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Tout ce que peut vous apprendre la série Silicon Valley sur l’entrepreneuriat.

Pour la première fois sur ce blog, nous allons parler de série.

Eh oui, c’est un peu surprenant. Pourtant, je vous ai trouvé une petite pépite que vous vous devez de connaitre si ce n’est pas déjà le cas.

Je veux parler de la série Silicon Valley.

Diffusée sur HBO depuis 2014, elle est encore en production aujourd’hui. Nous attendons la 4e saison qui devrait arriver en 2017.

Nous y suivons la vie de la start-up Pied Piper qui a pour objectif de révolutionner le secteur des logiciels de compression à l’aide d’un algorithme surpuissant.

Vous comprenez donc que Silicon Valley va nous parler d’entrepreneuriat.

Je vous donne toutes les raisons de suivre cette série, aussi drôle qu’intéressante.

 

Une série comique avant tout

C’est un fait : les Américains sont des génies en termes de séries comiques. Nous pouvons dire ce que nous voulons et critiquer le fait que nous sommes envahis de films et séries américains. Pourtant, ils ont le don de nous pondre des histoires passionnantes sur des sujets qui ne se prêtent pourtant pas à rire (ici le monde de l’entreprise).

Ainsi, nous mettons de côté la bande de potes (style Friends ou How I Met Your Mother) pour suivre des personnes qui se lancent dans la création d’une start-up dans la Silicon Valley.

Que ce soit dans la psychologie des personnages, dans les nombreuses situations proposées ou dans le déroulement de l’histoire, le ton est léger et décalé.

Et ça fonctionne !

 

Silicon Valley est caricatural…

Ce qui est drôle dans Silicon Valley, c’est cette caricature cynique et désabusée de l’entrepreneuriat américain.

Que ce soit pour nous amuser ou pour dénoncer un système avec de nombreuses faiblesses : la caricature est présente dans chaque épisode.

Parfois, c’est flagrant (l’entreprise Hooli ou l’avocat de Pied Piper). D’autres fois, c’est plus discret.

Dans tous les cas, la série frappe souvent juste.

 

… Mais quand même réaliste

Faire de la caricature sans tomber dans l’excès est un exercice difficile.

Et Silicon Valley s’en sort plutôt bien.

Il est vrai que certains dialogues sont un peu graveleux. Certains rebondissements sont aussi parfois tirés par les cheveux.

Surtout quand les personnages se mettent dans des situations stupides par simple maladresse.

D’ailleurs, le pitch même de la série qui donne au héros le choix entre vendre son invention pour des millions de dollars ou faire appel à des investisseurs pour monter son entreprise (et toucher bien plus ensuite) est assez peu crédible.

À sa place, qui aurait choisi de ne pas céder à l’appât du gain ? Surtout qu’avec ces millions d’euros, il est ensuite facile de se lancer sur un autre projet et espérer décrocher le jackpot.

C’est le syndrome des séries qui doivent nous accrocher pendant de longues heures de visionnage. Sans ces situations bizarres, pas de série. Nous le savons bien.

Donc, nous passons sur ces quelques petits défauts pour nous concentrer sur la qualité de l’écriture et le déroulement de l’histoire dans son ensemble.

Et finalement, on y croit. L’intrigue est cohérente et crédible.

 

Un format d’épisode court

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, j’en ai marre de ces séries à rallonge. J’en ai marre de devoir me taper des dizaines de saisons de 24 épisodes de 50 min.

Je le faisais plus jeune, mais maintenant, je n’ai plus le temps (ni l’envie). Et qui dit saisons longues dit aussi de nombreuses lenteurs.

Il y’a de nombreuses séries que j’ai lâchées pour ça. L’histoire commençait bien avant de s’essouffler au fur et à mesure que les scénaristes tirent sur la corde.

Avec ses trois saisons d’une dizaine d’épisodes (8, 10 et 10) d’une trentaine de minutes, Silicon Valley se regarde bien. Personnellement, je profite de ma pause du midi pour visionner 2 épisodes à la suite.

Une quatrième saison est en cours de production. J’espère juste qu’ils pourront s’arrêter au bon moment.

 

Une galerie de personnages attachants

Une série n’est rien sans ses personnages. Et d’ailleurs, c’est ça le génie des scénaristes de séries : nous proposer des portraits d’hommes et de femmes auxquels on s’attache.

Peu importe leurs qualités et leurs défauts, nous pouvons nous identifier à eux, au moins sur certains points.

Silicon Valley ne déroge pas à la règle.

Tous les personnages sont intéressants, à leur manière.

Nous avons tout d’abord Richard Hendricks (le créateur de Pied Piper) qui est un développeur de génie, mais renfermé sur lui-même et mal à l’aise en public.

À l’opposé, il sera épaulé par Erlich Bachman, le gestionnaire de leur incubateur, aussi narcissique que vulgaire.

Nous avons aussi les deux développeurs, Bertram Gilfoyle (un sataniste cynique et nihiliste), Dinesh Chugtai (la caricature même du développeur) ainsi que Donald Dunn (surnommé Jared) qui aide Richard Hendricks à piloter son entreprise.

Sans oublier un de mes personnages préférés : Gavin Belson, le CEO de Hooli, aussi puissant que ridicule et manipulateur (un vrai personnage de théâtre comique).

Voici pour les principaux protagonistes. En parallèle, nous découvrons des personnages qui apparaissent moins souvent, mais tout aussi drôles : de Nelson Bighetti (Big Head) à Peter Gregory (malheureusement décédé avant la saison 2).

Ce sont eux qui nous donnent envie de continuer la série.

 

Parce que ça parle d’entrepreneuriat

Et finalement, la raison principale pour que je parle de Silicon Valley sur mon blog : la série traite avant tout d’entrepreneuriat.

Dès le départ, le médecin de Richard donne le ton en lui disant qu’il avait fait une erreur de refuser les millions d’euros pour préférer monter sa boite.

Là, on sent que la vie de ce pauvre Richard ne va pas être de tout repos.

Lui qui n’a jamais connu le monde de l’entreprise, il va devoir :

  • Créer un business plan ;
  • Faire des appels de fonds auprès d’investisseurs (la séquence est d’ailleurs à mourir de rire) ;
  • Pitcher son projet devant un public ;
  • Multiplier les salons ;
  • Embaucher et licencier(avec créations de contrats) ;
  • Faire des conseils d’administration ;
  • Se battre pour conserver son poste de PDG ;
  • Etc.

En somme, tout ce vit un entrepreneur d’une start-up grandissante.

À cela, on rajoute quelques concepts typiquement entrepreneuriaux tels que la matrice SWOT ou les méthodes agiles (dont la méthode Scrum).

Soit les scénaristes sont des entrepreneurs, soit ils se sont bien renseignés.

Dans tous les cas, si vous cherchez une série de qualité sur l’entrepreneuriat, je vous conseille fortement Silicon Valley.

Tout n’est pas à prendre au premier degré (heureusement d’ailleurs), mais le propos est intelligent et l’histoire passionnante.

En bref, une petite pépite à voir absolument !

Si vous l’avez déjà vu, qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous vous êtes reconnus dans certaines situations et/ou certains personnages ?

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