 € (34 900 € en 2016) ;
  • Achat et vente de marchandises : plafond de CA à 82 800 € (82 200 € en 2016) et seuil de tolérance à 90 900 € (90 300 € en 2016).

Autant vous dire que c’est peanuts.

À savoir : ces chiffres sont applicables à partir de janvier 2017, pour une année civile, sauf si vous démarrez votre activité en cours d’année. Dans ce cas, vous devrez appliquer la règle du prorata temporis.

Aussi, le seuil de tolérance ne concerne que les entreprises créées il y’a plus d’une année.

 

Un taux de cotisation qui augmente légèrement en 2017

J’avoue ne pas comprendre grand-chose pour les taux de cotisation.

En cherchant des informations sur leur évolution pour l’année à venir, je lis tout et son contraire.

Certains disent que ça baisse légèrement, d’autres qu’ils stagnent et d’autres encore qu’ils progressent.

Qu’en est-il vraiment ?

En recoupant différentes informations, j’en conclus que les taux de cotisations restent les mêmes pour tout le monde, sauf pour les professions libérales relevant de la CIPAV. Ce dernier était de 22,9 % en 2016 contre 23 % en 2017.

Pour les bénéficiaires de l’ACCRE, rien ne change non plus.

Par contre, si vous gagnez moins de 27 400 €, à partir du 1er janvier 2017, le taux des cotisations d’assurance maladie-maternité pourra diminuer jusqu’à 3 % (en fonction de vos revenus).

 

Légère baisse de l’ACCRE

En 2017, le taux de l’ACCRE sera revu à la baisse (en règle générale).

Ainsi, pour les activités de ventes de marchandises :

  • 1re année : 3,4 %(3,6 % en 2016) ;
  • 2e année : 6,7 %(7,1 % en 2016) ;
  • 3e année : 10,10 % (10,6 % en 2016).

Pour les professions relevant du RSI et autres prestations de service commerciales :

  • 1re année : 5,8 %(6,2 % en 2016) ;
  • 2e année : 11,6 % (12,3 % en 2016) ;
  • 3e année : 17,4 % (18,5 % en 2016).

Et pour les professions relevant de la CIPAV :

  • 1re année : 5,8 %(5,9 % en 2016) ;
  • 2e année : 11,5 % (11,7 % en 2016) ;
  • 3e année : 17,2 % (17,5 % en 2016).

 

Fusion de la CIPAV et du RSI

Aujourd’hui, un auto entrepreneur en profession libérale a deux interlocuteurs :

  • La CIPAV pour sa retraite ;
  • Le RSI pour les allocations familiales et la protection maternité et maladie.

Une réforme va fusionner ces deux régimes pour plus de facilités. Mais aussi pour une meilleure indemnisation des professionnels du libéral.

 

Moins de délais pour effectuer son stage de préparation à l’installation

Cela ne concerne que les auto entrepreneurs inscrits au répertoire des métiers donc, pas les rédacteurs web.

Cela dit, il me parait important de l’évoquer tout de même pour les personnes concernées (mais aussi pour savoir à quoi nous avons échappé).

Auparavant, il était obligatoire de réaliser un stage avant de pouvoir facturer ses clients. Problème : des mois pouvaient passer avant de se voir proposer une date de formation (merci l’administration).

Aujourd’hui, vous obtenez une date de stage sous 30 jours.

 

Plus de temps pour ouvrir un compte bancaire séparé

Le savez-vous : en tant qu’autoentrepreneurs, nous sommes obligés d’avoir un compte bancaire dédié à notre activité.

Ceci étant dit, cela me parait plutôt cohérent de pouvoir différencier la trésorerie de son entreprise avec ses propres économies.

Avant, cela devait se faire à l’ouverture. Maintenant, vous avez 1 an pour réaliser cette opération.

 

En lisant cet article, vous comprenez que les quelques changements du régime ne sont pas réellement les profonds bouleversements attendus.

2016 et 2017 sont, pour le moment, deux années relativement similaires. Par contre, l’accent semble être mis sur toujours plus de simplicité. Et ce n’est pas un mal, car nous sommes nombreux à ne pas comprendre grand-chose sur les différentes cotisations et sur les interlocuteurs à contacter en cas de besoin.

Toutefois, vous n’êtes pas sans savoir qu’une élection aura lieu aux mois d’avril et mai prochains. Certains candidats sont plus portés que d’autres sur l’entreprise.

À voir ce qu’ils nous réservent. Et surtout, à voir ce que notre nouveau président nous proposera, après avoir posé ses valises à Matignon.

Dans tous les cas, gageons que l’uberisation de la société et la difficulté à combattre le chômage auront un impact sur ce régime spécial.

Tout ce que peut vous apprendre la série Silicon Valley sur l’entrepreneuriat.

Pour la première fois sur ce blog, nous allons parler de série.

Eh oui, c’est un peu surprenant. Pourtant, je vous ai trouvé une petite pépite que vous vous devez de connaitre si ce n’est pas déjà le cas.

Je veux parler de la série Silicon Valley.

Diffusée sur HBO depuis 2014, elle est encore en production aujourd’hui. Nous attendons la 4e saison qui devrait arriver en 2017.

Nous y suivons la vie de la start-up Pied Piper qui a pour objectif de révolutionner le secteur des logiciels de compression à l’aide d’un algorithme surpuissant.

Vous comprenez donc que Silicon Valley va nous parler d’entrepreneuriat.

Je vous donne toutes les raisons de suivre cette série, aussi drôle qu’intéressante.

 

Une série comique avant tout

C’est un fait : les Américains sont des génies en termes de séries comiques. Nous pouvons dire ce que nous voulons et critiquer le fait que nous sommes envahis de films et séries américains. Pourtant, ils ont le don de nous pondre des histoires passionnantes sur des sujets qui ne se prêtent pourtant pas à rire (ici le monde de l’entreprise).

Ainsi, nous mettons de côté la bande de potes (style Friends ou How I Met Your Mother) pour suivre des personnes qui se lancent dans la création d’une start-up dans la Silicon Valley.

Que ce soit dans la psychologie des personnages, dans les nombreuses situations proposées ou dans le déroulement de l’histoire, le ton est léger et décalé.

Et ça fonctionne !

 

Silicon Valley est caricatural…

Ce qui est drôle dans Silicon Valley, c’est cette caricature cynique et désabusée de l’entrepreneuriat américain.

Que ce soit pour nous amuser ou pour dénoncer un système avec de nombreuses faiblesses : la caricature est présente dans chaque épisode.

Parfois, c’est flagrant (l’entreprise Hooli ou l’avocat de Pied Piper). D’autres fois, c’est plus discret.

Dans tous les cas, la série frappe souvent juste.

 

… Mais quand même réaliste

Faire de la caricature sans tomber dans l’excès est un exercice difficile.

Et Silicon Valley s’en sort plutôt bien.

Il est vrai que certains dialogues sont un peu graveleux. Certains rebondissements sont aussi parfois tirés par les cheveux.

Surtout quand les personnages se mettent dans des situations stupides par simple maladresse.

D’ailleurs, le pitch même de la série qui donne au héros le choix entre vendre son invention pour des millions de dollars ou faire appel à des investisseurs pour monter son entreprise (et toucher bien plus ensuite) est assez peu crédible.

À sa place, qui aurait choisi de ne pas céder à l’appât du gain ? Surtout qu’avec ces millions d’euros, il est ensuite facile de se lancer sur un autre projet et espérer décrocher le jackpot.

C’est le syndrome des séries qui doivent nous accrocher pendant de longues heures de visionnage. Sans ces situations bizarres, pas de série. Nous le savons bien.

Donc, nous passons sur ces quelques petits défauts pour nous concentrer sur la qualité de l’écriture et le déroulement de l’histoire dans son ensemble.

Et finalement, on y croit. L’intrigue est cohérente et crédible.

 

Un format d’épisode court

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, j’en ai marre de ces séries à rallonge. J’en ai marre de devoir me taper des dizaines de saisons de 24 épisodes de 50 min.

Je le faisais plus jeune, mais maintenant, je n’ai plus le temps (ni l’envie). Et qui dit saisons longues dit aussi de nombreuses lenteurs.

Il y’a de nombreuses séries que j’ai lâchées pour ça. L’histoire commençait bien avant de s’essouffler au fur et à mesure que les scénaristes tirent sur la corde.

Avec ses trois saisons d’une dizaine d’épisodes (8, 10 et 10) d’une trentaine de minutes, Silicon Valley se regarde bien. Personnellement, je profite de ma pause du midi pour visionner 2 épisodes à la suite.

Une quatrième saison est en cours de production. J’espère juste qu’ils pourront s’arrêter au bon moment.

 

Une galerie de personnages attachants

Une série n’est rien sans ses personnages. Et d’ailleurs, c’est ça le génie des scénaristes de séries : nous proposer des portraits d’hommes et de femmes auxquels on s’attache.

Peu importe leurs qualités et leurs défauts, nous pouvons nous identifier à eux, au moins sur certains points.

Silicon Valley ne déroge pas à la règle.

Tous les personnages sont intéressants, à leur manière.

Nous avons tout d’abord Richard Hendricks (le créateur de Pied Piper) qui est un développeur de génie, mais renfermé sur lui-même et mal à l’aise en public.

À l’opposé, il sera épaulé par Erlich Bachman, le gestionnaire de leur incubateur, aussi narcissique que vulgaire.

Nous avons aussi les deux développeurs, Bertram Gilfoyle (un sataniste cynique et nihiliste), Dinesh Chugtai (la caricature même du développeur) ainsi que Donald Dunn (surnommé Jared) qui aide Richard Hendricks à piloter son entreprise.

Sans oublier un de mes personnages préférés : Gavin Belson, le CEO de Hooli, aussi puissant que ridicule et manipulateur (un vrai personnage de théâtre comique).

Voici pour les principaux protagonistes. En parallèle, nous découvrons des personnages qui apparaissent moins souvent, mais tout aussi drôles : de Nelson Bighetti (Big Head) à Peter Gregory (malheureusement décédé avant la saison 2).

Ce sont eux qui nous donnent envie de continuer la série.

 

Parce que ça parle d’entrepreneuriat

Et finalement, la raison principale pour que je parle de Silicon Valley sur mon blog : la série traite avant tout d’entrepreneuriat.

Dès le départ, le médecin de Richard donne le ton en lui disant qu’il avait fait une erreur de refuser les millions d’euros pour préférer monter sa boite.

Là, on sent que la vie de ce pauvre Richard ne va pas être de tout repos.

Lui qui n’a jamais connu le monde de l’entreprise, il va devoir :

  • Créer un business plan ;
  • Faire des appels de fonds auprès d’investisseurs (la séquence est d’ailleurs à mourir de rire) ;
  • Pitcher son projet devant un public ;
  • Multiplier les salons ;
  • Embaucher et licencier(avec créations de contrats) ;
  • Faire des conseils d’administration ;
  • Se battre pour conserver son poste de PDG ;
  • Etc.

En somme, tout ce vit un entrepreneur d’une start-up grandissante.

À cela, on rajoute quelques concepts typiquement entrepreneuriaux tels que la matrice SWOT ou les méthodes agiles (dont la méthode Scrum).

Soit les scénaristes sont des entrepreneurs, soit ils se sont bien renseignés.

Dans tous les cas, si vous cherchez une série de qualité sur l’entrepreneuriat, je vous conseille fortement Silicon Valley.

Tout n’est pas à prendre au premier degré (heureusement d’ailleurs), mais le propos est intelligent et l’histoire passionnante.

En bref, une petite pépite à voir absolument !

Si vous l’avez déjà vu, qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous vous êtes reconnus dans certaines situations et/ou certains personnages ?

Les charges de l’auto-entrepreneur expliquées et illustrées.

Nous sommes déjà fin octobre et je suis en train de me pencher sur mon chiffre d’affaires annuel, au bout de cette première année d’activité. Je me suis donc intéressé aux charges de l’auto-entrepreneur. Après avoir lu attentivement plusieurs documents ennuyants passionnants, je me suis dit « et si je vous faisais partager mes découvertes ? ».

Vous pouvez trouver toutes les informations que je vais vous donner dans cet article sur le site des auto-entrepreneurs (dont voici le lien : http://www.lautoentrepreneur.fr/avantages.htm). Dans cet article, je vous propose de simplifier tout ça en vous donnant les chiffres réels pour une activité libérale relevant de la CIPAV (c’est ce qui nous intéresse ici).

Alors, de combien sommes-nous redevables à l’URSSAF réellement ?

 

Les charges sociales de l’auto-entrepreneur.

Commençons donc par les charges les plus importantes du régime micro social : les charges sociales. J’imagine que vous connaissez déjà le taux des charges sociales liées à votre auto entreprise ? Et je pense que vous savez aussi que vous devez payer vos charges mensuellement ou tous les trimestres ?

Pour informations, ces charges sociales comprennent les cotisations pour la protection sociale du chef d’entreprise dont :

  • Les allocations familiales (comme pour les salariés) ;
  • Le régime invalidité/décès ;
  • La CSG/CRDS (redevables par tous donc on ne peut y couper) ;
  • La retraite de base et la retraite complémentaire obligatoire (validation des trimestres en fonction du chiffre d’affaires réalisé) ;
  • L’assurance maladie — maternité (consultations, hospitalisation, médicaments, etc.).

Pour un auto-entrepreneur exerçant une activité libérale relevant de la CIPAV (BNC pour Bénéfices Non Commerciaux), vous voyez partir 22,9 % de votre chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle (15,3 % si vous résidez dans un département d’outre-mer). C’est dur, mais c’est comme ça.

Pour en savoir plus, voici un tableau des différents taux de cotisation sociale en fonction de l’activité de votre micro entreprise :

Charges auto entrepreneur par activité
Source : https://www.rsi.fr/cotisations/micro-entrepreneur/calcul-des-cotisations/charges-sociales.html

À cela, vous ajoutez la contribution à la formation professionnelle (CFP) qui est de 0,20 % pour nous. À noter, les autres catégories d’auto-entrepreneurs doivent aussi payer une taxe pour frais de Chambre de commerce et d’industrie ou une taxe pour frais de Chambre de métiers et de l’artisanat. Ce qui n’est pas le cas d’une profession libérale. Bien que le taux soit très faible (entre 0,044 % et 0,22 %), c’est toujours ça de gagné.

Pour vous aider, voici un autre tableau récapitulatif qui regroupe les cotisations sociales et la CFP :

Cotisations sociales et CFP d'un auto entrepreneur
Source : http://www.auto-entrepreneur.fr/regime-social/charges-sociales.html

Ainsi, à ce stade, pour 1000 € de chiffre d’affaires, vous aurez 769 € dans votre poche (soit 23,10% de charges sociales en considérant les cotisations sociales et la CFP).

 

Les charges fiscales de l’auto-entrepreneur.

Après les charges sociales, ce n’est malheureusement pas terminé. Eh oui, vous avez encore d’autres frais liés à votre régime d’auto entrepreneur à prendre en compte. Ils sont comptabilisés sous la forme de charges fiscales.

À noter : vu qu’un travailleur indépendant sous le régime micro social simplifié ne facture pas de TVA, il ne peut donc pas la récupérer non plus. Cela nous simplifie la tâche.

Ainsi, les charges fiscales qui nous concernent prennent la forme d’impôts sur le revenu. À ce titre, à la création de votre activité de prestations de services, vous avez le choix entre le versement libératoire des impôts sur le revenu ou non.

Si vous avez choisissez le versement libératoire, vous devrez vous acquitter de 2,2 % de votre chiffre d’affaires. Si ce n’est pas le cas, les services fiscaux appliqueront un abattement forfaitaire de 34 % à votre chiffre d’affaires avant d’intégrer ce bénéfice aux autres revenus de votre foyer fiscal (j’avoue, j’ai rien compris donc j’ai choisi le versement libératoire).

Allez, encore une fois, voici un nouveau tableau pour vous donner tous les taux en fonction de votre activité :

Versement libératoire de l'impôt sur le revenu d'un auto entrepreneur
Source : https://www.rsi.fr/cotisations/micro-entrepreneur/calcul-des-cotisations/charges-fiscales.html

Donc, en considérant encore un chiffre d’affaires de 1000 €, vous devrez payer 22 € en plus des charges sociales et CFP (en cas de versement libératoire).

 

La CFE : une dépense supplémentaire pour votre auto-entreprise à prendre en compte.

Vous pensiez que c’était fini ? Eh bien non ! Quand y’en a plus, y’en a encore ! Eh oui, il ne faut pas oublier dans votre calcul la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Cette taxe s’adresse à toutes les activités professionnelles non-salariées et est déterminée par votre commune. Ainsi, la CFE change en fonction du lieu où vous exercez votre activité.

Un tableau vaut mieux qu’un long discours :

Barème CFE
Source : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23547

Pour plus de précision sur le montant de la Cotisation Foncière des Entreprises à payer et les formalités associées, rapprochez-vous du service des impôts.

Intéressant à savoir : toute nouvelle entreprise peut obtenir une exonération de CFE durant sa première année d’activité. De plus, le déclenchement de l’imposition de CFE ne se fait qu’à partir du moment où vous réalisez vos premières recettes mensuelles. Ainsi, si vous créez votre entreprise, mais que vous ne réalisez aucun chiffre d’affaires la première année d’activité (ce que je ne vous souhaite pas), vous serez toujours exonéré de CFE l’année suivante.

 

Les autres charges de l’auto-entrepreneur à ne pas oublier.

Ouf, nous en avons fini avec les charges obligatoires liées à votre activité d’auto-entrepreneur. Il ne vous reste plus qu’à soustraire tous vos autres frais.

Par exemple, vous pouvez avoir acheté un ordinateur, commandé des cartes de visite ou encore vous être procuré des fournitures de bureau.

Généralement, en auto-entrepreneur, notre chiffre d’affaires plafonné nous incite à dépenser un minimum. De plus, dans notre activité, les charges ne sont pas nombreuses. Cela devrait être donc facile de voir ce que vous avez payé.

 

Quid de l’ACCRE pour un auto-entrepreneur ?

Si vous êtes au chômage au moment de votre création d’entreprise, votre conseiller Pôle-Emploi vous a surement parlé de l’ACCRE. En effet, ce dispositif (de son vrai nom Aide aux Chômeurs ou Repreneurs d’Entreprise) vous offre un gros avantage pendant vos premières années d’activités : celui de vous exonérer partiellement de vos charges sociales.

En effet, en demandant l’ACCRE (et en l’obtenant évidemment), vos charges sociales ne seront pas au taux normal. Elles auront un taux progressif qui vous permettra de réaliser des économies durant les 3 premières années d’activités. Au bout de la 4e année, vous revenez au taux normal.

Vous voulez une preuve que l’ACCRE, c’est bien ? Voici un tableau qui récapitule les différents taux, année par année (promis, c’est le dernier) :

ACCRE
Source : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32318

Eh oui ! La première année, vos charges sociales passent de 22,9 % à 5,8 % ! Ce qui n’est pas rien. Par contre, les autres charges restent les mêmes.

 

Petit calcul pour résumer :

Si vous avez la flemme de tout lire, je vous propose un exemple récapitulatif. Imaginons que vous avez déclaré un chiffre d’affaires de 30 000 € votre première année (sans le dispositif ACCRE), avec un CFE de 1000 € et 1500 € de charges liées à votre activité qu’il faudra penser à soustraire :

  • Déduisons les charges sociales (22,9 %): 5589,91 €
  • Retirons la CFP (0,20 %): 6 €
  • Imaginons que vous avez choisi le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (2,2 %): 645,79 €
  • Nous avons dit 1000 € de CFE.
  • Et considérons 1500 € de charges annexes.
  • Soit un total de 21 258,30 € annuel dans votre poche (donc 1771,52 € par mois en moyenne après déductions de toutes vos charges).

Dans ce calcul, seuls le CFE et les charges annexes peuvent varier en fonction de votre situation.

Évidemment, avec l’ACCRE, vous pouvez faire encore plus de bénéfices. Par exemple, en reprenant la même situation, mais en ne changeant que les charges sociales :

  • Charges sociales (5,8 %): 1644,61 €
  • CFP (0,20 %): 6 €
  • Versement libératoire de l’impôt sur le revenu (2,2 %): 645,79 €
  • CFE : 1000 €
  • Frais courants : 1500 €.
  • Soit un total de 25 203,60 € annuel (donc 2100,30 € par mois en moyenne après déductions de toutes vos charges).

Moralité : si vous pouvez obtenir l’ACCRE, foncez !

 

J’espère que cet article vous est utile pour y voir plus clair avec les charges liées à votre activité d’auto entrepreneur. Vous comprenez que le gros avantage du statut d’auto-entrepreneur, c’est sa simplicité en termes de comptabilité et le fait que nos charges correspondent à un pourcentage de notre chiffre d’affaires (ce qui est bien pour les personnes qui commencent et qui ont un chiffre d’affaires faible ou nul). Par contre, le fait de ne pas récupérer la TVA ou d’avoir un CA plafonné nous limite grandement.

Ainsi, en refaisant le même calcul avec un chiffre d’affaires de 32 900 € (le plafond de l’autoentrepreneur), nous arrivons à un maximum de 23 554,93 €, soit 1 962,91 € par mois environ. À vous de voir si cela vous convient, par rapport au temps passé à travailler sur vos projets clients.

10 choses qui prouvent que le travail en freelance n’est pas fait pour vous.

Après vous avoir proposé 10 conseils et astuces pour freelance et indépendant, j’ai eu l’idée de faire tout l’inverse. Vous vous demandez si le freelancing est fait pour vous et vous hésitez peut-être à devenir freelance ? Cet article peut vous aider.

Je vous donne 10 points qui prouvent que le travail en freelance n’est pas fait pour vous. Ils sont classés du plus important au moins important (cela n’engage évidemment que moi).

 

Vous ne savez pas comment chercher vos premiers clients.

Je sais, je suis lourd à le répéter à tout bout de champ. Mais c’est un fait : je vous déconseille fortement de vous lancer en tant que travailleur indépendant si vous n’avez pas déjà des clients qui vous permettront de subvenir à vos besoins.

De nombreuses personnes embarquent dans l’aventure free lance sans rien, en espérant trouver rapidement. Au début, vous êtes motivé, mais quand vous voyez que vous ne ramassez que les missions inintéressantes qui vous demandent énormément de temps pour pas grand-chose, il est facile de se démotiver.

Pour moi, le travail de freelance est un statut opportuniste. Si vous sentez que vous avez une bonne opportunité, foncez. Ensuite, les clients viendront au fur et à mesure, par effet boule de neige.

 

Vous n’aimez pas être seul(e).

Non, ce n’est pas une légende urbaine : le freelance est, la plupart du temps, seul. Si vous avez un animal de compagnie, c’est plus sympa. Si vous avez aussi une famille à la maison, vous pourrez au moins briser cette monotonie le matin et le soir (voire le midi). Par contre, si vous êtes seul(e) chez vous et que cela vous pèse déjà, évitez de vous mettre en freelance. Vous allez encore plus vous isoler.

Pour contrer cela, certaines personnes décident de se rendre dans des bars ou en espace de coworking. C’est une bonne idée. Par contre, surtout au début, vous serez au plus près de votre argent et surveillerez la moindre dépense. Surtout si vous êtes auto-entrepreneur et que vous avez un plafond de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. Ainsi, ce genre de solution peut augmenter artificiellement vos charges.

À vous de voir.

 

Vous n’êtes pas à sacrifier votre stabilité.

En entreprise, vous avez droit aux indemnités chômage, à une complémentaire retraite, à une mutuelle et à un CE sans bouger le petit doigt (façon de parler bien entendu). En freelance, c’est simple, vous pouvez tout rayer. Il faut se débrouiller pour avoir les mêmes droits que les salariés. Bien sûr, comparés aux salariés, les prix d’une retraite complémentaire ou d’une mutuelle sont plus élevés.

À savoir : ce que j’ai énoncé ne concerne que le statut d’autoentrepreneur qui ne vous offre pratiquement rien. Par contre, si vous passez sous un autre statut juridique (EIRL ou entreprise individuelle, par exemple) ou encore en portage salarial, vous pourrez bénéficier de quelques avantages intéressants. Évidemment, cela se répercutera sur vos charges.

Sans oublier que, si vous aimez partir en vacances, il faudra malheureusement revoir vos attentes. Vacances et freelance, bien que ces termes riment ensemble, ne font pas bon ménage. Pour tout vous dire, cette année, je n’ai pris qu’une semaine de vacances. Et la majorité des personnes à leur compte sont aussi dans ce cas.

 

Vous n’avez aucune conscience professionnelle.

Une conscience professionnelle, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Cela veut dire en gros que vous n’en avez rien à faire de rendre des projets en retard, que fournir un travail de qualité ne vous concerne pas et surtout que vous n’aimez pas répondre aux questions de vos clients. Aussi, ne pas avoir de conscience professionnelle signifie que vous aimez procrastiner et faire tout sauf travailler sur vos missions.

Cela peut faire rire, mais il y’a des personnes qui ont du mal à prendre sur elle pour se mettre à fond dans leur travail. Dans le salariat, vous êtes (plus ou moins) protégé. En freelance, cela ne pardonne pas.

Si vous rendez un travail mauvais, votre image va rapidement en prendre un coup. Et, avec internet, rappelez-vous que tout va plus vite.

 

Vous avez besoin des autres pour vous driver.

En entreprise ou avec vos amis, vous n’êtes pas de ceux qui prennent des initiatives ? Vous, ce que vous aimez, c’est suivre les consignes à la lettre et les autres sans vous prendre la tête ?

Alors, le statut de freelance n’est pas fait pour vous. En tant que salarié, vous êtes tiré par votre équipe ou votre boss. En freelance, personne ne va vous aider. Vous vous retrouvez seul face à votre client ou votre pc et vous devez fournir le travail demandé dans les temps.

 

Vous avez du mal à vous organiser.

On connait tous des personnes qui oublient toujours leurs rendez-vous ou qui nous font régulièrement faux-bond. Elles ne font pas exprès (ou alors, vous devriez changer d’ami(e)). C’est juste qu’elles ne sont pas organisées et qu’elles sont capables de caler plusieurs rendez-vous sur le même créneau horaire.

Dans notre vie perso, c’est embêtant, mais ce n’est pas grave. Par contre, louper un rendez-vous client ne pardonne pas. De plus, fournir régulièrement du travail en retard est aussi une erreur à ne pas faire. Cela peut arriver une fois ou deux (avec une bonne excuse, on arrive toujours à s’en sortir), mais si c’est récurrent, votre client peut en avoir marre et aller voir ailleurs.

Et qui dit aussi manque d’organisation, dit aussi surcharge de travail, donc stress et fatigue supplémentaires inutiles. Ce qui peut vous faire travailler vite et mal.

 

Vous n’avez pas la fibre commerciale.

Être à son compte implique d’être un commercial dans l’âme. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes jamais seuls sur notre secteur (ou alors, vous avez trouvé un filon extraordinaire) et qu’il faut savoir se vendre. Ainsi, si vous ne savez pas répondre à la question « Pourquoi faire appel à moi ? », laissez tomber.

Autre facette commerciale liée au statut de freelance : savoir relancer vos clients pour qu’ils vous règlent vos factures. Nous y sommes tous passés et croyez-moi, ce n’est jamais facile. Surtout quand vous appelez plusieurs fois, que vous faites des mails et que vous ne voyez toujours rien arriver.

Être capable de se vendre, de se défendre et de faire valoir ses droits est indispensable pour la pérennité de votre société.

 

Vous avez du mal à vous remettre en question.

Il peut arriver que l’on rende un travail qui ne plait pas à notre client. Nous ne sommes jamais à l’abri d’un coup de fatigue ou d’un client ennuyant exigeant qui vous en demande toujours plus, tout en diminuant son budget.

Cela peut parfois aussi arriver de, malheureusement, perdre un client. Il est nécessaire, dans ce cas, de prendre un certain recul afin d’analyser la situation et voir si vous y êtes pour quelque chose.

Si vous êtes du genre à toujours rejeter la faute sur les autres, vous n’avancerez pas. Vous referez toujours les mêmes erreurs, jusqu’à être obligé de mettre la clé sous la porte, sans comprendre ce qui n’a pas fonctionné.

Prendre du recul est primordial pour vous permettre de prospérer. Cela vaut d’autant plus pour les jobs créatifs. Rédacteur web, évidemment, mais aussi Graphiste ou Community Manager.

 

Vous n’aimez pas apprendre.

En entreprise, souvent grâce aux collègues ou votre patron, vous apprenez de nouvelles choses sans même vous en rendre compte. En effet, la multiplication des connaissances et des expériences est une excellente opportunité pour découvrir de nouvelles choses. De plus, vous pouvez avoir accès à différentes formations payées par votre entreprise.

En freelance, vous avez aussi accès à de nombreuses formations, mais il faudra le payer de votre poche. En fait, le freelance est quelqu’un qui sait où chercher les bonnes informations pour se former et qui pratique une veille quotidienne pour se tenir au courant des dernières tendances sur son secteur.

Cela dit, nous apprenons aussi énormément de choses grâce à nos clients. Que ce soit en termes de nouveaux process ou de nouvelles méthodes de travail, vous devez être capable de vous adapter.

 

Vous voulez avoir tout de suite un gros salaire.

Dernière chose : vous avez un cadre de vie de luxe et vous ne voulez pas vous en séparer ? Sortie en restaurants chics, achats récurrents et compulsifs, nuit en hôtel 5 étoiles… tout ça, vous pouvez oublier dans un premier temps.

Évidemment, ce qui est bien en étant à son compte (et avec le statut adapté), c’est que vous pouvez vite progresser. Il ne tient qu’à vous d’aller chercher toujours plus de clients et d’avoir des horaires de travail de folie. Il est sûr qu’un salarié ne sera jamais millionnaire. Il n’y a que les personnes qui se lancent dans des projets d’entreprise qui peuvent espérer devenir riches, un jour.

Par contre, avant d’y arriver, vous devrez trimer et fournir de très gros efforts. Et cela tout au long de votre activité.

 

Bien sûr, ce que je viens de vous dire, c’est de la théorie. Ce n’est pas parce que vous vous reconnaissez dans plusieurs points que vous ne devez pas vous lancer. Ce sera juste un peu plus difficile, mais avec de la motivation et de l’envie, tout le monde peut réussir à créer son entreprise et à être indépendant.

Par exemple, en rédigeant ce texte, je me suis rendu compte que j’avais quelques défauts d’organisation et que je n’avais pas vraiment la fibre commerciale. Mais quand on se retrouve au pied du mur, on est bien obligé de faire avec ce que l’on est.

Pour moi, le freelancing m’a permis d’apprendre à me connaitre et à assumer mes défauts. Le tout étant de se faire parfois violence.

10 conseils pour freelance et indépendant qui vont vous changer la vie.

Cela fait presque une année que j’ai commencé mon activité de freelance. Et je dois avouer que je m’en sors plutôt bien pour le moment. Ainsi, ça m’a donné l’envie de vous apporter quelques conseils si vous envisagez de travailler en freelance, vous aussi, ou si vous avez du mal à sortir la tête de l’eau.

Ces conseils pour freelance et indépendant sont volontairement simples pour que vous puissiez les appliquer au quotidien dans votre activité de travailleur indépendant. Personnellement, cette petite liste m’aide à m’organiser et à fournir un travail de qualité à mes clients, sans être surchargé par le travail.

 

1er conseil : levez-vous à heures fixes.

Première chose lorsque l’on est à son compte et que l’on goute à l’indépendance : ne pas négliger l’heure du lever. En effet, je me suis rendu compte que si on ne se crée pas une sorte de rituel, il devient ensuite difficile de s’y tenir.

Si vous n’êtes pas seul à la maison, c’est facile. Il vous suffit de vous caler sur une personne (votre copine/femme, votre copain/mari, votre colocataire, vos parents, etc.). Par contre, si vous vivez seul, forcez-vous à vous lever à une heure fixe, comme si vous alliez au boulot.

On dit souvent qu’un freelance qui vient de créer son entreprise peut faire ce qu’il veut de ses journées. Tout dépend des personnes. Me concernant, je préfère m’obliger à faire des horaires plus ou moins fixes afin de garder un rythme soutenu et ne pas me laisser aller.

 

2e conseil : organisez votre journée.

Vous vous êtes levé ? C’est une bonne chose. Maintenant, forcez-vous à vous laver et à vous habiller (oui, c’est important).

Ensuite, prenez un peu de temps pour planifier votre journée et savoir ce que vous devez faire aujourd’hui. En faisant cela, vous vous préparez mentalement à vous mettre au travail.

Le plus important ici est de fragmenter votre temps de travail afin de pouvoir être complètement opérationnel et à 100 % dans votre mission de freelance. Pour ma part, j’essaye de faire le nécessaire pour terminer le travail effectif à 18 h maximum. Pourquoi ? Parce que je sais qu’une fois que je ne serai plus seul, je perdrai en efficacité. De plus, avec le temps, je me suis rendu compte que j’étais réellement efficace le matin. J’ai donc planifié mon emploi du temps afin de réaliser les missions les plus difficiles avant l’heure du déjeuner.

L’objectif : avoir fini sa journée en disait « j’ai fait ce que je devais faire ». Il est très important de ne pas se laisser dépasser lorsque l’on veut travailler en freelance.

 

3e conseil : différenciez vie privée et vie professionnelle.

D’ailleurs, parce qu’un freelance (comme certaines professions libérales) travaille principalement à la maison (en tout cas, à ses débuts), il est important de savoir compartimenter sa vie.

J’ai lu la biographie de nombreux écrivains dont celle de l’auteur à succès Stephen King. Ce dernier disait qu’il avait une pièce à lui pour écrire. Il y entrait seulement pour travailler et il la fermait à clé quand il considérait qu’il avait fini sa journée.

Bien sûr, nous ne pouvons pas tous avoir une pièce seulement pour le travail. Par contre, il est plus facile de se dire « à partir de 19 h, j’arrête de répondre à mes clients » ou encore « le week-end, je le passe avec mes proches, sans penser au boulot ».

Pour cela, vous pouvez très bien acheter un téléphone seulement pour le travail que vous éteignez quand vous avez fini votre journée. Et surtout, évitez de répondre aux mails en dehors des heures de travail que vous vous êtes fixées.

Le mieux pour cela : se créer une sorte de sas mental (ou physique si vous avez la possibilité de le faire) d’entrée et de sortie. Cela peut être tout simplement la douche du matin et aller se balader 15/30min le soir.

En faisant cela, vous vous viderez l’esprit et vous pourrez être à 100 % avec vos proches ou dans vos loisirs.

 

4e conseil : prenez le temps de faire des pauses.

Je lis et j’entends souvent des gens dire qu’ils n’ont pas le temps de faire des pauses, qu’ils sont en retard dans leur travail, etc.

C’est tout simplement qu’ils gèrent mal leur emploi du temps ou qu’ils se laissent déborder. Il est primordial pour un freelancer de faire des pauses régulières. Cela pour permettre à votre cerveau de s’aérer afin de continuer à fournir un travail de qualité (et d’éviter le burn-out).

Ne négligez jamais l’heure du déjeuner du midi et apprenez à souffler pendant la journée.

 

5e conseil : sachez tarifer votre travail.

Cause directe de l’organisation de votre travail : le tarif de vos prestations. C’est, selon moi, le plus important. En effet, en offrant un prix bas, vous devrez travailler plus pour espérer avoir un bon revenu en fin de mois. Par contre, inversement, en choisissant un tarif trop élevé, vous ne trouverez aucun client.

Renseignez-vous sur les prix en vigueur sur votre secteur et tenez-vous-en à un prix minimum en dessous duquel il n’est pas intéressant pour vous de travailler. Et tant pis si vous perdez un client à cause de ça.

Il m’est arrivé plusieurs fois de refuser des missions parce que leur prix à l’heure était trop faible. À côté, j’ai trouvé d’autres missions plus intéressantes que je n’aurai pu assurer si j’étais surchargé de travail.

Pour travailler moins, pensez à votre tarif. Bien sûr, il doit prendre en compte votre statut (auto-entrepreneur, EURL, entreprise individuelle, portage salarial, etc.). Avec une auto-entreprise, les charges sont moins élevées qu’en passant par une société de portage, par exemple. Le tout est de savoir ce que vous avez dans la poche à la fin du mois pour ne pas avoir le couteau sous la gorge et se sentir obligé de prendre n’importe quelle mission qui s’offre à vous.

 

6e conseil : ne vous enfermez pas chez vous.

D’après ce que j’entends autour de moi (et je le vis aussi), c’est ce qu’il y’a de plus difficile pour un freelance : ne pas s’enfermer.

Quand j’ai commencé, je prenais du temps pour faire du networking, aller à des salons, déjeuner ou boire un verre avec d’autres professionnels, etc. Maintenant que j’ai plus de travail, j’avoue que je ne prends plus le temps de le faire. Et nous sommes beaucoup dans ce cas.

J’ai la chance d’avoir des amis et de la famille qui m’entourent. Et je m’oblige à sortir et faire des soirées régulières pour sortir un peu de mon quotidien de rédacteur web et consultant indépendant.

Vous aussi, je vous conseille d’éviter de trop vous enfermer chez vous devant votre PC. Calez dans votre agenda des moments pour faire des sports, pour voir des amis, pour faire de nouvelles rencontres, etc.

Ne pas faire cela sera dangereux pour votre business à long terme.

 

7e conseil : communiquez sur votre activité.

Les entrepreneurs qui disent qu’ils ne veulent pas parler de leur activité à n’importe qui ont tort. Et pourquoi ils ont tort ? Parce que ça veut dire qu’ils ne sont pas sûrs d’eux. Si quelqu’un peut leur voler l’idée, c’est qu’il y’a quelque chose qui ne va pas.

Une entreprise se doit, en effet, d’être unique et de proposer un produit ou un service original. Si elle ne fait pas cela, elle est vouée à disparaitre. Dans le service, c’est pareil. Donc, que vous soyez en train de réfléchir à vous lancer ou déjà sur le marché, parlez de votre activité autour de vous. N’hésitez pas à vous créer des cartes de visite et à les distribuer.

Le bouche-à-oreille, c’est ce qui fonctionne le mieux aujourd’hui. Faites-vous connaitre !

Et profitez aussi de la puissance d’internet en utilisant tous les réseaux sociaux à votre disposition. Attention toutefois : c’est extrêmement chronophage donc limitez-vous à une certaine utilisation quotidienne ou hebdomadaire.

Sans oublier de créer un blog que vous alimenterez le plus souvent possible (surtout pour les activités créatives).

Si vous faites cela régulièrement, vous n’aurez pas à réaliser énormément de prospection pour trouver des clients. Surtout après quelques années d’activité derrière vous.

 

8e conseil : prenez du recul.

Une des choses les plus importantes est de pouvoir prendre du temps pour réfléchir à son projet. Lorsque l’on est toujours seul au quotidien, il est parfois difficile de se poser. En entreprise, en tant que salarié ou chef de projet, nous avons les collègues qui peuvent nous aider. Seul à la maison, à part son chat, son chien, son poisson rouge ou son oiseau, il est parfois difficile de trouver du soutien.

Voici plusieurs activités qui peuvent vous aider à décompresser et à prendre du recul :

  • Faire du sport (le footing est particulièrement efficace) ;
  • Se promener en forêt ;
  • Faire une activité relaxante (yoga, relaxation, etc.).

En prenant un peu de temps pour vous, vous prendrez soin de votre entreprise. Et vous serez même mieux capable de négocier vos compétences.

 

9e conseil : multipliez les clients.

Très important pour pérenniser votre activité : évitez de ne travailler que pour un seul client. En plus d’être bien souvent du salariat caché (qui est illégal, rappelons-le), si un jour ce dernier n’a plus de budget ou décide tout simplement d’aller voir ailleurs, vous êtes fini. Il ne vous restera qu’à redevenir employé et à chercher un contrat de travail en entreprise.

Le mieux : avoir 2/3 gros clients, quelques clients moyens et de nombreux petits clients qui ne vous demandent pas beaucoup de temps individuellement. Car, oui, nous avons tous eu le cas de tout petits clients qui nous payent des sommes dérisoires, mais qui nous demandent de passer énormément de temps sur leur projet. Dans ce cas, être diplomate se révèle toujours bénéfique pour vous (et votre chiffre d’affaires).

 

10e conseil : avoir toujours une porte de secours.

Tout comme je vous conseille de ne pas devenir freelance sans mission pour commencer, il est aussi nécessaire de prévoir un plan de secours au cas où vous perdez tout.

Si tout se passe bien, normalement, tout devrait fonctionner comme sur des roulettes. Mais, au cas où, prévoyez un plan B, voire même un plan C qui vous aidera à rebondir.

Par exemple, vous pouvez très bien faire de l’intérim et continuer à chercher des clients en même temps. Ou, avec l’expérience acquise, vous pourrez peut-être mieux vous vendre lors d’un futur entretien d’embauche, en temps partiel ou en CDD ?

Dans tous les cas, réfléchissez à ce qui peut se passer de pire dans le futur afin de ne jamais être au pied du mur.

 

En suivant ces quelques conseils, vous avez toutes les clés pour réussir votre activité de free lance. Dans tous les cas, c’est ce que je vous souhaite :).

4 astuces (+ 1 bonus) pour savoir comment et où trouver du wifi gratuit.

Après une période de déménagement dans un appartement neuf et une véritable bataille pour récupérer internet, je suis enfin de retour.

Pendant cette période sans internet (1 mois et demi quand même), il me fallait trouver une solution pour continuer à honorer les commandes de mes clients.

Cela m’a donné l’idée d’un article qui répertorie les trucs et astuces pour trouver du wifi gratuit, autour de soi, en cas de panne d’internet à domicile.

Comment avoir internet sans ligne ADSL ? 4 astuces pour à connaitre (+ un bonus).

 

Première astuce : utiliser les hotspots wifi de votre opérateur mobile.

Vous payez sans doute un forfait mobile ? Savez-vous que vous pouvez avoir internet gratuitement grâce à celui-ci ?

En effet, chaque opérateur possède sa propre couverture wifi et sa carte d’hotspot en France. Si vous êtes déjà client, il vous suffit d’activer la fonction wi-fi de votre appareil, de trouver le hotspot le plus proche de vous et de vous connecter avec votre identifiant et code wifi. Ce service peut vous sauver si vous avez la chance d’être situé à proximité d’un hotspot.

Bon à savoir : vous pouvez trouver des hotspots à de nombreux endroits en ville, dont des parcs pour profiter du soleil l’été, des centres commerciaux ou des parkings (s’il pleut, vous pouvez donc travailler dans votre voiture au plus proche d’un point hotspot).

Avec les hotspots et le wifi public, il est maintenant facile d’avoir internet partout.

 

Deuxième astuce : vous rendre dans une bibliothèque ou une médiathèque.

Un ami m’en a parlé et après avoir testé, je me suis demandé pourquoi je n’y avais pas pensé avant. En effet, la plupart des moyennes et grandes villes possèdent leur bibliothèque ou médiathèque. Pour ma part, j’ai testé de me connecter à internet dans la médiathèque proche de chez moi. Et, finalement, l’expérience était plutôt convaincante.

La connexion est totalement gratuite et surtout, puissante. J’ai pu charger des images, regarder des vidéos et faire mes recherches simplement et rapidement.

Par contre, je vous conseille d’éviter les heures de sortie des cours. Certains jeunes élèves sont en effet particulièrement bruyants et ne font pas cas des personnes qui souhaitent lire ou travailler tranquillement.

Mais, en pleine journée, la bibliothèque ou médiathèque est un excellent endroit pour se connecter à internet gratuitement et avoir accès à un réseau wi fi performant.

Cela dit, il existe l’inconvénient des horaires qui incitent à trouver une alternative. Renseignez-vous donc avant de vous y rendre.

 

Troisième astuce : profiter du wifi des cafés, hôtels et fastfoods.

Après avoir identifié les solutions de réseaux sans fil gratuites, passons maintenant aux solutions gratuites sous conditions.

Savez-vous que dans de nombreuses chaines de fastfood, de cafés et d’hôtels, vous avez la possibilité de récupérer une connexion internet par le biais de borne wifi ? Certaines fois, vous pouvez vous asseoir sans consommer (je pense au Macdonald, par exemple). Il faut juste éviter les heures d’affluence et laisser la place aux véritables clients, si besoin est.

Dans tous les cas, même en prenant un café ou un déjeuner, vous avez la possibilité de récupérer un point d’accès wifi gratuit. Idéal pour vous connecter en wifi et travailler si vous n’avez rien de mieux à proximité.

Pour les voyageurs, les aéroports et les gares sont aussi des espaces où vous pouvez trouver un réseau wifi gratuit intéressant (quoique certaines fois limité).

 

Quatrième astuce : utiliser votre téléphone portable comme routeur.

On y pense rarement, mais si vous avez un forfait mobile avec fonction 3G ou 4G, vous pouvez vous servir d’un service de partage de connexion et de wifi partagé pour utiliser internet.

Attention toutefois, cela consomme votre débit (évidemment, sinon ce serait trop beau). Ainsi, si vous possédez un petit forfait data, vous risquez d’avoir une mauvaise surprise le jour où votre opérateur vous enverra votre facture. Ou alors, vous allez rapidement épuiser votre forfait ; vous retrouvant sans possibilité de naviguer sur le web depuis votre mobile avant le mois prochain.

Dans tous les cas, si vous vous retrouvez un soir sans internet et que vous devez impérativement envoyer un email ou un document, cette fonction peut vous sauver.

À voir aussi : peut-être est-il intéressant d’acheter une nouvelle carte SIM pour l’occasion ? En augmentant les données data de votre forfait (votre opérateur vous propose forcément une formule illimitée avec grosse quantité de data), vous aurez accès à un wifi mobile intéressant. Demandez conseil à votre fournisseur d’accès internet (FAI pour les intimes).

 

Quid des solutions payantes ?

Bien sûr, en cas de soucis, il existe aussi des solutions payantes. La meilleure que j’ai trouvée est celle d’acheter une clé 4G (ou de vous en faire prêter une si vous avez des problèmes d’internet).

Chez Orange, le coût pour une clé internet 4G de 2go est de 55 €. Ensuite, vous pouvez vous racheter autant de débit que nécessaire. Oui, ce n’est pas donné, mais quand on se retrouve dans la panade, ça peut vraiment dépanner. Surtout si les autres solutions mentionnées dans cet article ne fonctionnent pas.

Normalement, tous les acteurs du secteur ont ce qu’il faut pour vous permettre d’avoir internet en toutes occasions. Ce type de petit modem USB m’a été, personnellement, d’un grand secours. Et la connexion plutôt facile et rapide à mettre en place.

De plus, sachez aussi qu’il existe des espaces de coworking dans toutes les grandes villes de France. Bien que les prix ne soient pas donnés (surtout lorsque l’on est autoentrepreneur avec un chiffre d’affaires plafonné et que l’on fait attention à ses dépenses), ce peut être aussi une bonne occasion de faire de belles rencontres, voire même de propulser votre business.

 

Je vous ai donné les solutions qui m’ont sauvé la vie (étant un véritable drogué d’internet, je parle au sens propre du terme). À vous de voir ce que vous souhaitez privilégier, en fonction de vos exigences. Ceci dit, vous pouvez très bien en utiliser plusieurs en attendant de récupérer une bonne connexion chez vous.

Par exemple, notez les horaires d’ouverture de votre médiathèque ou bibliothèque. Si la connexion est bonne, dès que vous pouvez vous y rendre, allez-y. En attendant, vous pouvez prendre un petit déjeuner dans un fastfood ou un café et vous rendre quelques fois dans des espaces de coworking.

Concernant les solutions payantes, faites le calcul avant de les utiliser. Peut-être est-ce moins cher de prendre un forfait avec une grosse data le temps de récupérer internet plutôt que d’acheter une clé 3G ? Demandez conseil à votre opérateur. Ils servent aussi à ça.

Auto entrepreneur ou portage salarial : quel statut choisir ?

 

Vous commencez votre activité et vous posez beaucoup de questions sur le choix de votre statut ? C’est tout à fait normal et vous avez même raison de le faire.

Dans cet article, nous allons comparer le statut d’auto entrepreneur et le portage salarial, qui font partie des statuts préférés des freelances débutant leur activité. Alors, auto entrepreneur ou portage salarial ?

 

Auto entrepreneur : avantage et inconvénient.

Je vous le dis tout de suite, si vous souhaitez vous lancer dans la vente de biens, évitez tout de suite le statut d’auto entrepreneur. Il ne sera pas intéressant pour vous, car il vous empêchera d’optimiser votre revenu. Le portage salarial ne sera d’ailleurs pas fait non plus pour vous. Dans ce cas, il vous faudra plutôt opter pour un statut plus traditionnel : EURL ou EIRL, SARL, SAS ou SASU…

Maintenant, si vous vendez des prestations de service, le statut d’auto entrepreneur est intéressant pour plusieurs raisons :

  • Il peut vous permettre de commencer rapidement et sereinement (il vous suffit de quelques clics pour devenir auto entrepreneur) ;
  • Vous pouvez bénéficier de l’ACCRE pour baisser vos charges sociales durant les 3 premières années ;
  • La comptabilité à tenir est minimaliste : vous déclarez votre chiffre d’affaires tous les mois ou tous les trimestres en quelques clics. De même, vous ne déclarez pas de TVA puisque vous ne la facturez pas (vous raisonnez donc toujours en HT) ;
  • Vous pouvez aussi opter pour le versement de l’impôt libératoire qui simplifie le paiement des impôts liés à votre activité (1 % environ).
  • Le statut d’auto entrepreneur vous offre donc une bonne visibilité sur votre trésorerie.

À l’inverse, le statut d’auto entrepreneur possède plusieurs inconvénients dont :

  • La non-récupération la TVA tout d’abord : vous ne pouvez donc pas la déduire de vos charges (d’où le fait d’être inadapté à la vente de biens).
  • Vous êtes plafonné à 32 900 € de chiffre d’affaires par an. Bien que l’administration vous laisse la possibilité de dépasser un peu ce plafond, attention à ne pas le faire chaque année sous peine de tomber sous un statut peu intéressant.
  • Les charges sociales sont fixes (25 % à peu près sans la déduction de l’ACCRE) et non liées à vos bénéfices. Il n’est donc pas possible d’optimiser vos revenus.
  • En tant qu’auto entrepreneur, vous êtes affilié au régime de la RSI qui est assez naze, avouons-le. Faites donc une croix sur votre mutuelle, votre retraite complémentaire et votre assurance chômage.

En gardant cela en tête, vous avez donc compris que l’auto entreprise est idéale pour les personnes qui souhaitent se lancer dans les activités de service et qui souhaitent évoluer lentement. Si vous voulez vite progresser, ce statut n’est pas pour vous.

 

Portage salarial : avantages et inconvénients.

Le portage salarial peut être une alternative très intéressante si vous souhaitez vous lancer dans une activité en toute sérénité. Le principe est simple : vous signez un contrat de travail à une entreprise de portage qui s’occupe de toute la paperasse administrative à votre place. Lorsque vous trouvez un client (eh oui, vous devez tout de même chercher des clients), vous fournissez le contrat signé avec votre client à votre société de portage. Ensuite, vous faites votre travail, sans vous occuper du reste. La société du portage vous paiera un salaire en fonction de votre activité.

Ainsi, les points positifs de la société de portage sont :

  • La simplicité et surtout la possibilité de vous concentrer pleinement sur votre activité sans vous occuper de toute la partie administrative.
  • La sécurité puisque vous obtenez un statut de salarié de la société de portage. Ainsi, vous profitez de l’assurance chômage, du régime général et d’une responsabilité civile.
  • Parfois, certaines entreprises préfèrent faire appel à des portés qu’à des auto entrepreneurs.
  • Certaines sociétés de portage proposent des formations ou des ateliers de rencontres et de networking.

Bien sûr, il existe des inconvénients au portage salarial (ce serait trop beau) :

  • Le plus gros inconvénient (et le seul, quasiment): le portage salarial n’est pas gratuit. Généralement, vous devez payer environ 10 % de vos honoraires facturés. À cela, ajoutez les cotisations salariales, les cotisations patronales et finalement les impôts. Vous vous retrouvez avec un revenu final égal à 50 % de votre chiffre d’affaires environ.
  • Il peut arriver aussi qu’une société de portage refuse votre mission, sous prétexte que votre client est un particulier. De plus, certaines entreprises de portage peuvent aussi vous refuser certaines missions avec un montant de facturation trop faible.

 

Verdict : auto entrepreneur ou portage salarial ?

Me concernant, j’ai longtemps réfléchi entre ces deux statuts. Avant de me lancer, j’ai discuté avec bon nombre de professionnels qui sont soit auto entrepreneurs, soit portés, soit les deux (on les appelle les auto entrepreneurs portés ou les auto entrepreneur en portage salarial). Car, rien n’empêche d’être auto entrepreneur et de faire appel à une entreprise de portage salariale en même temps.

Cela dit, mon choix s’est fait sur le statut d’auto entrepreneur pour commencer mon activité. Le coût du portage salarial me parait trop élevé pour être réellement intéressant. Dans ce cas, ne vaut-il pas mieux créer une entreprise sous un statut plus classique ? C’est une question que je me poserai d’ici quelques années, lorsque les bénéfices de l’ACCRE seront terminés.

En attendant, le statut d’auto entrepreneur me convient plus que le portage salarial puisqu’il me permet tout simplement d’avoir plus d’argent dans la poche à la fin du mois (c’est le but, avouons-le). À côté, je fais mon possible pour placer mon argent afin d’anticiper les coups durs si besoin. J’utilise aussi la mutuelle de mon amie qui travaille dans une grosse entreprise (vous pouvez aussi conserver la vôtre). Reste la question de la complémentaire retraite qui est un des plus gros points noirs du statut d’auto entrepreneur…

 

Ceci étant dit, vous pouvez tout à fait commencer par vous lancer en tant qu’auto entrepreneur et commencer votre activité ainsi. Si vous le désirez, profitez-en pour vous renseigner sur les différentes sociétés de portage salarial proches de chez vous. Généralement, les inscriptions sont gratuites et vous ne les payez que si vous leur envoyez des factures. Vous n’avez donc rien à perdre.

Et vous, que préférez-vous ? Auto entrepreneuriat ou portage salarial ?

Comment réussir à ne pas faire de prospection en freelance ?

La prospection est pour beaucoup de freelances un véritable calvaire. En effet, lorsque nous parlons de prospection, nous pensons tout de suite au fait de prendre son bottin et son téléphone pour appeler les entreprises une à une. Certains utilisent aussi les emails pour démarcher les entreprises qui les intéressent.

Aujourd’hui, les choses ont changé et de nombreux outils nous aident à ne jamais prospecter. Faisons le point.

À savoir : les techniques que je vous propose dans cet article, je les ai expérimentées. Je n’ai pas la volonté de me placer en tant qu’expert de la prospection. J’ai juste envie de partager les techniques qui fonctionnent et celles à éviter.

 

Trouver des clients par les réseaux sociaux, c’est possible ?

La première chose qui m’est venue en tête lorsque j’ai commencé mon activité, c’est de mettre à jour mon profil sur les différents sociaux professionnels.

Me concernant, je n’utilise pas Facebook ni Google +. Je suis, par contre, assez actif sur Viadéo, Linkedin et Twitter. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai du mal à voir Facebook comme un réseau pour professionnels. C’est marrant pour raconter sa vie ou faire du SAV si on travaille en BtoC, mais pas pour échanger entre professionnels. Pour Google+, personne n’y est donc je ne vois pas l’intérêt non plus.

Concernant Linkedin, Viadéo et Twitter, je les utilise pour différentes raisons :

  • Pour faire ma veille: en suivant les bonnes personnes et en étant dans les bons groupes, je trouve un grand nombre d’informations pertinentes.
  • Pour faire des rencontres professionnelles et semi-professionnelles: en contactant des personnes de mon secteur d’activité, je vais souvent boire un verre ou déjeuner. Bien que ce type de rendez-vous ne soit pas purement commercial, ce peut être un bon moyen de se faire connaitre au début.
  • Pour partager mes publications et certains articles intéressants.

Pour le moment, je n’ai trouvé qu’un seul client grâce aux réseaux sociaux. Toutefois, ils m’ont permis de faire de belles rencontres.

En débutant, j’étais très actif sur Viadéo et peu sur Linkedin. En effet, je cherchais un réseau social professionnel français. En discutant et en suivant l’actualité, je me suis rendu compte que Viadéo commence à s’écrouler, petit à petit. Résultat : je passe maintenant autant de temps sur l’un et sur l’autre.

 

Le blog, ça marche vraiment ?

Étant Rédacteur Web, je me devais de créer mon propre blog. Écrire pour les autres, c’est bien, mais écrire pour soi, c’est quand même mieux. Donc, pour moi, le blogging était véritablement un passage obligé.

Ce qui est bien avec le blog, c’est que, s’il est alimenté régulièrement, il donne un certain poids à votre expertise. En effet, en écrivant des articles sur votre thématique, vous apportez des preuves de votre expertise et de vos compétences sur celle-ci. De plus, si vous publiez régulièrement, votre blog prendra de plus en plus de valeur dans le temps ; générant ainsi plus de visites donc, potentiellement, de clients qui peuvent vous contacter.

Attention toutefois : alimenter un blog prend énormément de temps. De plus, il vous faut avoir assez de sujets à traiter pour l’enrichir, année après année. Si ce n’est pas le cas, vous allez vous épuiser pour rien à écrire des articles inutiles qui ne vont pas vous générer de business.

Se lancer dans une activité de blogging est un projet qui se réfléchit sur le long terme. Mais, si vous vous en donnez les moyens, votre blog peut vous rapporter très gros.

 

Et le networking, doit-on y passer du temps ?

Récemment, je me suis rendu à un salon. J’y ai assisté à quelques conférences qui ne m’ont apporté aucune information intéressante. J’en ai aussi profité pour faire une séance de networking. Sur cette séance rapide de 30 min, j’ai récupéré 2 contacts, dont un qui a mené à une collaboration à long terme. L’autre est encore en attente.

30 min pour signer un contrat : c’est un bon résultat. D’ailleurs, j’avoue que je ne m’y attendais pas. Ainsi, je me suis rendu compte que le networking est réellement ce qu’il y’a de plus efficace pour générer du business.

C’est une activité sympa et rentable qui ne demande pas un gros investissement, comparé aux autres. En effet, être actif sur les réseaux sociaux ou écrire des articles nécessite énormément de temps par semaine. De plus, le networking se fait généralement de façon plutôt décontractée, lors de petits-déjeuners, de déjeuners ou d’apéros après une journée de travail.

Et si vous ne générez pas de business sur le moment, vous remplissez au moins votre carnet de contacts. Il m’arrive d’ailleurs de recevoir des appels de personnes que j’ai rencontrées il y’a plusieurs mois pour me proposer une mission.

S’il n’y avait qu’une seule chose à faire pour trouver des clients, priorisez le networking.

 

Quelques astuces pour prospecter de façon active et efficace.

Par prospection active, je ne parle pas de prendre son téléphone ou de faire des mails. Pour moi, ce sont des techniques d’un ancien temps qui ne sont pas rentables. L’investissement en temps (ou en argent) ne vaut clairement pas le coup.

Ce qui m’a rapporté quelques missions, c’est tout simplement de répondre aux offres d’emploi. Après avoir ciblé différents sites intéressants, je reçois tous les jours les nouvelles offres par email. J’y réponds tout le temps. Cela ne me prend pas plus de 10 min pour un résultat qui peut être très intéressant.

De ma propre expérience, il ne sert à rien de répondre aux offres d’emploi autres que freelances. Aucun envoi de candidature pour des offres d’emploi en CDD ou en CDI ne m’a généré du business jusque-là. Idem pour les offres de stage. Certaines personnes m’ont dit que ça marchait. J’avoue avoir encore quelques doutes sur la question.

 

Pour éviter la prospection, choisissez vos missions.

Cette affirmation peut surprendre, mais, en effet, je vous conseille de refuser les missions qui vous semblent peu intéressantes.

Notre temps n’est pas infini. Et parce qu’une journée dure 24 h, il est impossible de dire oui à tout. Calculez précisément le tarif horaire sous lequel vous n’êtes pas prêt de descendre. Et surtout, choisissez de préférence des missions longues.

Prenez donc le temps de réfléchir afin de définir précisément ce qui rend une mission intéressante ou non. Et surtout, évitez autant que possible de ne travailler que pour 1 ou 2 clients. Même si vous arrivez à vous sortir, le jour où la collaboration s’arrête, vous allez tomber de très haut.

 

Finalement, je pense que le plus important pour vous éviter de prospecter est tout simplement de ne pas avoir besoin de prospection. Je veux dire par là de ne pas se lancer sans avoir au préalable trouvé des clients qui vous permettent de commencer votre activité avec sérénité. Si vous avez un emploi stable, restez-y. Dès que vous entendez parler d’opportunités intéressantes, proposez vos services. Au moment où vous êtes capable de vous lancer sans avoir le couteau sous la gorge, foncez. Ensuite, vous n’aurez qu’à accepter les missions qui se présentent, au fur et à mesure, sans vous presser. Une fois cette première étape franchie, les clients viendront tout seuls. D’ailleurs, le bouche-à-oreille reste encore aujourd’hui le meilleur moyen de dénicher des clients.

Et vous ? Comment trouvez-vous vos clients ?

Temps de travail d’un entrepreneur : est-on obligé de sacrifier notre vie privée ?

La semaine dernière, j’ai pris un peu de mon temps pour me rendre à l’édition 2016 du Salon de l’Entrepreneur. J’y ai assisté à quelques conférences. L’une d’elles m’a particulièrement interpellé. En effet, l’orateur (un consultant en entrepreneuriat) nous disait que pour devenir entrepreneur, il fallait sacrifier sa vie privée.

Avec cette hypothèse en tête, j’ai envie de revenir sur le temps de travail d’un entrepreneur. Je vous préviens : je vais vous raconter ma vie.

 

Le temps de travail d’un entrepreneur : effectif et non-effectif.

Je vais volontairement passer sur la célèbre phrase : quand on aime, on ne compte pas ses heures. Cela vaut pour le début de l’activité. Mais, à un certain moment, il y’a certaines tâches répétitives qu’on a de plus en plus de mal à réaliser. Et là, croyez-moi que vous comptez vos heures. Par contre, il y’a d’autres tâches bien plus intéressantes que nous faisons avec plaisir. Et c’est sur ces tâches que vous devez vous concentrer.

Je vais vous parler de mon exemple. En comptant mon temps de travail effectif (l’écriture de texte), je pense que cela me prend, au maximum, 6 h par jour (je suis large). C’est le temps qu’il me faut par jour pour vivre décemment. Au delà, c’est du bonus.

L’autre partie de ma journée sera consacrée à des activités non rémunératrices, mais nécessaires. J’y inclue la prospection et les tâches administratives.

Concernant la prospection, je n’utilise pas de méthodes conventionnels (téléphone ou email). Je passe du temps à faire du networking afin de rencontrer de nouvelles personnes. Et j’aime ça. Donc, même si cela m’arrive de rentrer à 22 h un soir, je ne prends pas vraiment ça pour du travail. Pour moi, c’est juste un moment passé à prendre un verre avec un inconnu. Qu’il devienne ensuite mon client ou un partenaire, cela m’importe peu. C’est un moment qui me permet de sortir de mon quotidien. En fait, je ne compte pas vraiment le temps passé à rencontrer des personnes. Ce n’est pas du travail pour moi.

Concernant l’administratif, vu que c’est une tâche que je déteste (comme beaucoup de monde, j’imagine), je m’arrange pour le faire devant la télé pour gagner du temps. Ainsi, vu que ces tâches ne demandent pas une grande concentration, je peux regarder un film ou une émission qui me plait et optimiser mon temps.

 

Le temps de travail d’un entrepreneur : une question d’organisation.

D’ailleurs, afin de travailler le moins possible, je me suis créé un emploi du temps assez strict. Cela pour me permettre de me laisser mes soirées et mes week-ends (chose que je me suis promise en lançant mon activité). J’aime sortir le soir, jouer aux jeux vidéo, me poser devant une série et je m’oblige à garder un peu de temps pour faire du sport. Sans un minimum d’organisation, c’est mission impossible.

La première chose qui m’est venue en tête : calculer mon taux horaire afin d’être toujours rentable. Cela me permet de savoir combien je gagne et combien d’heures je peux travailler par jour (avec le statut d’auto entrepreneur, je suis pour le moment plafonné). Ainsi, je commence à 8 h, je m’arrête à 13 h, je recommence à 14 h et je termine à 18 h/19 h en fonction de mon activité. Et cela, tous les jours. Le matin est tout le temps consacré aux parties les moins passionnantes de mon activité ; l’après-midi, à des choses moins fatigantes intellectuellement ou plus stimulantes. Dans ces plages horaires, je m’octroie régulièrement des pauses de 10/15min.

Ensuite, en tenant un agenda, je m’organise pour ne pas être débordé et surtout, pour ne pas oublier une tâche importante. Ce rituel m’incite à être régulier et à ne pas me laisser dépasser. Vu que je travaille de chez moi, c’est un exercice obligatoire qui me permet de ne pas me laisser aller à faire autre chose que travailler (plus difficile en fin de semaine, je dois l’avouer). Je sais ce que j’ai à faire tous les jours et je m’arrange pour qu’à la fin de journée, toutes les tâches soient réalisées.

J’ai eu le cas d’un ami qui s’est totalement laissé dépasser par son statut de freelance. En étant à la maison, il faisait tout à part travailler (ou un minimum). Un jour, son client s’en est rendu compte et il a fallu qu’il rattrape tout son travail sur une courte période, générant encore plus de stress et diminuant drastiquement les heures de sommeil. Résultat : il est aujourd’hui revenu au salariat.

 

Le temps de travail d’un entrepreneur : tout est question de son activité.

En fait, je me considère plutôt comme un entrepreneur opportuniste. Je n’ai pas d’idée géniale. Je travaille comme avant, mais je le fais à mon compte. Je sais que mon activité fonctionne et qu’il y’a un marché puisque je l’ai testé en tant que salarié.

A ce titre, je me compare à un autre ami, futur entrepreneur, qui se lance à partir d’une idée (géniale, soit dit en passant). Il galère et bosse comme un fou pour des résultats qui tardent à se montrer. C’est ce type d’entrepreneur que je trouve courageux : les personnes qui prennent énormément de risques pour créer leur projet à partir d’une idée qui les passionne. Ce n’est pas mon cas.

Me concernant, j’ai préféré me lancer avec mes clients. Ainsi, en tant qu’auto entrepreneur, j’atteins déjà le plafond lié à ce statut dès la première année. Cela m’évite d’avoir le couteau sous la gorge et de travailler plus qu’il ne faut, pour pas grand-chose. De plus, cela me permet d’accepter des missions rentables (pas de missions mal payées qui m’épuisent mentalement et physiquement).

Grâce à cela, je prends mon temps pour chercher de nouveaux clients. Je choisis mes missions et je travaille sur des sujets que je connais et que j’aime. Mon objectif à terme : ne plus avoir du tout l’impression de travailler.

 

Pour conclure.

Quand j’entends des personnes dire que les entrepreneurs n’ont pas de vie, je rigole intérieurement en me disant qu’ils se trompent. Je passerai sur le fait que monter son propre projet est une expérience si enrichissante que je fais mon possible pour ne jamais avoir à revenir au salariat. La seule chose que je peux vous conseiller pour éviter d’avoir à trop travailler au quotidien et vous épuiser rapidement : testez votre projet avant, en étant salarié. Ne vous lancez pas directement.

Surtout que, dans le secteur du web, nous avons la chance de ne pas avoir à réaliser énormément d’investissement. Donc, laissez le temps à votre entreprise d’évoluer à son rythme. Le but : pouvoir avoir assez d’argent pour vivre sans être obligé de sacrifier votre vie privée et familiale.

En réalité, tout dépend de la somme que vous souhaitez vous verser tous les mois. Tout dépend aussi de la façon dont vous souhaitez faire évoluer votre activité.

Faire appel à des investisseurs = gros stress et grosses charges de travail, mais résultats rapides et importants. Faire évoluer son entreprise sans aide financière extérieure est, selon moi, moins stressant. C’est aussi moins rentable.

À vous de voir en fonction de vos objectifs.