Les méthodes white hat sont-elles les meilleures techniques de référencement web ?

White hat, black hat, grey hat : quelle technique SEO faut-il préférer ?

Savez-vous que le milieu de web et, plus précisément, le monde du webmarketing et du SEO est en proie à une guerre sans merci ?

Une guerre du bien contre le mal où chaque camp passe son temps à défier l’autre afin d’assurer sa suprématie. Et au milieu, un troisième protagoniste utilise les armes des uns et des autres pour essayer d’exister aussi.

Bon, j’exagère un peu, mais je pense que vous avez compris que nous allons parler du black hat, du white hat et du grey hat.

Qu’est-ce que c’est et comment les différencier ?

Cet article pour vous éclairer.

 

Commençons par les « méchants » : le black hat.

Sont considérées comme black hat toutes les techniques qui utilisent les failles de nos gentils moteurs de recherche pour mieux positionner vos pages web sur ces derniers. Oui, on peut dire que c’est de la triche. Mais, les faits sont là : le black hat a permis à de nombreux sites de se propulser afin d’atteindre des hauteurs vertigineuses en très peu de temps.

Cela montre la puissance du black hat : en utilisant les bonnes méthodes de référencement, vous deviendrez les rois du monde en un temps record.

Par contre (parce que sinon ce serait trop beau), si vous vous faites prendre, préparez-vous à subir une chute en piquée de votre indexation, donc de votre référencement Google.

À cause de cela, le black hat se révèle être dangereux à manipuler. En effet, avec les différentes mises à jour de Google Panda et Google Penguin, le géant du web s’est doté d’armes efficaces contre certains procédés jugés malveillants. Il devient donc de plus en plus facile pour lui d’analyser et de mettre en évidence des choses bizarres sur votre site web.

Parmi les techniques de black hat les plus connues, il y a :

  • Le fait de truffer votre texte de mots-clés ;
  • L’utilisation d’ancres suroptimisées ;
  • La création de sites satellites ;
  • La volonté de cacher des liens et mots-clés dans le code de votre page (la célèbre technique du cloaking qui consiste à présenter une page X aux internautes et une page Y aux moteurs de recherche).

 

Deuxième camp en lice : le white hat.

Le white hat, quant à lui, symbolise le « camp des gentils ». Contrairement à son opposant qui possède une vision à court terme, le white hat se fiche des résultats rapides. Il a le temps car il sait, qu’au final, il sera toujours le plus fort. Ses devises : « lentement mais sûrement » et « tout vient à point à qui sait attendre ».

Pour les adeptes du white hat, tout ce qui compte, c’est que leur site plaise aux internautes. En effet, en rendant les visiteurs contents, le site ou le blog attirera plus facilement l’attention des moteurs de recherche. La suroptimisation, c’est pas leur truc.

Le white hat pense avant tout aux internautes en faisant son possible pour proposer du contenu pertinent et une technique au top.

Évidemment, le spécialiste en white hat n’utilise aucun outil de création de contenus automatiques. Il doit suer pour arriver à ses fins. Mais quand il y arrive, le résultat en vaut la chandelle puisqu’il sera difficile pour ses concurrents de détrôner un site bien placé dans les SERP grâce à des techniques white hat.

D’ailleurs, peut-on parler de techniques white hat ? Oui et non. Oui, car il y’a un aspect technique qu’il faut maîtriser (le remplissage des balises meta, la mise en place d’un bon maillage interne ou le fait de proposer une image cohérente avec le texte, entre autres). Et non, car finalement, le white hat, c’est simplement du bon sens.

En réalité, le white hat consiste à proposer à ses visiteurs une excellente expérience utilisateur en leur montrant que vous n’avez rien à cacher. Et, évidemment, cela a bien plus d’impact sur votre notoriété et votre référencement à long terme.

 

Et entre les deux : le grey hat.

Parce que le monde n’est pas si manichéen que ça, il existe aussi un autre camp : le grey hat. Ni bon, ni méchant, le grey hat est le fait d’utiliser conjointement des techniques de white hat et de black hat.

(petite parenthèse humoristique : ça me fait penser à chaque fois au célèbre sketch Télémagouilles des Inconnus.)

Mais revenons à notre cher web et au grey hat. Si vous souhaitez optimiser une page, mais que vous voulez aussi en améliorer l’expérience utilisateur, vous faites du grey hat.

Par exemple, en écrivant un texte à partir d’un mot-clé et en le plaçant stratégiquement tout en pensant à fournir un contenu riche et pertinent, vous faites du grey hat. Surtout si vous jouez sur la présence ou non de stop words.

De plus, si vous êtes partisan de l’échange de liens entre sites, vous faites aussi du grey hat (après, tout dépend de la qualité de votre maillage externe).

En réalité, si vous jouez avec les règles du white hat mais que vous voulez franchir de temps en temps la barrière pour aller voir si l’herbe est plus verte du côté du black white, vous faites du grey hat. Et il ne faut pas se leurrer, c’est ce que nous faisons tous.

 

Black hat, white hat, grey hat : que choisir ?

Le robot Google en charge de l’analyse des pages web est un petit programme qui parcourt automatiquement internet. N’étant pas humain, il est toujours possible de lui trouver des failles qui marcheront à coup sûr pendant un certain temps. Par contre, au fur et à mesure, son algorithme devient de plus en plus évolué et intelligent, afin de dénicher les utilisateurs de black hat.

Cela dit, si vous avez d’excellentes connaissances techniques, vous pouvez tout à fait vous tourner vers le black hat. Par contre, vous devez être prêt à changer des éléments de votre site web 24/24 h et 7/7 j. En effet, le black hat est intéressant tant vous ne vous faites pas prendre. Si Google se rend compte que vous trichez, je vous laisse lire les témoignages des personnes qui ont subi une pénalité du géant californien. Votre site peut être désindexé des SERP du jour au lendemain. Et ça, ça fait mal.

De l’autre côté, le white hat nécessite énormément de temps pour voir apparaitre les premiers résultats. Temps que certains entrepreneurs n’ont pas. Car, en effet, le white hat demande un gros investissement au quotidien pour fournir des contenus uniques, pertinents et originaux et pour proposer un site propre.

Ceci étant dit, si vous avez le temps ou l’argent, je ne peux que vous inciter à rester du bon côté de la Force.

 

En réalité, l’essentiel est de mixer les deux intelligemment afin d’équilibrer white hat et black hat. Ainsi, vous gagnerez rapidement des places dans les SERP tout en fournissant aux internautes et aux robots des pages qualifiées.

De toute façon, dites-vous bien que les techniques de black hat ne sont possibles que sur du court terme. Avec l’obligation de retravailler souvent votre site ou blog d’entreprise pour lui éviter d’être sévèrement pénalisé.

En utilisant le white hat, vous mettez du temps à voir des résultats. Mais vous êtes sûr de garder un site propre, sans duplicate content ni suroptimisation d’URL et utilisation intensive de mots-clés (longue traine ou non). De plus, vous augmenterez la durée de vie de vos pages.

À vous de voir ce que vous préférez : des techniques à court terme nécessitant un suivi régulier et de nombreuses modifications ou une méthode longue qui vous offre de solides résultats sur le long terme.

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